about thirty

Je viens de passer le cap de la trentaine : avide de vie, je compte bien la remplir d'expériences novatrices hétéroclites, des plaisirs simples de la vie aux expériences plus surprenantes. Je compte bien livrer mes impressions sur cette tranche de moi, dans une succession d'articles tantôt graves, tantôt légers, selon l'humeur du moment...

18 avril 2007

Votez pour moi ! Embauchez moi !

Alors que certains battent la campagne pour ne pas perdre la leur, à l’aube de ces élections tant attendues, j’ai décidé de démissionner tout prochainement pour passer à autre chose.
« Quel rapport ? », me demanderez-vous à juste titre.
A priori aucun, certes, mais une campagne électorale et une recherche d’emploi ont plus de points communs que vous ne pourriez l’imaginer :
Il faut s’armer de patience dans l’attente de réponses, comme de signatures ou de sondages d’opinion.
Bien s’entourer pour être stimulé et aidé dans les démarches, comme on s’adjoint une équipe de campagne.
Rédiger CV et lettres de motivation pertinents, comme on élabore un programme politique clair et fiable.
Garder un moral à toute épreuve dans les critiques et les échecs, comme pour les discours ratés ou les interviews mal abordées.
Toujours savoir de quoi on parle, même quand le sujet n’est pas dans notre sphère de prédilection, tant dans le secteur d’activité particulier d’une entreprise que face à des questions pointues de spécialistes de tous domaines.
Se connaître, savoir valoriser ses points forts et isoler ses points faibles, pour rassurer et convaincre l’employeur comme la nation.
Garder le sourire envers et contre tout, parce que c’est une image positive que nous voulons laisser au recruteur, comme aux électeurs.
Se fixer des objectifs croissants, se motiver sur les petites victoires, de coups de fil intéressés en entretiens, de citoyens indécis en intentions de vote.
Rester ouvert au dialogue, à la négociation, aux concessions, pour parfois revoir certaines de ses aspirations professionnelles ou politiques momentanément à la baisse.
Savoir observer les gens et la société, rester à l’affût de l’actualité et des problèmes pour être en mesure de proposer des solutions adaptées à l’entreprise ou à l’Etat.
Hiérarchiser les priorités, opter pour l’envoi de candidatures spontanées plutôt que pour la visite de nos blogs préférés, comme délaisser le week-end en famille au profit de la tournée des marchés de Province.
Aller à la rencontre de ceux qui nous choisiront peut-être, même s’ils ne nous attendent pas, pour tenter de les persuader de nous embaucher ou de soutenir notre candidature.
Ne pas se laisser intimider par la concurrence, même si elle est rude et impitoyable, prête à tout pour obtenir un poste ou un mandat.
Avoir conscience que quand on est une femme, avec des enfants de surcroît, la tâche est plus difficile dans un univers professionnel comme politique dirigé encore majoritairement par des hommes.
Faire des promesses de réalisations ou mesures que l’on s’efforcera de tenir au plus vite, pour faire nos preuves et conforter le choix de notre embauche/élection.
Pour la campagne, il y a des échéances fixées légalement ; pour la recherche d’emploi c’est nous qui nous en fixons, des psychologiques, et des matérielles malheureusement aussi.
Les présidentielles, c’est dimanche pour le premier tour, et le 6 mai prochain sans doute pour le second, tandis que mon nouvel emploi commencerait idéalement entre juillet et septembre.
Quelques candidats ont déjà une bonne expérience de la politique pour avoir exercé des fonctions aux portes de leur rêve, tandis que je connais la gestion, l’administration des ventes ou le marketing pour les avoir pratiquées dans différentes sociétés.
L’élu(e) prendra ses fonctions à l’Elysée à Paris, et moi c’est en Drôme-Ardèche que je souhaite les exercer.
Je sais déjà pour qui je vais voter, mais pas encore pour qui je vais travailler.
Et vous, vous me verriez faire quoi ? De la politique ?

PS : Si par le plus grand des hasards (ou pas), un recruteur passe par ici et, coïncidence heureuse, est intéressé par mon profil (gauche ou droit, peu importe), il pourra obtenir de plus amples informations en me contactant à cette adresse.

03 avril 2007

Oui-Oui et le développement durable

"C’est un jour paisible de mars au pays des jouets, le soleil brille sans l’ombre d’un nuage, les oiseaux chantent un hymne à la douceur régnante et aux arbres en fleurs qui n’ont pas eu à supporter le poids de la neige cet hiver.
Oui-Oui a troqué au garage de M.Lapompe son sympathique taxi contre un gentil véhicule à carburant écologique, pour ne plus encombrer de dioxyde de carbone l’air qu’il respire.
Ses livraisons, comme 40 % de nos trajets en voiture, s’effectuent dans un rayon de 2 km de sa maisonnette, alors quand il a appris que le premier kilomètre consommait 50 % d’essence en plus, et au vu de ses arrêts fréquents, il a pris l’initiative de changer ses habitudes.
Après une douche tiède et rapide fournie par son chauffe-eau solaire, il enfile sa légendaire tenue rouge et bleue parfumée par le savon de Marseille et séchée au grand air.
Un bruit à l’extérieur, c’est Zim le chien coquin de Mirou qui gratte à la porte : Oui-Oui doit rejoindre son amie à l’épicerie de Mélissa, qui ne leur propose que des gâteaux aux fruits de saison, pas ceux qui arrivent de pays lointains hiver comme été dans de gros avions pleins de kérosène.
En sirotant un grand verre d’eau du robinet, plus économique et écologique qu’en bouteille, Mirou lui raconte son projet de construction d’une école au pays du soleil.
Oui-Oui est enthousiaste et propose d’y participer en collectant jouets, livres, vêtements et médicaments auprès des habitants de Miniville.
Il va d’ailleurs en parler de ce pas à son ami Potiron, à qui il doit justement aller livrer un bien étrange colis.
Arrivé à destination, il frappe à la porte de la maison-champignon mais personne ne répond, alors il fait le tour et trouve le nain affairé au jardin.
Il prépare les semences à planter, qu’il entretiendra sans insecticide, mais en utilisant plutôt des organismes vivants comme les coccinelles, et qu’il arrosera raisonnablement grâce à l’eau de pluie récupérée dans un bac profond prévu à cet effet.
Oui-Oui est curieux de connaître le contenu du paquet, et c’est de nouveau un gros bac de plastique recyclé que Potiron dévoile, pas pour collecter l’eau des averses celui-là, mais pour y déverser les déchets alimentaires.
Potiron lui explique que, grâce aux vers de terre qu’il contient, ce composteur permet de transformer 40% du contenu de la poubelle d’une famille de 6 personnes en engrais, et que c’est d’autant plus important que chacun jette en moyenne 360 kg de déchets par an.
Oui-Oui lui soumet l’initiative de Mirou, laquelle réjouit Potiron, qui l’invite à l’accompagner au hangar voisin.
Il a travaillé justement avec M.Lapompe et M.Jumbo à l’élaboration d’un système révolutionnaire d’adoucissement de l’eau salée, qui pourrait permettre d’apporter eau potable et irrigation au pays du soleil.
Mais où est donc passée la précieuse invention ?
Ce sont sûrement ces brigands de Finaud et Sournois qui l’ont volée pour aller la vendre au pays des pollueurs, un de ceux qui ont refusé de signer le protocole de Yo-yo sur les gaz à effets de serre, qui pourrait en tirer profit.
Mais ce n’est pas à Mademoiselle Ouistiti qu’on apprend à faire des grimaces : alors qu’elle voulait faire une farce à M.Culbuto en le poussant très fort, elle a vu les deux chenapans sortir du hangar avec la machine de Potiron, et M. le Gendarme ne tarde pas à les attraper et les envoyer en prison.
Pour fêter ces bonnes nouvelles, Oui-Oui décide d’organiser une grande fête de la solidarité, où ses amis pourront déguster de bons fruits et légumes biologiques en échange de leurs dons pour le projet d’école.
C’est ainsi que le soir-même, à la lueur des lampes gorgées de l’énergie solaire de la journée, les habitants de Miniville se retrouvent et s’engagent à aider Mirou dans la construction du bâtiment en l’accompagnant tous par le train du lendemain."

Ce pourrait être le scénario d’un épisode du dessin animé à montrer aux plus jeunes en cette semaine du développement durable, ou celui du monde que nous aimerions leur rendre.

« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »
Saint-Exupéry