Camping des flots bleus
Alors même que le film "Camping", avec Franck Dubosc –quelle coïncidence!(cf mon article "Pour toi Franck Dubosc")– sort sur nos écrans, je suis à la recherche désespérée d’une location de vacances (comprendre : mobilhome) pour ma petite famille cet été.Toute ma vie je suis partie en vacances en camping, et après des essais infructueux en appartement et à l’hôtel, je renouvelle plus que jamais ma fidélité à ce type de vacances conviviales.
Ce sont de merveilleux souvenirs de moments passés avec ma famille, cette tant attendue semaine de vie commune permanente, sans les soucis du quotidien, déconnectés de la réalité et de la notion même du temps.
Ah, les préparatifs : La liste pour ne rien oublier des crèmes solaires ou des paillasses, l’itinéraire que mes sœurs et moi nous appliquions à refaire chaque année pour aller au même endroit, au cas où certaines villes auraient décidé de migrer entre temps…
Ensuite, le départ : un incroyable périple d’au moins 900 km et 12 heures, souvent effectué en 2 fois, avec coupure dodo intermédiaire, toujours sur la même aire de repos évidemment, à proximité de laquelle j’habite d’ailleurs désormais, ironie du sort.
Bref, voilà le tableau : 3 filles et leurs parents dans une voiture pas super grande, pas super puissante et sans autoradio, bien avant l’invention de la clim, tractant une caravane contre vents et marées, et ce jamais Ô grand jamais par l’autoroute : « les nationales c’est bien plus typique », c’est certain, mais aussi énoooooormément plus long quand on rêve de plonger dans la grande bleue !
Enfin une fois sur place, ce sont mille petits plaisirs simples que nous redécouvrons : savourer les repas cuits au camping gaz et accompagnés de chips bien grasses, traîner en maillot de bain du matin au soir, faire la queue après la plage pour prendre sa douche, en profiter pour sympathiser avec les parigos de l’emplacement A146, aller chercher des pains de glace à la superette et les rapporter à moitié fondus, prendre sans honte son rouleau de papier toilette pour aller aux sanitaires, sa bassine de vaisselle ou de linge sale pour la laver aux bacs collectifs à l’ancienne…
Pour les adultes, se faire une pétanque avec des inconnus sous un soleil de plomb, et poursuivre avec eux à l’apéro jusqu’au petit matin.
Pour les ados, faire la bamboula dans les soirées à thème du camping sans surveillance parentale et ébaucher une certaine indépendance par l’installation d’une tente canadienne à côté de la caravane familiale.
Et pour les enfants, le rêve, la liberté de vivre dehors toute la journée, de courir, sauter, danser et chanter sans que les voisins s’en plaignent.
Ce sont à tous les âges des liens qui se créent bien plus facilement que dans la « vraie vie ».
On met de côté certains codes-perte-de-temps-précieux, les esprits s’ouvrent et les CSP (Catégories Socio Professionnelles) s’effacent.
De signes extérieurs il ne reste plus que la marque du véhicule sur l’emplacement et une semaine de vie simple au confort réduit rend une certaine humilité aux plus blasés.
Ah, le camping, quand on y a goûté on ne peut plus s’en passer, et quoi qu’il arrive je vais trouver une solution pour nous créer encore cette année de beaux souvenirs…
Méditerranée nous voilà !



