...Pour pouvoir faire mon numéroooooooo…
J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les vocations, j’enviais ceux qui dès l’enfance savaient ce qu’ils voulaient faire plus tard.
Certains, par une sorte de logique héréditaire, aspiraient au métier pratiqué de père en fils dans leur famille depuis des générations, et d’autres avaient eu ce déclic incroyable qui les poussait vers une voie presque inconnue, mais avec une certitude passionnée.
Et c’est presque sans surprise qu’on les retrouve, adultes, exerçant ce à quoi ils ont toujours rêvé, après avoir surmonté plus ou moins de difficultés pour y arriver.
Mais la victoire est belle, dans tous les cas, car rien n’est jamais gagné d’avance.
A côté de cette minorité il y a d’autres catégories, comme celle de ceux qui n’espéraient pas grand chose et qui s’en sortent plutôt bien, celle de ceux qui espéraient beaucoup et se sont arrêtés avant, volontairement ou non, ou encore celle de ceux qui ne savaient pas, et ne savent toujours pas vraiment ce pour à quoi ils aspirent.
Petite, je voulais être milliardaire, oh pas pour de vrai parce que j’ignorais le sens du mot, juste parce que ça faisait bien rigoler mes parents et leurs amis.
J’ai compris depuis pourquoi et y ai renoncé définitivement, parce que, d’une part, il faut admettre que c’est relativement difficile, et que, d’autre part, j’ai déjà démontré très objectivement que la richesse mène à l’autodestruction
Et puis l’argent n’a pas d’âme, et moi l’âme c’est ce que je préfère.
Alors j’ai un moment pensé que maîtresse ça serait pas mal, vu que j’aimais bien l’école, comme ça je ne la quitterais jamais vraiment.
Ce n’était pas une âme, mais une bonne vingtaine à la fois dont j’aurais pris soin, sauf qu’en voyant l’élève studieuse mais dissipée (non non, l’un n’empêche pas l’autre) que j’étais, je me suis dit que non, ça n’était pas pour moi, qui ne suis pas toujours la patience et la zenitude incarnée.
J’ai eu une révélation lorsque le père-noël m’a apporté le jeu « dessinons la mode », et que je me suis mise à inventer des tenues, à expérimenter personnellement des associations vestimentaires avant-gardistes, allant à l’encontre de tout ce que mes camarades portaient, créant la surprise, souvent bien accueillie.
C’était décidé, je serais styliste.
Sauf que très vite, en cours d’EMT (Enseignement Manuel et Technique, pour les moins de 30 ans qui n’ont pas connu ça) au collège, je me suis rendue compte que je détestais la couture, et qu’elle me le rendait bien, impression qui s’est largement confirmée depuis.
J’ai quand même demandé à un conseiller d’orientation si je pouvais juste faire les dessins, et employer quelqu’un qui leur donnerait forme, mais je me suis entendue répondre que ça n’était pas possible (à moins d’exercer dans un pays du tiers monde) et que même les plus grands couturiers mettaient la main à la pâte.
Soudainement ça m’a semblé moins drôle, alors j’ai abandonné cette idée.
Et puis je n’avais pas ma langue dans ma poche (ça, ça n’a pas changé), je chantais, imitais, parodiais, inventais des sketches à tout va, et mes parents me voyaient déjà en haut de l’affiche, pas avec Aznavour, mais dans un one woman show.
Mais bon les tournées mondiales, les fans et tout et tout c’était difficilement conciliable avec une vie de famille, et puis en grandissant je me suis permis (un peu) moins de choses.
J’organisais aussi régulièrement de petits spectacles avec les enfants du village, réglais chaque détail de l’enchaînement et de la composition des numéros, en assurais la publicité auprès des habitants et je me débrouillais plutôt bien, alors pourquoi ne pas me lancer dans l’organisation de manifestations, dans l’ombre plutôt qu’en pleine lumière ?
Oui mais alors pourquoi ne pas devenir ingénieur en aéronautique ou chercheur au CNRS, éditrice ou designer, orthophoniste ou attachée de presse ?
C'est là que vent de la vie m’a emportée, ses hauts, ses bas, ses aléas, qui font qu’après du commercial ou de la logistique je suis à ce jour moitié contrôleur de gestion commerciale, moitié chargée d’études marketing.
Autrement dit, rien à voir avec mes rêves de petite fille…
Les goûts ont changé, les ambitions aussi, mais je suis toujours à la recherche du métier idéal, celui qui concilierait mes compétences, mes aspirations, mes passions et ma personnalité.
Je suis sur la bonne voie, j’ai déjà quelques idées.
J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les vocations, j’enviais ceux qui dès l’enfance savaient ce qu’ils voulaient faire plus tard.
Certains, par une sorte de logique héréditaire, aspiraient au métier pratiqué de père en fils dans leur famille depuis des générations, et d’autres avaient eu ce déclic incroyable qui les poussait vers une voie presque inconnue, mais avec une certitude passionnée.
Et c’est presque sans surprise qu’on les retrouve, adultes, exerçant ce à quoi ils ont toujours rêvé, après avoir surmonté plus ou moins de difficultés pour y arriver.
Mais la victoire est belle, dans tous les cas, car rien n’est jamais gagné d’avance.
A côté de cette minorité il y a d’autres catégories, comme celle de ceux qui n’espéraient pas grand chose et qui s’en sortent plutôt bien, celle de ceux qui espéraient beaucoup et se sont arrêtés avant, volontairement ou non, ou encore celle de ceux qui ne savaient pas, et ne savent toujours pas vraiment ce pour à quoi ils aspirent.
Petite, je voulais être milliardaire, oh pas pour de vrai parce que j’ignorais le sens du mot, juste parce que ça faisait bien rigoler mes parents et leurs amis.
J’ai compris depuis pourquoi et y ai renoncé définitivement, parce que, d’une part, il faut admettre que c’est relativement difficile, et que, d’autre part, j’ai déjà démontré très objectivement que la richesse mène à l’autodestruction
Et puis l’argent n’a pas d’âme, et moi l’âme c’est ce que je préfère.
Alors j’ai un moment pensé que maîtresse ça serait pas mal, vu que j’aimais bien l’école, comme ça je ne la quitterais jamais vraiment.
Ce n’était pas une âme, mais une bonne vingtaine à la fois dont j’aurais pris soin, sauf qu’en voyant l’élève studieuse mais dissipée (non non, l’un n’empêche pas l’autre) que j’étais, je me suis dit que non, ça n’était pas pour moi, qui ne suis pas toujours la patience et la zenitude incarnée.
J’ai eu une révélation lorsque le père-noël m’a apporté le jeu « dessinons la mode », et que je me suis mise à inventer des tenues, à expérimenter personnellement des associations vestimentaires avant-gardistes, allant à l’encontre de tout ce que mes camarades portaient, créant la surprise, souvent bien accueillie.
C’était décidé, je serais styliste.
Sauf que très vite, en cours d’EMT (Enseignement Manuel et Technique, pour les moins de 30 ans qui n’ont pas connu ça) au collège, je me suis rendue compte que je détestais la couture, et qu’elle me le rendait bien, impression qui s’est largement confirmée depuis.
J’ai quand même demandé à un conseiller d’orientation si je pouvais juste faire les dessins, et employer quelqu’un qui leur donnerait forme, mais je me suis entendue répondre que ça n’était pas possible (à moins d’exercer dans un pays du tiers monde) et que même les plus grands couturiers mettaient la main à la pâte.
Soudainement ça m’a semblé moins drôle, alors j’ai abandonné cette idée.
Et puis je n’avais pas ma langue dans ma poche (ça, ça n’a pas changé), je chantais, imitais, parodiais, inventais des sketches à tout va, et mes parents me voyaient déjà en haut de l’affiche, pas avec Aznavour, mais dans un one woman show.
Mais bon les tournées mondiales, les fans et tout et tout c’était difficilement conciliable avec une vie de famille, et puis en grandissant je me suis permis (un peu) moins de choses.
J’organisais aussi régulièrement de petits spectacles avec les enfants du village, réglais chaque détail de l’enchaînement et de la composition des numéros, en assurais la publicité auprès des habitants et je me débrouillais plutôt bien, alors pourquoi ne pas me lancer dans l’organisation de manifestations, dans l’ombre plutôt qu’en pleine lumière ?
Oui mais alors pourquoi ne pas devenir ingénieur en aéronautique ou chercheur au CNRS, éditrice ou designer, orthophoniste ou attachée de presse ?
C'est là que vent de la vie m’a emportée, ses hauts, ses bas, ses aléas, qui font qu’après du commercial ou de la logistique je suis à ce jour moitié contrôleur de gestion commerciale, moitié chargée d’études marketing.
Autrement dit, rien à voir avec mes rêves de petite fille…
Les goûts ont changé, les ambitions aussi, mais je suis toujours à la recherche du métier idéal, celui qui concilierait mes compétences, mes aspirations, mes passions et ma personnalité.
Je suis sur la bonne voie, j’ai déjà quelques idées.
Et vous, quid de vos souhaits professionnels d’enfant et de votre réalité d’adulte ?

