<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465</id><updated>2012-01-19T17:12:00.223+01:00</updated><title type='text'>about thirty</title><subtitle type='html'>J'ai créé ce blog à l'aube de ma trentaine tant redoutée. Maintenant que j'y ai pris mes aises, j'évoque ici, selon l'humeur et l'inspiration du moment, ce que la vie m'apporte de réflexions et d'expériences, mon humble avis sur quelques lectures ou encore certaines de mes pensées hautement philosophico-superficielles.
Les textes que vous trouverez ici ne sont pas de la grande littérature, mais ne vous inquiètez pas : ils ne lui font aucun mal.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>107</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4323762028774808253</id><published>2009-06-01T15:02:00.003+02:00</published><updated>2009-06-01T15:14:53.570+02:00</updated><title type='text'>L'indépendance à 6 ans</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://comps.fotosearch.com/bigcomps/CSP/CSP008/k0085141.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 123px; CURSOR: hand; HEIGHT: 176px" alt="" src="http://comps.fotosearch.com/bigcomps/CSP/CSP008/k0085141.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Comme beaucoup de personnes en ce moment, contrainte et forcée, j’ai rempli ma déclaration d’impôts sur le revenu, qui, soit dit en passant, malgré les belles promesses de baisse et du fait de la modification des plafonds des différentes tranches, s’avère à la hausse. Bref, le problème n’est pas là.&lt;br /&gt;Ce qui me choque le plus dans tout cela, tout comme cela m’interpelle dans l’attribution du complément de mode de garde de la CAF, est la prise en charge du mode d'accueil des enfants de plus de 6 ans.&lt;br /&gt;A partir de 6 ans, un enfant est sensé savoir rentrer de l’école seul et se garder seul, voyez-vous.&lt;br /&gt;Voire passer une grande partie de ses vacances scolaires à tourner en rond chez lui et maudire sa solitude.&lt;br /&gt;C’est la désolante conclusion que tous les parents de jeunes enfants se doivent de faire, étant donné qu’à partir de cet âge-là les allocations familiales ne remboursent plus aucun mode de garde, et qu’à partir de 7 les impôts ne veulent plus entendre parler de déduction de frais de garde.&lt;br /&gt;Comprenons-nous bien : ce qui me révolte, ce n’est pas tant la question financière que la question morale.&lt;br /&gt;Qui sont les personnes qui déclarent qu’à partir de 6 ou 7 ans, un enfant est autonome ?&lt;br /&gt;Je doute que ces gens aient eu des enfants, ou tout au moins à se soucier de leur devenir après l’école ! Peut-être ont-ils demandé directement aux enfants s’ils se sentaient suffisamment grands pour se débrouiller ?&lt;br /&gt;Ou alors compte-t-on sur l’essor des jeux vidéo et des chaînes jeunesse à la télévision pour faire patienter les petits à la maison sans trop de dégâts ?&lt;br /&gt;6 ans, c’est l’âge de l’entrée à l’école primaire, le début des grands apprentissages mais aussi les balbutiements des vraies consignes, et, quelle que soit la maturité de l’enfant à cette période de sa croissance, il est incapable de se prendre en charge totalement pendant plusieurs heures, avec le risque du retour au domicile et ses nombreux pièges, tant au niveau du code de la route que des éventuelles rencontres ou des accidents domestiques, alors pourquoi estimer qu’il est apte à s’assumer seul ?&lt;br /&gt;Faire du vélo sans roulettes ou aller acheter du pain « comme un grand », un parent l’attendant plus loin, à la boulangerie, sont une chose, des étapes de plus au processus d’évolution personnelle vers l’autonomie, mais s’autogérer n’est pas encore au programme de l’année de CP!&lt;br /&gt;En fonction de quoi quelqu’un a-t-il prétendu que la garde des enfants âgés de 6 ans était optionnelle ?&lt;br /&gt;C’est une question qui me laisse perplexe, et à laquelle je n’ai aucune explication valable à ce jour, bien qu’ayant retourné le problème dans tous les sens.&lt;br /&gt;Combien de ménages disposent de plus de 4 mois de congés ou de proches à disposition pour prendre le relais pendant les vacances ?&lt;br /&gt;A l’heure où notre gouvernement crie à la délinquance dans les collèges et au scandale des enfants livrés à eux-mêmes en dehors des horaires scolaires, où les disparitions d’enfants se multiplient et où les parents déjà culpabilisés sont de plus en plus inquiets pour leur progéniture, les instances de l’Etat se déchargent totalement de la liberté non surveillée qu’ils imposent aux familles les plus sensibles et défavorisées.&lt;br /&gt;Ces familles qui vivent d’emplois précaires ou smicards, de classe moyenne, pas assez riches pour ne pas se poser de questions mais trop pour bénéficier de certaines aides sociales, qui n’arrivent souvent plus à suivre la scolarité de leurs enfants et qu’une aide extérieure dotée de connaissances différentes pouvait contribuer à aider, ne peuvent plus se permettre les services d’une assistante maternelle, d’un centre aéré ou de la garderie périscolaire, faute de moyens.&lt;br /&gt;Même les heures de soutien scolaire, basées sur le volontariat, ne sont pas effectuées dans la plupart des établissements.&lt;br /&gt;Et que dire de certaines écoles qui ne prévoient même pas de structure périscolaire pour les enfants du primaire ?&lt;br /&gt;Alors qu’il apprend juste à lire et à écrire, que le monde est encore un vaste terrain de jeux et qu’il a la malchance, comme la plupart de ses camarades, d’avoir ses parents qui travaillent à plein temps et ne finissent pas leur journée entre 15 et 16 heures, il faudrait que le bambin parcoure le chemin qui le sépare de son école à son domicile le plus docilement du monde et s’y tienne sagement en attendant le retour de son papa ou de sa maman.&lt;br /&gt;Et puis quoi encore, qu’il passe faire quelques courses et prépare le repas du soir ? A 6 ans ?&lt;br /&gt;On leur en demande déjà tant, beaucoup de poids sur leurs frêles épaules et un passé déjà lourd pour certains, des histoires d’adultes qui se substituent trop souvent aux rêveries de leur âge.&lt;br /&gt;A trop vouloir leur affranchissement précoce, c’est à côté d’une grande part des meilleurs moments de leur enfance et de sources d’éveil et d’enrichissement personnel qu’ils peuvent passer.&lt;br /&gt;Bien que je sois évidemment favorable aux nouvelles expériences et à l’acquisition de certaines responsabilités pour la conquête de parts d’indépendance, au rythme de la croissance et non sans une certaine présence bienveillante, l’indépendance à 6 ans est définitivement un concept qui me paraît bien éloigné de la réalité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4323762028774808253?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4323762028774808253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4323762028774808253' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4323762028774808253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4323762028774808253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2009/06/lindependance-6-ans.html' title='L&apos;indépendance à 6 ans'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-2277120694324546159</id><published>2009-05-11T00:28:00.008+02:00</published><updated>2009-05-11T01:08:39.239+02:00</updated><title type='text'>Ma deuxième petite entreprise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Sgdb4hceA-I/AAAAAAAAAI8/Bbx-xEs85Hw/s1600-h/IMGP3607.JPG"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334333310252221410" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 179px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Sgdb4hceA-I/AAAAAAAAAI8/Bbx-xEs85Hw/s200/IMGP3607.JPG" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Vous vous demandiez peut-être si j’étais morte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Eh bien, non, je suis toujours là, mais bien cachée (et là, selon, c’est explosion de joie, léger sourire ou haussement des épaules-de-toutes-façons-on-s’en-fiche-ça-change-rien-à-nos-vies, mais que je n’en prenne pas un à dire « dommage »).&lt;br /&gt;Juste que je suis davantage présente dans la vraie vie que sur la blogosphère.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Ca existe, et même que c’est souvent plutôt bien, je vous assure (même si parfois…non rien).&lt;br /&gt;J’ai bien conscience que ce blog est aussi actif qu’une fourmi sous tranquillisants (et ne vous amusez pas à essayer, c’est pas beau de faire du mal aux animaux, ni même aux insectes), mais je n’arrive pas à me résoudre à le fermer.&lt;br /&gt;Je l’ai ouvert à l’aube de ma trentaine, et il m’a permis entre autres de passer ce cap de ma vie plus facilement, de me faire de vrais nouveaux amis, et de découvrir que je pouvais (parfois) écrire des choses intéressantes (à défaut d’en dire, d’autant que maintenant je suis blonde) et surtout que j’y prenais un plaisir certain.&lt;br /&gt;En regardant un peu par ici, ce blog est un grand bric à brac, un peu comme ma vie, avec du tout et du n’importe quoi, du sérieux, du léger, des lectures, des expériences, des sentiments aussi.&lt;br /&gt;Alors non, je n’arrive pas à placarder le mot « fin » en titre d’un post : « aboutthirty » fait un peu partie de moi et j’aime avoir cet espace de liberté à disposition pour y écrire ce que je veux quand ça me chante.&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Et aujourd’hui ça me chante justement, ça tombe plutôt bien.&lt;br /&gt;Plus de trois années se sont écoulées depuis l’écriture de mon premier post, je suis maintenant une grande fille de 32 ans qui a largement eu le temps de digérer sa trentaine.&lt;br /&gt;Ce n’est pas encore le cas de certaines, et en particulier ma petite sœur (spéciale dédicace Alexia), qui cette semaine franchit à son tour la dizaine fatidique.&lt;br /&gt;J’ignore s’il s’agit d’une coïncidence ou d’un genre de passage de témoin vers une autre étape de ma vie, mais cette semaine est aussi celle de la finalisation d’un de mes projets d’envergure : la création de ma propre entreprise.&lt;br /&gt;Bon, je dois reconnaître que ça en jette un peu écrit comme ça, mais ça n’est jamais qu’une société à salarié unique, avec pour local une chambre d’amis reconvertie et redécorée pour l’occasion (en vert pomme et violet, ça ne se voit pas bien sur la photo, c’est trooooop meûgnon mais ça n’est pas le sujet).&lt;br /&gt;Une entreprise de quoi, me demanderez-vous (ou pas, pour ceux qui continuent à n’en avoir rien à faire [mais que font-ils encore à me lire à ce moment-là ?]) fort à propos ?&lt;br /&gt;Eh bien, je vous laisse deviner, ça n’est pas trop compliqué pour peu d’avoir suivi même de loin mes nombreuses péripéties professionnelles, mais interdiction aux chanceux (hum) qui connaissent déjà la réponse ou aux membres de la famille de l’organisatrice de participer, bien sûr, ce ne serait plus du jeu.&lt;br /&gt;Et le gagnant ou la gagnante se verra remettre, heu…une magnifique Kineton personnalisée, un exemplaire unique de ma fabrication (mais la réponse n’est pas « création et commercialisation de Kinetons », évidemment, ce serait trop simple).&lt;br /&gt;Donc voilà, à ma petite entreprise familiale va bientôt s’ajouter ma petite entreprise individuelle, alors je fais un appel à toutes les ondes positives, prières, danses de la chance, incantations vaudou, croisements de doigts et autres mots de Cambronne pour me souhaiter bonne chance dans cette aventure. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;En fait j'en ai vraiment besoin pour compléter le pack motivation/compétences/relationnel/chance du kit-du-parfait-jeune-entrepreneur.&lt;br /&gt;En parallèle, il m’arrive toujours d’écrire, même si ce n’est plus beaucoup par ici, et une des rares nouvelles sous mon vrai nom va être publiée prochainement en recueil, puis sera jouée par des comédiens (il y a même une rencontre prévue après la pièce pour échanger avec eux sur leur interprétation, j’ai hâte !).&lt;br /&gt;Enfin dernière création en date : l’écriture d’une pièce de théâtre pour le spectacle de fin d’année d’une école (même pas celle de mes enfants) dont je suis plutôt contente, et dont j’attends également la représentation et l’échange qui suivra avec impatience.&lt;br /&gt;On ne s’ennuie jamais au pays de Carrie ! Alors, une idée de l’activité de mon entreprise ? (propositions farfelues ne pas s'abstenir)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Et puisque j’ai commencé à écrire cet article le 10 mai, mais qu’à cette heure-ci nous sommes le 11, j’en profite pour faire de gros bisous et souhaiter un très bon anniversaire à ma petite maman, qui elle aussi entre dans une nouvelle dizaine que le respect dû aux jeunes filles de son âge m’empêche de citer ;-)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-2277120694324546159?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/2277120694324546159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=2277120694324546159' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2277120694324546159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2277120694324546159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2009/05/ma-deuxieme-petite-entreprise.html' title='Ma deuxième petite entreprise'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Sgdb4hceA-I/AAAAAAAAAI8/Bbx-xEs85Hw/s72-c/IMGP3607.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-6916203657968737062</id><published>2009-03-26T22:30:00.003+01:00</published><updated>2009-03-26T22:38:34.599+01:00</updated><title type='text'>Les naufragés de l'île Tromelin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Scv0gFcIJeI/AAAAAAAAAIU/gHYKvoPVHrI/s1600-h/couverture+Ile+Tromelin+mod.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317612617094145506" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 167px; CURSOR: hand; HEIGHT: 115px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Scv0gFcIJeI/AAAAAAAAAIU/gHYKvoPVHrI/s200/couverture+Ile+Tromelin+mod.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#336666;"&gt;« Un minuscule bloc de corail perdu dans l’océan Indien. Cerné par les déferlantes, harcelé par les ouragans. C’est là qu’échouent, en 1761, les rescapés du naufrage de l’Utile, un navire français qui transportait une cargaison clandestine d’esclaves.&lt;br /&gt;Les Blancs de l’équipage et les Noirs de la cale vont devoir cohabiter, trouver de l’eau, de la nourriture, de quoi faire un feu, survivre. Ensemble, ils construisent un bateau pour s’enfuir.&lt;br /&gt;Faute de place, on n’embarque pas les esclaves, mais on jure solennellement de revenir les chercher.&lt;br /&gt;Quinze ans plus tard, on retrouvera huit survivants : sept femmes et un bébé. Que s’est-il passé sur l’île ? A quel point cette histoire a-t-elle ébranlé les consciences ? Emu et révolté par ce drame, Condorcet entreprendra son combat pour l’abolition de l’esclavage. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#003333;"&gt;Voilà comment s’annonce le dernier livre d’Irène Frain, dont je n’ai pas (encore) lu les précédents ouvrages, mais dont le nom m’était familier pour l’avoir entendu par le passé dans une émission littéraire.&lt;br /&gt;Alors que les romans historiques n’ont habituellement pas mes préférences, j’ai accepté de lire et commenter celui-ci pour la simple et bonne raison qu’il fait état d’un épisode réel, mais méconnu car peu glorieux de l’histoire de notre pays, un évènement dont les conséquences tragiques, ajoutées entre autres aux textes dénonciateurs de certains philosophes des Lumières, ont contribué à l’évolution des mentalités vers l’interdiction de la pratique esclavagiste.&lt;br /&gt;Un devoir de mémoire toujours d’actualité en cette année 2009, et malgré l’élection de Barack Obama, comme en témoignent notamment les récents conflits des Antilles.&lt;br /&gt;Comment survivre sur un îlot des plus hostiles, une chimère plate, blanche et stérile qui apparaît, change de coordonnées ou disparaît à sa guise des cartes des navigateurs de l’époque ? Et quand à cette nécessité s’ajoute la difficulté inconcevable de la promiscuité forcée des blancs et des noirs ? Pourquoi n’a-t-on jamais été chercher les malgaches restés sur l’île et ayant participé à la construction du bateau qui a sauvé des blancs dont la plupart n’ont même pas mis la main à la pâte? L’âme humaine est elle si vile ? Les promesses sans valeur ? Aucun des survivants ne s’est-il enrichi intérieurement de cette expérience ?&lt;br /&gt;C’est à ces questions qu’Irène Frain, avec passion et beaucoup d’humilité, a tenté de répondre, à l’occasion de recherches en collaboration avec Max Guérout, à la tête d’une mission « esclaves oubliés » organisée par le GRAN&lt;/span&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=21757465#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;span style="color:#003333;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#003333;"&gt; et commanditée par l’UNESCO, et d’une expédition sur l’île, poussière de l’océan située entre Madagascar et Maurice (cliquez sur la photo pour voir où elle se trouve !), où elle a pu s’imprégner de l’ambiance, retrouver des traces de la vie des naufragés et essayer de comprendre ce qu’ils y ont vécu.&lt;br /&gt;Loin des fantasmes à la Robinson Crusoë, Lost ou Koh-Lanta, elle raconte une aventure hors du commun, l’instinct de survie poussé à son paroxysme dans des conditions désastreuses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#336666;"&gt;&lt;em&gt;« Saisissement. C’est l’île. Le vent. Le blanc du roc au sommet de la plage. La frappe indéfinie des lames. L’assommoir du soleil. Les yeux s’écarquillent puis s’enfoncent, les jambes flageolent, l’échine lâche. Un à un, les corps s’écroulent. Noirs ou blancs, ils réclament à la terre le répit qu’elle a toujours su leur offrir. L’accueil, le refuge, la matrice. Quelques minutes plus tard, l’évidence s’abat : ils ne les trouveront pas. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003333;"&gt;On découvre aussi le rôle primordial du premier lieutenant Castellan, un homme intelligent et charismatique, profondément humain, sans qui la survie n’aurait sans doute été qu’une question d’heures :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#336666;"&gt;&lt;em&gt;"En cette aube du 3 août, il vient donc d'ouvrir une partie décisive : trouver de l'eau par tous les moyens. Et briser simultanément, plus pervers encore que l'enfermement du bateau, l'infernal huis clos de l'île. Faute de quoi, au coucher du soleil, de la plage à ces tentes, au désert de caillasses et jusqu'au camp des Noirs, l'île ne sera plus qu'un champ semé de cadavres."&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003333;"&gt;C’est d’ailleurs lui qui fera aux esclaves le serment de venir les récupérer, le bateau de sauvetage étant trop petit pour embarquer tout le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#336666;"&gt;&lt;em&gt;« En revanche, sur ce qu’il allait dire aux Noirs, Castellan n’avait pas la moindre inspiration. Il s’était dit que le moment venu, il aviserait. Il ne savait toujours pas comment leur annoncer l’indicible : on s’en va, et vous restez. Un seul point dont il fût sûr : les quatre-vingt-seize marins qui avaient refusé de travailler au bateau n’auraient aucun scrupule à embarquer avec les autres. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003333;"&gt;Son serment, il tentera par tous les moyens de le tenir, mais à son grand désespoir la France au pouvoir ne l’entendra évidemment pas de cette oreille, considérant que des vies noires n’ont que peu ou pas de valeur.&lt;br /&gt;Et c’est seulement 15 années plus tard que le capitaine Tromelin retournera sur l’île et retrouvera quelques rescapées-miraculées.&lt;br /&gt;J’avoue que le premier chapitre consacré exclusivement à la description de l’île, bien que nécessaire, peut décourager le lecteur, mais il est de la lecture comme d’un tas d’autres choses : la persévérance finit souvent par payer.&lt;br /&gt;Ainsi, au fil des pages, on se laisse emporter par cette histoire bouleversante, fruit d’un travail de recherche documentaire exceptionnel, qui colle le roman au plus près de la réalité.&lt;br /&gt;On peut éventuellement reprocher à l’auteur la confusion des styles parfois, et l’effleurement de la personnalité des protagonistes, mais c’est sans doute pour nous rappeler qu’il est délicat de trop romancer une histoire aussi vraie que cruelle, et qui se suffit à elle-même.&lt;br /&gt;Une histoire dans l’Histoire, un livre qui compte et qui rappelle que les préjugés de cette époque ne sont pas si lointains, un conte philosophique presque, tant la morale à en tirer est évidente et importante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Les naufragés de l’île Tromelin », aux éditions Michel Lafon, Merci à &lt;a href="http://www.chez-les-filles.com/"&gt;Chez les filles.com&lt;/a&gt; de me l’avoir fait découvrir. Site officiel du livre &lt;a href="http://www.lesnaufragesdeliletromelin.fr/interface.htm"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=21757465#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#003333;"&gt;&lt;em&gt;[1]&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#003333;"&gt;&lt;em&gt; Groupe de Recherche en Archéologie Navale&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-6916203657968737062?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/6916203657968737062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=6916203657968737062' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6916203657968737062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6916203657968737062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2009/03/les-naufrages-de-lile-tromelin_26.html' title='Les naufragés de l&apos;île Tromelin'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Scv0gFcIJeI/AAAAAAAAAIU/gHYKvoPVHrI/s72-c/couverture+Ile+Tromelin+mod.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4858434117778396630</id><published>2009-03-16T22:38:00.004+01:00</published><updated>2009-03-16T23:13:38.694+01:00</updated><title type='text'>Ma petite entreprise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://comps.fotosearch.com/bigcomps/CSP/CSP113/k1135197.jpg"&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 119px; CURSOR: hand; HEIGHT: 168px" alt="" src="http://comps.fotosearch.com/bigcomps/CSP/CSP113/k1135197.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;(Avec spéciale dédicace au regretté Alain Bashung)&lt;br /&gt;Lors des entretiens d’embauche qui ont parsemé l’année passée, je dois dire que nombre de recruteurs, masculins avouons-le pour la plupart, m’ont demandé ce que j’avais fait de mon temps depuis mon dernier emploi, A PART m’occuper de mes enfants.&lt;br /&gt;Parce qu’a priori, s’occuper d’un foyer et de deux enfants (surtout scolarisés, même pas l’excuse des couches ni des biberons) ne relève pas de l’occupation à plein temps et ne justifie pas l’absence d’un investissement associatif parallèle ou d’une formation quelconque.&lt;br /&gt;Il se trouve que j’ai longuement hésité à ajouter un paragraphe à mon CV détaillant les différentes fonctions de ce qu’on appelle communément « la femme (ou l’homme, si si, il y en a de courageux) au foyer », mais un unique chapitre aurait-il suffi ?&lt;br /&gt;Parce que gérer au quotidien une maison et des enfants, c’est un peu comme diriger une petite entreprise : un poste très polyvalent qui nécessite réactivité, rigueur, dynamisme, fiabilité et patience, entre autres qualités.&lt;br /&gt;Parce que quand cela devient notre activité principale et qu’on n’a plus l’excuse du temps de travail, on s’y investit entièrement et sans concession pour soi-même.&lt;br /&gt;Alors, cette rubrique, si je devais la rédiger en descriptif non exhaustif de tâches correspondant aux divers services d’une P.M.E., donnerait à peu près ce qui suit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Logistique :&lt;/strong&gt; Gestion des transports (trajets école, courses et activités extrascolaires), des stocks de fournitures diverses et d’alimentation (avec méthode FIFO [First In First Out] pour suivre les dates de péremption).&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; Zéro retard et zéro frigo vide&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; Diminution du volume des denrées alimentaires jetées (tri sélectif pour le reste), économie de carburant par choix d’activités sportives sur un même site et aux horaires contigus, aucun repli MacDo pour cause de pénurie de matières premières nécessaires à la préparation d’un repas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Commercial/Négociation :&lt;/strong&gt; Médiation et négociation en interne (enfants, conjoint) et en externe (prestataires) avec utilisation de diverses techniques judicieusement alternées (affectif, diplomatie, ignorance, enthousiasme, indifférence, intimidation, sanction…).&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; Maîtrise des conflits, compromis nécessaires&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; Choix de la mutuelle présentant le meilleur rapport qualité-prix (aussi bas l’un que l’autre), enfants et parents qui se supportent et s’aiment toujours, baisse de gamme et de crédit sur véhicule principal par rapport à ambitions de monsieur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gestion des ressources humaines :&lt;/strong&gt; Management des équipes, soutien moral permanent et sans faille, compréhension et tentative de rationalisation des histoires de cœur et d’amitié en milieu scolaire, et des histoires de collègues et clients en milieu professionnel.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; Motivation optimale pour l’école ou le travail&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisation :&lt;/em&gt; Enfants qui aiment l’école, conjoint qui aime son job&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Création et communication :&lt;/strong&gt; Organisation d’anniversaires, d’enterrements de vie de jeune fille, de week-ends entre amis, mise en place et animation d’ateliers créatifs pour les 2-10 ans, sortie médiathèque hebdomadaire, investissement dans les écoles, maintien du lien social par Internet et téléphone.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; Bien-être et éveil des enfants, vie amicale et familiale épanouie&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; Fêtes d’anniversaires « pirates » et « princesses », collection hétéroclite de dessins, bijoux, peintures et objets de décoration en perles à repasser, mosaïque, tricotin ou playmaïs, pas de fâcherie avec notre entourage à l’heure actuelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Maintenance et espaces verts :&lt;/strong&gt; Entretien du parc de véhicules (contrôle technique, entretien courant et grosses réparations au garage, niveaux, plein d’essence du véhicule principal et surveillance du parc cycles), bricolage, jardinage et réparations de base.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; Zéro truc qui explose dans la maison, zéro panne, zéro traitement chimique côté jardin&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; Pose des éléments de décoration de la maison, montage de meubles, machines et véhicules en état de fonctionnement, délicieuses et prolifiques tomates cerise et fraises bio&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Production :&lt;/strong&gt; Ménage courant (poussière, sanitaires, salle de bains, cuisine, sols) et gros chantiers (vitres, hotte, garage), lessives, étendage, repassage, tri, rangement, sortie des poubelles et recyclage, cuisine, vaisselle, courses, et autres sympathiques occupations regroupées habituellement sous le nom si simple et si court de « tâches ménagères ».&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; 4 esprits sains dans une maison saine&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; Piles de linge classées par saison, type de vêtement et couleur, maison propre même où ça ne se voit pas, petits plats maison à 10000 calories&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gestion administrative et comptable :&lt;/strong&gt; Planning des rendez-vous, traitement et classement du courrier, supervision des devoirs, paiement des factures à date d’échéance, suivi des comptes et gestion du budget.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; Zéro rendez-vous raté, zéro relance ou huissier, découvert tendant vers le zéro&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; Mise en place d’un rappel automatique de règlement de créance et de rendez-vous, planification et réduction des dépenses par ordre de priorités, aucune faute à la dictée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Infirmerie :&lt;/strong&gt; Tenue à disposition du nécessaire de secours à portée de main, pratique des premiers gestes sans paniquer à la vue d’une plaie ouverte ou d’un doigt retourné, analyse rapide de l’importance du symptôme pour au choix se diriger vers la pharmacie, le médecin traitant ou les urgences.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; Réduction des hospitalisations et appels au 15&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; Gestion d’un stock minimum de médicaments d’usage courant avec annotation de l’utilité principale et mise en évidence de la date limite d’utilisation, don régulier à la pharmacie des traitements non utilisés ou reliquats, formation à l’utilisation de certains équipements spécifiques, record de vitesse personnel amélioré sur trajet logement/hôpital&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comité d’entreprise :&lt;/strong&gt; Modifications de l’organisation de la maison, organisation des activités culturelles et de loisirs.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectifs :&lt;/em&gt; Détente !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; Accès à divers soins du corps, voyages culturels, week-ends improvisés, musées, parcs animaliers, concerts, selon les moyens financiers mis à disposition du C.E. bien sûr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Direction stratégique opérationnelle :&lt;/strong&gt; En collaboration avec mon directeur adj-conjoint, bien sûr, sur les grands axes de développement (Rester en location ou acheter ? Oui ou non à la soirée pyjama avec une camarade de 3 ans son aînée ?), mais souvent en toute autonomie sur les décisions de moindre importance (Pull chaud ou tee-shirt manches longues et gilet ? Quel cadeau pour noël/l’anniversaire de tout le monde ?).&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Objectif :&lt;/em&gt; Avancer !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Exemples de réalisations :&lt;/em&gt; 3 déménagements stratégiques successifs en 2007, la découverte d’un département où l’on aime vivre, des cadeaux qui plaisent la plupart du temps, une soirée pyjama, mais avec une copine de classe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…Et tout cela sans presque aucune sous-traitance !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Que fais-je de mon temps A PART tout cela ? Eh bien, je recherche un emploi, voyez-vous, et, accessoirement, il m’arrive d’écrire.&lt;br /&gt;Alors, pour finir sur du Bashung comme je l’avais commencé, ma petite entreprise, non elle ne connait pas la crise, ni le lundi, ni le mardi, ni le mercredi, ni le jeudi, ni le vendredi, ni le samedi, ni le dimanche, de l’aube à l’aube…et pendant les vacances, pas d’abstinence !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4858434117778396630?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4858434117778396630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4858434117778396630' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4858434117778396630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4858434117778396630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2009/03/ma-petite-entreprise.html' title='Ma petite entreprise'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-5539289064153469693</id><published>2009-02-15T22:56:00.005+01:00</published><updated>2009-02-15T23:20:57.477+01:00</updated><title type='text'>Et la santé, qu'ils disaient...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://comps.fotosearch.com/bigcomps/WTD/WTD005/IBF00016.jpg"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 153px; CURSOR: hand; HEIGHT: 107px" alt="" src="http://comps.fotosearch.com/bigcomps/WTD/WTD005/IBF00016.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Voilà, l’an neuf, qui n’a jamais aussi bien porté son nom, est arrivé, sans que l’on puisse y faire quoi que ce soit, sinon le fêter du mieux possible pour oublier qu’une année de plus au compteur de la vie en est une supplémentaire à notre horloge personnelle.&lt;br /&gt;Comme tous les ans, on s’est tous laissés prendre au traditionnel jeu des vœux, oh sincère la plupart du temps, souhaitant tour à tour, bonheur, travail, amour, bébé, argent selon les besoins ou les envies de chacun, et l’inévitable bonne santé.&lt;br /&gt;Enfin, « et la santé, bien sûr », ou « mais surtout la santé ».&lt;br /&gt;Oui parce que sans la santé, tout le reste n’est que futilité, on le sait bien, c’est comme ça. On le sait mais on l'oublie.&lt;br /&gt;On pense bien sûr à nos aînés en priorité, à ceux dont l’âge et les problèmes médicaux subissent souvent la même croissance exponentielle.&lt;br /&gt;Jusqu’à cette année, je ne prêtais pas spécialement attention à ce vœu formulé à mon égard, me pressant de renvoyer à mon interlocuteur que tout allait bien, et qu’il prenne plutôt soin de lui et des siens.&lt;br /&gt;Mais ces derniers mois ont pris une tournure à mes yeux qui a donné une autre sorte d’importance à ces simples mots lancés à la volée entre deux bises.&lt;br /&gt;Sans entrer dans des détails médicaux superflus, il se trouve que ces derniers temps des soucis de santé divers et variés n’ont eu de cesse de s’enchaîner au sein de ma petite cellule familiale, et ce après de nombreuses années de relative tranquillité de ce côté-là, hormis les traditionnels petits accidents du quotidien, virus et autres bactéries inévitables en tous genres.&lt;br /&gt;Bien sûr pendant tout ce temps « les autres » n’étaient pas épargnés, et je trouvais normal en ma position plutôt privilégiée d’utiliser le meilleur de mon énergie à leur redonner courage et espoir.&lt;br /&gt;Alors quand notre tour est venu, inutile de dire que la fatalité a eu bon dos, après les divers questionnements liés à une origine irrationnelle quelconque, le mode de vie ou les excès en tous genres, et il faut avouer que je n’y étais pas du tout préparée.&lt;br /&gt;C’est un peu comme quand on vous demande si ça va, que vous répondez toujours « oui » quoi qu’il en soit parce que ça fait plus ou moins partie de la formule de politesse, que c’est ce qui se répond quand on ne veut pas lester notre interlocuteur de problèmes qui ne sont pas les siens, et que vous vous surprenez à avoir répondu par l’affirmative alors que non, en fait, quelque chose ne va pas.&lt;br /&gt;Rien de désespérément grave, je vous rassure, mais une accumulation de ces petits riens ou presque plus ou moins spectaculaires, réduisant les capacités d’action et de jugement, et qui vous mènent au cœur d’un ballet médical infernal composé de généralistes/services d’urgences/spécialistes dont il est difficile de s’extraire pour respirer, ou même pour penser.&lt;br /&gt;Une fois les batteries d’examens effectuées, on découvre de nouveaux termes scientifiques, on se renseigne, avis, contre-avis, traitement, contre-traitement, conseils des proches et des amis des amis, généalogie génétique, recherche de causes médicales ou non, tout se mêle allègrement, au point que l’on fasse abstraction de ce qu’il y a autour, alors que le monde, lui, continue de tourner comme si de rien n’était.&lt;br /&gt;Esprit de survie ou de protection ? On focalise facilement sur ses propres soucis en mettant en sourdine tout ce qui vient de l’extérieur et ne plus charger la balance familiale.&lt;br /&gt;Et puis le calme semble revenir, on récupère son quota de sommeil, on se remet de son lot d’émotions et on se souvient que d’autres se battent au quotidien contre bien pire.&lt;br /&gt;L’heure est venue, enfin, de relativiser.&lt;br /&gt;L’enseignement à tirer sans doute de ce fâcheux épisode est que l’on a beau courir après la vie, ignorer les alertes, essayer de braver le nombre d’heures qui composent une journée en empiétant sur la suivante, il arrive un moment où notre propre corps nous rappelle à l’ordre et nous impose du repos et une certaine réflexion par rapport à ce que nous lui faisons endurer au quotidien.&lt;br /&gt;Alors, doucement mais sûrement, je reviens, en vous souhaitant très sincèrement une bonne santé, et en vous conseillant plus que jamais de prendre soin de vous et de ceux que vous aimez!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;« De la santé, du sommeil et de la richesse, on ne jouit pleinement qu’après les avoir perdus et retrouvés »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Jean-Paul Richter&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-5539289064153469693?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/5539289064153469693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=5539289064153469693' title='24 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/5539289064153469693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/5539289064153469693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2009/02/et-la-sante-quils-disaient.html' title='Et la santé, qu&apos;ils disaient...'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>24</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-3989645135994716088</id><published>2008-12-23T23:51:00.009+01:00</published><updated>2009-02-08T21:36:34.388+01:00</updated><title type='text'>Nouvelles</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.thebookedition.com/images/couv-products-11423.png"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 108px; CURSOR: hand; HEIGHT: 156px" alt="" src="http://www.thebookedition.com/images/couv-products-11423.png" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Même si « pas de nouvelles » ne signifie pas toujours « bonnes nouvelles », c’est de nouvelles, ou plutôt d’un recueil de nouvelles pas comme les autres dont je tiens à vous parler en cette veille de fêtes.&lt;br /&gt;L’idée est partie d’une des nombreuses idées artistiques originales (mais où va-t-elle chercher tout ça ?) de la vénérable Madame De K, &lt;a href="http://www.laminute.canalblog.com/"&gt;blogueuse encyclopédique&lt;/a&gt; mais aussi femme de cœur et de caractère.&lt;br /&gt;Autour d’un petit jeu issu du surréalisme, elle a réussi (et ça n’a pas toujours été simple) à fédérer 20 personnes qui ne se connaissaient pas pour la plupart dans un élan de créativité collective.&lt;br /&gt;Ainsi, au fil d’histoires qui se suivent et ne se ressemblent en rien, on peut vivre l’épopée fantastique d’un stylo qui traverse le temps et les continents au bon vouloir des auteurs, qui n’avaient pour consigne que de commencer leur texte à l’endroit où l’un abandonnait l’objet, et de le laisser à leur tour à la fin du récit, sans jamais rien savoir du contenu des collaborations précédentes.&lt;br /&gt;C’est de cette façon qu’a été conçu « Cadavreski », en référence au fameux « cadavre-exquis-boira-le vin-nouveau » de Prévert et ses comparses en 1925, sur la structure « nom-adjectif-verbe-COD-adjectif » qui permet de composer des phrases grammaticalement correctes sans connaitre ni le mot d’avant, ni le mot d’après.&lt;br /&gt;Je m’y suis souvent exercée dans mes plus jeunes années, en pliant une feuille de papier « en éventail » à mesure que les participants écrivaient ou même dessinaient, et le résultat était toujours aussi surprenant qu’ agréable.&lt;br /&gt;Il en sera de même à la lecture de cet ouvrage, où l’on trouve tour à tour de l’amour, de la haine, des intrigues, des meurtres, des secrets, des regrets, des larmes, des rires, de la magie aussi…une œuvre à laquelle, incontestablement, on ne peut pas rester indifférent, riche de styles d’écriture aussi variés que les 20 personnalités qui la composent.&lt;br /&gt;Et ce n’est pas (seulement) parce que j’ai participé au projet, et par là-même rédigé ma première nouvelle (il y en a eu d’autres depuis, mais chut) que j’en parle avec autant d’enthousiasme.&lt;br /&gt;Je suis fière d’avoir contribué à cette aventure, d’avoir eu l’occasion de rencontrer une bonne partie de mes co-auteurs, et surtout de pouvoir admirer la qualité du fruit de notre travail en commun!&lt;br /&gt;Il est incontestablement trop tard pour le traditionnel cadeau de noël, mais c’est à coup sûr un présent unique à offrir ou à s’offrir pour bien débuter l’année 2009 !&lt;br /&gt;Nous n’en tirerons d’autre bénéfice que celui de vous faire plaisir, alors n’hésitez pas à le commander &lt;a href="http://www.thebookedition.com/cadavreski-(titre-provisoire)-collectif-p-12159.html"&gt;ici&lt;/a&gt; pour découvrir, à un peu moins de 12 euros, de nouveaux talents hors de la toile et embarquer pour un incroyable voyage littéraire de 226 pages au bout de l’imaginaire.&lt;br /&gt;Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à tous, et vivent l’écriture et la lecture !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-3989645135994716088?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/3989645135994716088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=3989645135994716088' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3989645135994716088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3989645135994716088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/12/nouvelles.html' title='Nouvelles'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4722445083040210848</id><published>2008-11-17T17:23:00.004+01:00</published><updated>2008-11-17T17:44:29.998+01:00</updated><title type='text'>Claire Répulsion pour Noir Désir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.qctop.com/actualites/upload/a-56656.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 113px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://www.qctop.com/actualites/upload/a-56656.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En face de la question : « Que détestez-vous le plus ? » d’un désormais traditionnel questionnaire en chaîne reçu par mail dernièrement, et auquel (une fois n’est pas coutume) j’avais répondu, j’avais inscrit « l’injustice ».&lt;br /&gt;C’est définitivement ce qui me révolte le plus, et Dieu sait combien il m’en est donné de constater chaque jour, ici et ailleurs, et qu’une vie ne suffirait pas à dénoncer, voire à combattre, malheureusement.&lt;br /&gt;J’ai déjà abordé le thème de la banalisation des &lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=lettre+ouverte"&gt;violences conjugales&lt;/a&gt; et, fidèle à mes convictions, je ne pouvais que prendre part moi aussi à la polémique du moment, signée par le retour à la chanson du groupe Noir Désir avec son leader Bertrand Cantat, et 2 titres en téléchargement gratuit sur le Net depuis quelques jours.&lt;br /&gt;Je vous passe le rappel des faits qui lui ont été reprochés et pour lesquels il a été condamné, auxquels nul n’a dû échapper à l’époque.&lt;br /&gt;Il est bien évident que, même après 5 années d’absence et une demi-peine purgée, le rockeur français allait soulever l’opinion publique en revenant sur le devant de la scène.&lt;br /&gt;Cette annonce entraîne avec elle une vague de malaise et de gène dans les cœurs, bien sûr partagés entre l’aspect purement artistique et la vie personnelle du personnage.&lt;br /&gt;Certains scandent que l’amalgame entre les œuvres d’un artiste et ses actions dans le domaine privé n’a pas lieu d’être, et moi je prétends que si, que les titres d’assassin et de chanteur/moralisateur ne sont pas compatibles, précisément dans ce cas là.&lt;br /&gt;Parce que ce jour de juillet 2003, ce sont toutes les valeurs et les engagements qui faisaient la force de l’écriture de l’homme qui se sont envolées.&lt;br /&gt;Il a détruit une vie, des vies, et trahi son public.&lt;br /&gt;Comment dissocier la voix de celui qui chante de celui qui a tué ?&lt;br /&gt;Comment apprécier l’émotion transmise par les paroles d’un homme pour qui on n’a plus d’estime, et qui ne veulent plus rien dire ?&lt;br /&gt;Comment peut-il prôner des leçons de morale après avoir commis l’irréparable ?&lt;br /&gt;Mais plus que tout, en tant que femme et mère, je pense à la famille et aux amis de Marie Trintignant, qui ne pourront éviter la voix du meurtrier de leur fille en boucle sur les ondes.&lt;br /&gt;Comment la douleur, avec laquelle ils ont du apprendre à vivre au quotidien, ne peut-elle pas être ravivée par l’insolence de cette réapparition ?&lt;br /&gt;Je comparais cela l’autre jour à un chauffard qui aurait écrasé un être cher, sous l’influence de l’alcool ou toute autre drogue, aurait purgé quelques années de prison pour la forme, et passerait désormais plusieurs fois par jour avec le véhicule incriminé devant la maison de la famille éplorée de la victime.&lt;br /&gt;Comment peut-on, comment peut-il, reprendre une vie normale, comme si de rien n’était, après avoir donné la mort ?&lt;br /&gt;Donne-t-on l’opportunité à un employé lambda de revenir impunément à son poste après la prison pour meurtre ?&lt;br /&gt;Son statut de star lui confère une image d’idole, de modèle, et cet exemple n’a pas à être suivi.&lt;br /&gt;Je n’enlève rien aux qualités musicales et artistiques du groupe, ni même à leurs partis-pris politiques, mais la discrétion et le respect auraient été de rigueur, et le silence sans doute un engagement plus fort.&lt;br /&gt;La voix de Marie, elle, s’est éteinte pour toujours…&lt;br /&gt;Si Cantat ne sait faire que s’insurger, qu’il s’engage donc s’il le souhaite concrètement pour aider les plus démunis, mais qu’il fasse profil bas et œuvre dans l’ombre, parce qu’avec la médiatisation qui accompagne ce come-back, contrairement au titre de l’un de ses opus fraîchement sortis, pour lui ce n’est pas « Gagnants-perdants », mais plutôt « Gagnant-gagnant ».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4722445083040210848?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4722445083040210848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4722445083040210848' title='30 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4722445083040210848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4722445083040210848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/11/claire-rpulsion-pour-noir-dsir.html' title='Claire Répulsion pour Noir Désir'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>30</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-356865030498320397</id><published>2008-10-12T15:24:00.008+02:00</published><updated>2008-10-12T19:41:12.222+02:00</updated><title type='text'>Le fiancé de la lune</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/8/7/8/9782350870878.jpg"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 109px; CURSOR: hand; HEIGHT: 171px" height="156" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/8/7/8/9782350870878.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Le titre est prometteur, à l’image de l’histoire du "fils de la lune" si merveilleusement chantée par la voix cristalline d’Ana Torroja dans mes jeunes années.&lt;br /&gt;J’imagine déjà une histoire d’amour pure et impossible, ou encore une femme au teint de porcelaine et aux humeurs changeantes, qui pourrait torturer de ses caprices un amant fiévreusement épris.&lt;br /&gt;L’auteur me parait sympathique, non dénué d’un certain charme même, comme en témoigne sa photo de brun ténébreux à la barbe de 2 jours en 4ème de couverture.&lt;br /&gt;Strasbourgeois, Eric Genetet est un Journaliste radio et télé de 41 ans, autrement dit il possède a priori des arguments corrects pour un bon premier roman (et aussi pour un bon fiancé ou gendre, mais là n’est pas la question).&lt;br /&gt;Le format du livre est attractif, avec 124 pages en caractères moyens et bien aérés, 40 courts chapitres, des dialogues et même des messages SMS, qui m’offrent une petite pause digestive après l’absorption de quelques gros volumes.&lt;br /&gt;La couverture est séduisante : une photo glacée et à peine floue d’une table de bar du coin de la rue, des couleurs baroques, des photos en noir et blanc sur les murs, et ces chaises qui attendent, vides, comme une promesse de tant de possibilités de conversations à surprendre.&lt;br /&gt;Le résumé lui aussi est tentant : &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;« Giannina. Une attraction, un grand huit. Visage pâle, perruque rose, comme Scarlett Johansson dans Lost in translation. Elle avait un petit air de famille avec Anna Karina dans Pierrot le Fou. Sa voix, son déhanchement, son détachement, elle était la beauté du ciel. Mon cinéma. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;On s’attend à une certaine originalité, à une histoire moderne, fraîche, à des personnages hauts en couleurs qui crèvent la page.&lt;br /&gt;Oui mais voilà, la magie, si tant est qu’il y en ait une, n’a pas du tout opéré sur moi.&lt;br /&gt;Au-delà d’un style que je qualifierais d’un certain romantisme moderne, le fond est relativement banal et sans surprise, et les protagonistes pas assez travaillés pour pouvoir se les représenter et encore moins s’y attacher.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;« (…) Je suis parti du principe que l’être humain est biologiquement programmé pour la jouissance, qu’il valait peut-être mieux vivre pour admirer le monde que pour le comprendre, pour admirer les femmes aussi, sans chercher à tout comprendre. Ainsi, tous les instants de bien-être étaient de petites victoires. J’avais la ferme intention d’enchaîner les récompenses, de devenir le Tiger Woods du plaisir, l’Almodovar de la délectation. Je voulais chérir Giannina, faire des projets, devenir un homme dans un couple.(…) »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;On nous parle d’Arno, quadragénaire sans attaches au propre comme au figuré, qui s’apprête à vivre « le plus grand rôle de sa vie », la passion et l’amour sur fond de jazz.&lt;br /&gt;L’histoire d’amour semble en être une, un coup de foudre bancal qui devient passion et va se confronter à l’usure du temps et du quotidien après la naissance de l’enfant, remettant sur le tapis la vraie force des sentiments, les carpe diem et autres retours aux vraies valeurs, avec en fil rouge la maxime du père d’Arno : « Aller au bout de ses rêves ».&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;« (…) Je me disais souvent qu’il était doué le type de l’agence de pub qui a décroché le budget de la société de l’amour. Il nous a vendu la marque comme un prolongement de nous-mêmes. Un prolongement qui ne dure pas et qui provoque la souffrance?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;On tombe tous dans le panneau. On passe du merveilleux à la souffrance avec une aisance déconcertante. (…) »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas entendu la moindre note de piano ou de saxophone, je n’ai pas senti la force des sentiments du couple, je n’ai pas partagé les souvenirs du héros, même pas versé une larme face à l’épreuve de la maladie ni au désarroi d’un père et son fils livrés à eux-mêmes.&lt;br /&gt;Bref, je n’ai pas accroché du tout.&lt;br /&gt;Un peu comme quand on s’attend à déguster une bonne bière et qu’on se rend compte qu’on nous a servi un panaché.&lt;br /&gt;Pourquoi je vous parle de ça ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Parce que j’ai enchaîné ma lecture sur la fameuse &lt;em&gt;« Première gorgée de bière »&lt;/em&gt; de Philippe Delerm, et qu’à volume égal je n’ai pas été déçue du tout.&lt;br /&gt;Je me suis souvenue mes escapades en famille aux mûres, j’ai senti le roulement des petits pois sous mes doigts, épousseté le livre maculé de sable doux, bref j’ai pu savourer en quelques pages tous les petits bonheurs qu’il me proposait de saisir.&lt;br /&gt;Mais l’intérêt de la lecture n’est-il pas justement dans sa diversité ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;"Le fiancé de la lune" - Eric Genetet - Editions Héloïse d'Ormesson&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-356865030498320397?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/356865030498320397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=356865030498320397' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/356865030498320397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/356865030498320397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/10/le-fianc-de-la-lune.html' title='Le fiancé de la lune'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4745339154934138899</id><published>2008-10-03T14:49:00.007+02:00</published><updated>2008-10-03T23:50:49.920+02:00</updated><title type='text'>Les dents de l'amer</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/LIF/LIF115/SA404001.jpg"&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 111px; CURSOR: hand; HEIGHT: 168px" height="176" alt="" src="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/LIF/LIF115/SA404001.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;Ô rage de dent ! Orage de dent !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;Déjà une semaine que je souffre de la plus insidieuse des douleurs.&lt;br /&gt;Cette dent m’obsède, aliène mes pensées, blanchit mes nuits, et déjà trois praticiens se sont cassés les dents sur son cas.&lt;br /&gt;Aurais-je trop mordu la vie à pleines dents ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;Si c’est le cas, je me contenterai à l’avenir de l’apprécier du bout des dents.&lt;br /&gt;Aucune explication valable non plus du côté d’éventuelles dents longues qui rayeraient le parquet, mes ambitions étant aussi mesurées que les dalles de carrelage qui pavent ma demeure.&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, il m’est impossible en ce moment de ne pas penser, dire, écrire ou vivre sans évoquer cette dent, et cet article n’y échappera pas.&lt;br /&gt;J’ai pourtant connu quelques souffrances physiques plus ou moins dérangeantes, et même certaines du même acabit, mais de courte durée, de celles qui se soulagent après l’acte bienveillant d’un homme de bonne volonté, de juste spécialité, aux honoraires dépassés.&lt;br /&gt;De toutes, celle qui me ronge à cet instant m’est la plus insupportable : elle a la dent dure et ne compte pas me quitter de sitôt ; elle s’insinue seconde après seconde dans les méandres de ma boîte crânienne toute entière et se fait les dents sur mon seuil de tolérance.&lt;br /&gt;A défaut de pouvoir dormir, et sous l’effet hallucinatoire de la combinaison stratégique des médicaments, je me surprends à rêver éveillée d’un dentiste aux canines luisantes, armé jusqu’aux dents, et d’une extraction miraculeuse à coups de pied de biche ou de marteau-piqueur.&lt;br /&gt;J’en arrive à me demander le plus sérieusement du monde si mon tourment cessera quand j’arriverai à pondre des œufs ou quand les poules auront des dents.&lt;br /&gt;N’est-ce pas dans la souffrance que l’on devient le plus philosophe, ou perd-on seulement la raison ?&lt;br /&gt;Me mentent-ils comme des arracheurs de dents qu’ils sont, en affirmant que ma dent est intouchable tant que l’infection qui ronge son bout de racine oublié n’est pas guérie ?&lt;br /&gt;Ces brahmanes en blouse blanche risquent-ils la mise à mort ou les humiliations s’ils osent toucher l’ombre de ma molaire ?&lt;br /&gt;Je me représente un volcan miniaturisé scellé dans ma gencive et dont les laves ardentes lèchent la myéline du nerf qui, le mors aux dents, s’empresse de transmettre l’information à mes neurones fatigués.&lt;br /&gt;Dois-je en rire ou en pleurer ? Je n’aurai jamais de dent de sagesse ("dent de l’esprit", en Roumanie) : la faute à l’évolution selon Darwin ? à l’indulgence selon Dieu ? ou au manque de docilité selon moi ?&lt;br /&gt;Dois-je en rire ou en pleurer ? L’expression « chaque fois qu’il me tombe une dent », censée signifier « presque jamais », ne s’applique pas du tout à ma situation : il y a à peu près autant de chances qu’une de mes dents me quitte sans prévenir qu’elle daigne rester en place sans faire parler d’elle.&lt;br /&gt;Entre mes dents, je dirais que j’ai toujours eu de mauvaises dents, ou qu’elles ont toujours eu une dent contre moi, chacune à tour de rôle, et que ni le brossage intensif dans le sens du poil, ni les incantations à Sainte Apolline n’y ont jamais remédié.&lt;br /&gt;Si les dents de lait se nomment ainsi en référence à la boisson la plus consommée de la naissance à leur début de chute, comment doit-on appeler les dents qui suivent ?&lt;br /&gt;Si la dent de lion et la dent de chien sont aussi des plantes, pourquoi la dent du chat est-elle une montagne ?&lt;br /&gt;Pourquoi devient-on dentiste ? Existe-t-il une vocation prémolairienne, un désir de spéléologie refoulé à moindre danger ou un plaisir sadique d’assouvissement du fantasme de la roulette ?&lt;br /&gt;Pourquoi le praticien pose-t-il toujours des questions ouvertes alors que notre bouche l’est toute autant et que seules les voyelles parviennent à s’en échapper ?&lt;br /&gt;Pourquoi rencontre-t-on systématiquement la personne qu’il ne faut pas en sortant du cabinet, après une anesthésie de la moitié de la mâchoire, la bouche tordue et un filet de bave au bord des lèvres ?&lt;br /&gt;J’aimerais avoir les dents du fond qui baignent, j’ai les crocs mais rien à me mettre sous la dent, ou plutôt pas la possibilité technique de mettre quoi que ce soit sous ma dent martyr.&lt;br /&gt;Les liquides sont mes seuls alliés cette semaine, et je goûte avec appréhension un aperçu de ce que pourra être mon alimentation d’ci au 4ème âge : purée, yaourts et soupes.&lt;br /&gt;La boucle sera bouclée : on finit en mangeant les mêmes choses qu’au tout début de sa vie.&lt;br /&gt;Je n’ai même pas droit à l’alcool pour noyer ma peine et anesthésier mon mal.&lt;br /&gt;Je ne peux ni montrer les dents pour surmonter la rage, ni les serrer pour conserver le contrôle, ni même grincer des dents en signe de désaccord.&lt;br /&gt;Je n’arrive pas à les claquer pour signaler ma peur et mon impuissance, ni à garder le couteau entre les dents en perspective d’une éventuelle vengeance.&lt;br /&gt;Et contre qui ou quoi retourner la loi du Talion, « œil pour œil, dent pour dent »?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;Une simple conjonctivite règlerait-elle le problème ?&lt;br /&gt;Mon humeur est en dents de scie, en fonction de l’efficacité des antidouleurs, tantôt aussi nulle que mon inspiration littéraire du moment, tantôt me plongeant dans un état de grâce très éphémère, gâché par l’impression justifiée que cela ne va pas durer.&lt;br /&gt;En ces rares et précieuses trêves je perds mon temps à traquer le retour des symptômes ; il y en a qui sont devenus fous pour moins que ça.&lt;br /&gt;A bien y creuser, il y a un R de trop à mon pseudonyme Carrie, comme un nerf de trop à la base de ma carie…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;« "Je pense donc je suis" est un propos d’intellectuel qui sous-estime les maux de dents » Kundera&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;NB : Interactions médicamenteuses responsables de cet article : antibiotiques, cortisone, antidouleurs et un roman de Beigbeder, mais lequel ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4745339154934138899?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4745339154934138899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4745339154934138899' title='30 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4745339154934138899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4745339154934138899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/10/les-dents-de-lamer.html' title='Les dents de l&apos;amer'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>30</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-8115132080390245808</id><published>2008-09-19T13:55:00.012+02:00</published><updated>2008-09-19T14:19:17.338+02:00</updated><title type='text'>De Niro's game</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SNOWvD_ElXI/AAAAAAAAAE4/11tBWrVP970/s1600-h/Couverture+De+Niro%27s+game.doc"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247703726084625778" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 109px; CURSOR: hand; HEIGHT: 167px" height="181" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SNOWvD_ElXI/AAAAAAAAAE4/11tBWrVP970/s200/Couverture+De+Niro%27s+game.doc" width="122" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Je rentre juste du Liban, toute essoufflée, pour mon 100ème article.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Du Beyrouth Ouest des années 80, plus précisément.&lt;br /&gt;Enfin, c’est comme si j’y étais allée, tant j’ai pu percevoir les sifflements des 10 000 bombes qui tombaient en pluie, palper la tension du quotidien et respirer la poussière qui a inspiré le titre québécois de ce livre : "Parfum de poussière".&lt;br /&gt;"De Niro’s game", le titre original, fait référence à la scène mythique du film "Voyage au bout de l’enfer" de Michael Cimino, dans laquelle De Niro et Walken, en pleine guerre du Viêt Nam, doivent se livrer à une séance de roulette russe insoutenable.&lt;br /&gt;Roulette russe du désespoir, jeu résigné de la banalité, quand à chaque instant un obus peut emporter père, mère ou enfant, au cœur d’une guerre civile sans fin qui tient lieu de théâtre à des milliers de vies.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;"Les bombes pleuvaient et moi j’attendais Georges"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : ainsi débute ce roman passionnant, le premier de l’auteur Rawi Hage, libanais réfugié au Canada, qui écrit en anglais, sa troisième langue (!), et est traduit par Sophie Voillot pour cette rentrée littéraire.&lt;br /&gt;En plus d’apporter un éclairage différent, parce qu’immergé, aux guerres de religions, ce livre dépeint également une formidable histoire d’amitié entre Bassam et Georges, deux jeunes désabusés qui tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;"(…)On est remontés sur la moto et on est repartis sous la pluie de balles ; on&lt;br /&gt;s'en foutait. […] On roulait sans but, deux mendiants, deux voleurs, deux Arabes&lt;br /&gt;en rut avec nos cheveux bouclés, nos chemises déboutonnées, un paquet de&lt;br /&gt;Marlboro coincé dans une manche, deux rebelles, deux nihilistes sans pitié avec&lt;br /&gt;nos revolvers et nos jeans américain.(…)"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’alcool et la drogue leur permettent de rêver à des jours meilleurs, tandis que l’amour, les corps à corps interdits avec des filles sous haute surveillance familiale, subsistent leurs seuls moyens de se sentir vivants.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;em&gt;"(…)On a étalé nos vêtements par terre comme des tapis de prière, nos corps sur&lt;br /&gt;le lit comme des macchabées dansants. Dix mille autres baisers sur son corps.&lt;br /&gt;Les bombes tombaient plus fort et plus près. J’ai glissé ma main sous sa jupe.&lt;br /&gt;Elle s’y est agrippée. Elle tenait bon.(…)A ce moment-là, elle m’a repoussé en&lt;br /&gt;disant : Arrête. Arrête Bassam, s’il te plaît, arrête. Ma mère doit me chercher&lt;br /&gt;partout.(…) "&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les deux amis veulent changer de vie, chacun à leur manière, et c’est l’idée du vol de la recette d’un casino tenu par la milice chrétienne qui va déterminer la suite de leurs existences, si proches et si différentes à la fois.&lt;br /&gt;Le récit est porté par une plume acérée, une écriture rythmée, qui donne envie de lire vite, encore plus vite, comme si le temps nous était compté, à nous aussi lecteurs, et ressentir plus intensément tour à tour la peur, l’indifférence, la violence, la trahison, la mélancolie, l’absurdité, l’envie d’en finir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;"(…)Le garde m’a giflé de nouveau à la tête, m’a poussé et m’a gratifié d’un&lt;br /&gt;coup de botte dans le tibia. J’ai perdu l’équilibre et je suis tombé par terre.&lt;br /&gt;Quand j’ai touché la surface drue et raboteuse du béton, j’ai senti son humidité&lt;br /&gt;glacée ; à son contact, mes vêtements ont pris la patine grise des grains de&lt;br /&gt;poussière veloutée qui la recouvraient. Je me suis dit que celui qui avait coulé&lt;br /&gt;cette dalle avait fait du mauvais boulot. Le plancher n’était même pas au niveau&lt;br /&gt;; c’était sûrement pour ça que les chaises se balançaient quand je m’asseyais&lt;br /&gt;dessus, me suis-je dit, tandis qu’une pluie de godillots matraquait mon visage&lt;br /&gt;et mes yeux fatigués.(…)"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au fil des pages, la guerre y est décrite dans son plus simple appareil, l’homme y devient animal et les enfants y vieillissent prématurément, quand ils survivent.&lt;br /&gt;Bref, un roman dont on se demande où s’arrête la réalité et où commence la fiction, et qui laisse à méditer sur les guerres passées, présentes et à venir.&lt;br /&gt;Un roman qui ne s’oublie pas et qui laisse des traces, comme je les aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#333333;"&gt;&lt;em&gt;"De Niro’s game" de Rawi Hage, Editions Denoël&lt;br /&gt;Cet ouvrage a été récompensé par le prix des Libraires du Québec, et le très convoité prix Impac de Dublin&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-8115132080390245808?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/8115132080390245808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=8115132080390245808' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/8115132080390245808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/8115132080390245808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/09/de-niros-game.html' title='De Niro&apos;s game'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SNOWvD_ElXI/AAAAAAAAAE4/11tBWrVP970/s72-c/Couverture+De+Niro%27s+game.doc' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-7220379982889833181</id><published>2008-09-05T12:17:00.003+02:00</published><updated>2008-09-05T12:57:42.220+02:00</updated><title type='text'>Vive la rentrée!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://video.google.com/ThumbnailServer2?app=smh&amp;amp;contentid=e45b110ee83426ca&amp;amp;offsetms=1&amp;amp;itag=w160&amp;amp;sigh=pMssYn1BpdIKaj4XgoOlAYrgGS8"&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 157px; CURSOR: hand; HEIGHT: 118px" height="127" alt="" src="http://video.google.com/ThumbnailServer2?app=smh&amp;amp;contentid=e45b110ee83426ca&amp;amp;offsetms=1&amp;amp;itag=w160&amp;amp;sigh=pMssYn1BpdIKaj4XgoOlAYrgGS8" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;L’événement de la rentrée était encore une fois cette année, et sans surprise…la rentrée des classes.&lt;br /&gt;Etape plus ou moins angoissante selon le vécu des parents et l’approche des enfants, tout est fait pour ne pas en oublier l’échéance, et ce dès le début des vacances scolaires.&lt;br /&gt;A peine les bambins ont-ils quitté les bancs de l’école pour une trêve bien méritée début juillet, que les boutiques spécialisées et autres grandes surfaces sortent de leurs linéaires piscines gonflables, pelles et râteaux, pour étaler vicieusement cahiers à spirale et stylos en tous genres.&lt;br /&gt;Un bon moyen de rappeler que toutes les bonnes choses ont une fin, que les vacances n’y échappent pas, et, alors que la plupart des parents n’a pas logiquement à cette période l’envie de penser aux lendemains de grisaille et de travail qui déchantent, attendre la veille de la rentrée scolaire pour s’en inquiéter relève du challenge de l’année.&lt;br /&gt;A la fin août ou début septembre, les rayonnages, à l’image des arbres avec leurs feuilles d’automne, ont été dépouillés de leurs affaires les plus intéressantes, quand ils ne se sont pas garnis entre temps des jouets en prévision de Noël.&lt;br /&gt;En tout état de cause, et quel que soit le moment choisi pour l’achat des précieuses fournitures, c’est une réelle épreuve à laquelle s’exposent les parents, et qu’il convient de préparer un minimum, afin de faire en sorte qu’elle soit de la plus courte durée possible.&lt;br /&gt;Accompagnés de leurs chères têtes blondes (ou brunes, ou rousses…) et après une profonde inspiration, ils s’engagent dans le rayon « fournitures scolaires » comme on part au combat, une main crispée sur la barre du caddie, et l’autre tenant fébrilement la ou les fameuses listes, sésames pour une reprise sans reproche.&lt;br /&gt;On se croirait presque en période de soldes, excepté le fait que faire les soldes n’est pas une obligation.&lt;br /&gt;Les disputes sont légion au cœur de l’allée, entre les jeunes enfants qui se roulent par terre en hurlant qu’il leur faut à tout prix le sac à dos de leur superhéros préféré, les ados qui braillent qu’ils ne se feront jamais d’amis avec un agenda pareil, et le père qui hurle à la mère qu’elle s’est encore trompée en prenant un classeur 2 anneaux alors que la liste stipule noir sur blanc 4 anneaux…stress multiplié évidemment par autant de familles présentes devant les rangées de colles bâton.&lt;br /&gt;Bref, énormément de tension nerveuse concentrée sur l’espace de quelques mètres carrés, exacerbée par le trop large choix proposé : pour une simple boîte de feutres, ce sont dix marques qui s’exposent, essayant de se démarquer à coups de pointes parfumées, d’encres lavables ou de formes ergonomiques.&lt;br /&gt;De quoi y perdre largement son latin et se retrouver à hésiter pendant un bon quart d’heure entre deux gommes quasiment similaires.&lt;br /&gt;Qui dit septembre dit aussi début de l’automne et refonte complète de la garde-robe, et il s’agit de dénicher les meilleures promotions de la rentrée, avec essayage de jeans, parkas et cols roulés par 35 degrés, et surprise des 2 pointures de plus, prises l’air de rien en l’espace de quelques mois.&lt;br /&gt;Une fois terminée la corvée du matériel et des vêtements, il ne reste plus qu’à profiter des derniers jours de vacances, ponctués de « je veux pas retourner à l’écooole ! » pour les plus petits, ou de « c’est trop nul l’école, de toutes façons c’est pas avec des diplômes que je trouverai du travail » pour les plus grands.&lt;br /&gt;Heureusement qu’il y en a qui aiment l’école (comme moi, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=aux+origines+du+commencement"&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;rappelez vous&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;) et à qui il tarde de revoir copains et copines de classe !&lt;br /&gt;La veille du jour J, c’est le rituel de la grande préparation des vêtements et du cartable, en vérifiant 3 fois que rien ne manque, pour finir par s’apercevoir que le double décimètre de l’an dernier qu’on comptait récupérer a étrangement disparu.&lt;br /&gt;Arrive le jour tant attendu ou redouté, entamé par un réveil avec tambours et trompettes souvent difficile.&lt;br /&gt;Je ne manquerai pas de préciser qu’après un été passé à se lever aux alentours de 8 heures, le jour de la rentrée scolaire est forcément celui élu par beaucoup d’ enfants pour une grasse matinée.&lt;br /&gt;L’arrivée à l’école est plus ou moins triomphante, selon le niveau de nouveauté, et il y a évidemment des caps plus difficiles que d’autres à passer, comme la première rentrée, le CP, la 6ème ou la 2nde.&lt;br /&gt;Dans la majorité des cas, l’attitude des parents est décisive et il n’y a qu’à regarder les visages déconcertés de certains, leurs mains hésitant à lâcher leur progéniture, pour deviner les larmes qui vont immanquablement suivre de part et d’autre.&lt;br /&gt;Une certaine inquiétude ne manque pas d’envahir les parents au fil des heures qui suivent, mais quel bonheur, à 16h30, d’entendre les enfants se chamailler dans la voiture, à qui racontera le premier sa journée, le nom du camarade assis à côté de lui, de la maîtresse ou des professeurs, les nouveaux cours ou les projets de classe…&lt;br /&gt;Rien que pour ça on recommencera sans hésiter l’an prochain !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-7220379982889833181?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/7220379982889833181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=7220379982889833181' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/7220379982889833181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/7220379982889833181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/09/vive-la-rentre.html' title='Vive la rentrée!'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-6671961788913510533</id><published>2008-08-14T10:46:00.005+02:00</published><updated>2008-08-14T11:41:56.515+02:00</updated><title type='text'>La fausse veuve</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://media.paperblog.fr/i/93/937757/fausse-veuve-florence-ben-sadoun-L-1.jpeg"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 113px; CURSOR: hand; HEIGHT: 159px" height="225" alt="" src="http://media.paperblog.fr/i/93/937757/fausse-veuve-florence-ben-sadoun-L-1.jpeg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;C’est le titre d’un livre à paraître ce 25 août, et que j’ai eu le privilège de lire en avant-première.&lt;br /&gt;Etrange coïncidence, j’avais visionné le film « Le scaphandre et le papillon » peu de temps auparavant.&lt;br /&gt;Quel est le rapport ?, me demanderez-vous fort à propos.&lt;br /&gt;Le fait est que le premier ouvrage a été écrit par une femme qui s’avère être la dernière à avoir vécu avec le personnage principal et auteur du livre qui a inspiré le second.&lt;br /&gt;L’histoire paraîtra sans doute plus claire si je précise que « Le scaphandre et le papillon » a été « dicté » lettre à lettre par Jean-Dominique Bauby, grâce aux clignements de son œil gauche qui représentaient son unique mode de communication avec l’extérieur.&lt;br /&gt;Suite à un accident vasculaire cérébral, le rédacteur en chef du magazine &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; fut hospitalisé en 1997 à l’âge de 44 ans, avec un diagnostic de Locked-In Syndrome après une période de coma.&lt;br /&gt;Le LIS se traduit littéralement par « bloqué à l’intérieur », un état neurologique rare dans lequel le patient est éveillé et totalement conscient de son corps et de son environnement, il voit tout, il entend tout, mais ne peut plus ni bouger ni parler en raison d'une paralysie complète exceptée le mouvement des paupières.&lt;br /&gt;Son histoire a été largement médiatisée et a permis de faire connaître cette pathologie, de créer une &lt;a href="http://alis-asso.fr/"&gt;association&lt;/a&gt; qui communique, informe, soutient et encourage les progrès de la recherche pour le confort des patients atteints (environ 500 en France).&lt;br /&gt;Jean Dominique Bauby est décédé quelques jours après la parution de son livre, qui fut adapté au cinéma en 2007, et dans lequel il raconte son calvaire d’« emmuré vivant », en faisant plutôt la part belle a son ex-femme et laissant dans l’ombre celle pour qui il l’avait quittée et dont il partageait le quotidien depuis 9 mois.&lt;br /&gt;C’est celle-là même, Florence Ben Sadoun, « La fausse veuve » qui a voulu donner sa version de l’histoire, 10 ans après, dans un roman qui ressemble d’avantage à une autobiographie ou un témoignage.&lt;br /&gt;Certes, elle ne cite jamais nommément son amour perdu ni même l’hôpital de Berck-sur-mer (qu’elle a rebaptisé « Vomi ») auquel elle se rendait pour être à ses côtés, mais la similarité des histoires impose le rapprochement, tout comme l'aile de papillon qui figure sur la couverture.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« Aujourd’hui je suis plus vieille que toi alors que j’avais neuf ans de moins que vous… »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ainsi commence cette ultime lettre à l’absent parfois très intime, oscillant entre tutoiement et vouvoiement facilement déstabilisateurs, à laquelle viennent se greffer souvenirs d’enfance, d’adulte, religion et rapport à la mort.&lt;br /&gt;En trame de fond, une belle histoire d’amour qui prend un virage inattendu et la valse des sentiments qui l’accompagnent.&lt;br /&gt;D’aucuns l’interprèteront comme une sorte de règlement de comptes, un appel au rétablissement de sa légitimité de veuve suite à la frustration de l’appropriation de l’homme qu’elle aimait par la postérité et les intérêts financiers, une remise en cause des partis pris, de la retranscription et de l’interprétation qui a pu être faite des dictées de son conjoint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;« (…) Qui a le droit de nous déposséder de notre histoire en émiettant notre intimité autour d’un club-sandwich ? Qui gagne quoi et surtout combien en falsifiant la réalité ? Quand on ne comprend pas ce qui se passe, ce qui se trame par en-dessous, il faut toujours penser à un seul mobile : l’argent. (…) »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;D’autres, comme moi, apprécieront cet ouvrage qui se lit facilement et rapidement, avec de jolies pointes d’humour, pour son point de vue différent, son approche de l’impuissance et du désespoir des conjoints des patients, de leur intimité impossible, mais aussi plus généralement sur la place dans la société des femmes « invisibles », maîtresses dont on connaît l’existence mais qui n’ont aucun droit que celui d’aimer et d’attendre seules, souvent en vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« (…) J’ai l’impression de vivre sur la pointe des pieds. Pour le corps médical elle redevient ta femme alors que vous ne vous êtes jamais mariés et que tu viens surtout de la quitter. Quitter pour moi. Elle sera pourtant leur unique interlocutrice. (…) » &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« (…) Ils ne frappent pas à la porte. Que pourraient bien faire deux adultes qui s’aiment (qui s’aimaient, qui ne s’aimeront plus faute de combattants ?) enfermés depuis quatre heures dans cette chambre de neuf mètres carrés qui pue, sans pouvoir ni se parler, se dire, rire, ni se toucher. La sexualité à l’hôpital est un plus grand tabou encore que les maladies nosocomiales. (…) »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Si le sujet vous intéresse, je vous suggère de découvrir cette histoire d’une femme a qui on a volé son amour, son chagrin, son deuil, et qui a bien fait d’utiliser son droit de réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« (…) Je n’ai pas la parole, je suis votre fausse veuve, celle du rang de gauche à l’église dos à la nef. Celle à qui le curé n’a pas parlé. Celle qu’il n’a même pas regardée une seule fois dans les yeux. Pour les siècles des siècles. (…) &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Florence Ben Sadoun est directrice de la rédaction de Première, journaliste à Elle, et chroniqueuse cinéma à France Culture.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Merci aux éditions Denoël et à chezlesfilles.com de m’avoir fait découvrir ce livre.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-6671961788913510533?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/6671961788913510533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=6671961788913510533' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6671961788913510533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6671961788913510533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/08/la-fausse-veuve.html' title='La fausse veuve'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-7761175554061873808</id><published>2008-07-24T14:58:00.004+02:00</published><updated>2008-07-24T18:41:46.970+02:00</updated><title type='text'>Mon petit roi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/UNX/UNX128/u12833020.jpg"&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 189px" height="205" alt="" src="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/UNX/UNX128/u12833020.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;Il s’appelle Vittorio Tobia Corrado.&lt;br /&gt;C’est M.CarrieB qui me l’a présenté un beau soir de juillet, à ma grande surprise, alors qu’il ne m’y avait pas préparé et que je n’avais rien prévu pour l’accueillir.&lt;br /&gt;Prise de court, je n’imaginais pas qu’il trouverait un volontaire aussi facilement et rapidement, et je me suis retrouvée toute bête devant lui, à ne pas savoir quoi dire ni faire.&lt;br /&gt;Ca faisait longtemps qu’on en parlait puis on n’en parlait plus, on en avait envie tous les 2, pour mettre un peu de piment au quotidien, mais on n’avait jamais osé franchir le pas, bien que nous ayons désormais toute la place nécessaire pour l’héberger à la maison sans éveiller les soupçons, et que nous soyons chacun assez mûrs et confiants pour assumer.&lt;br /&gt;Lui comme moi avions déjà tenté l’expérience maintes fois quand nous étions plus jeunes, plus en forme, plus fous, mais jamais ensemble.&lt;br /&gt;Et là encore le problème se poserait : Impossible de se le partager sans laisser les enfants seuls ; nous n’osions pas imaginer le faire monter dans la chambre, ni faire ça dans une autre pièce de la maison ; le plus loin était le mieux, et il était décidé de situer les rendez-vous en pleine nature, loin des regards indiscrets.&lt;br /&gt;Il était prévu que je le laisse exclusivement à M.CarrieB, qui avait envie de tenter quelque chose de nouveau, pour son seul plaisir, mais très vite je suis tombée sous le charme du nouvel arrivant et l’ai supplié de me laisser seule avec lui au moins un soir, juste pour l’aventure.&lt;br /&gt;Il a fini par accepter, un peu à contrecœur, me faisant promettre que ça ne changerait rien entre lui et moi et que je ne m’enfuirais pas avec Vittorio pour ne plus jamais revenir.&lt;br /&gt;Il faut dire qu’il était bien plus beau que je ne l’imaginais, encore vierge de toute escapade, magnifiquement racé et dont les courbes luisaient au soleil.&lt;br /&gt;J’ai alors mis ma plus jolie tenue pour l’impressionner, et prévu de quoi boire pour me donner du courage et pouvoir me désaltérer sans freiner nos ébats.&lt;br /&gt;M’abstenant de préliminaires, à peine étais-je montée sur lui que je retrouvais ces sensations délicieuses oubliées depuis mes 17 ans.&lt;br /&gt;Pas facile à convaincre au départ (le contrat ne m’incluait pas et il affiche clairement qu’il préfère les hommes), il a fait son difficile et a tenté de m’épuiser très vite, mécaniquement, sans que l’un ou l’autre n’y prenne vraiment de plaisir.&lt;br /&gt;Je n’arrivais pas à suivre le rythme, et nous avons du nous arrêter un moment pour reprendre une allure plus calme, ne pas nous lancer à corps perdus si nous voulions en profiter mieux et plus longtemps.&lt;br /&gt;Je devais lutter de toutes mes forces pour faire oublier les années et lui prouver que l’expérience de l’âge valait bien l’audace de l’adolescence, et qu’une femme était capable de lui procurer de nouvelles sensations.&lt;br /&gt;Nous avons fini par nous entendre, et la soirée fut douce et enivrante, alternance de halètements dans l’effort de va et vient et de longues expirations quand je le laissais faire seul, bercés que nous étions par les parfums de pêche et d’abricots des vergers qui nous entouraient.&lt;br /&gt;Les mains serrées très fort dans les siennes, le dos tantôt cambré tantôt courbé, nos silhouettes s’éloignaient pour mieux se retrouver, et mes jambes se serraient de plus en plus autour de son corps tatoué.&lt;br /&gt;Nous n’avons pas vu le soleil se coucher discrètement derrière nous, tant nous étions bien ensemble : le temps était comme suspendu, l’espace entier nous appartenait, et cette impression de communion avec la nature me grisait.&lt;br /&gt;La fatigue s’installant à la tombée de la nuit, c’est à regrets que nous sommes rentrés à la maison, sans faire de bruit pour ne pas réveiller les enfants, rejoignant M .CarrieB qui commençait à s’inquiéter de ne pas nous voir revenir.&lt;br /&gt;C’est naturellement d’abord vers Vittorio que M.CarrieB s’est tourné, histoire de voir si tout s’était bien passé, si je ne l’avais pas trop traumatisé, et s’il était envisageable que nous trouvions un arrangement pour alterner les soirées passées ensemble, à mon plus grand plaisir.&lt;br /&gt;Ensuite Vittorio est allé se coucher, et nous avons pu parler calmement en couple de mes impressions quant à cette première fois : Malgré l’épuisement physique, la sensation de vide et des douleurs lancinantes à l’entre-jambes, j’avais follement envie de réitérer l’expérience un autre soir, quand M.CarrieB m’y autoriserait.&lt;br /&gt;Après une douche bienvenue et une merveilleuse nuit de sommeil, je suis allée voir mon amant de la veille le lendemain matin : il allait bien, bien qu’il ait dormi sur la béquille, et, en hommage à nos premiers trente kilomètres parcourus ensemble, je me suis dit que nous nous étions suffisamment rapprochés pour que je puisse enfin l’appeler par ses initiales : VTC.&lt;br /&gt;Et nous vécûmes M.CarrieB, notre vélo et moi, heureux et en bonne intelligence jusqu’à la fin des temps (ou au moins de la saison estivale).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;Ca vous a plu ? Preuve que l’été me fait aborder des sujets plus légers, vous pouvez lire ou relire ce que j’avais écrit dans le même style en août 2006 sur un de mes &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=plaisir+solitaire"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;plaisirs solitaires&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;…&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-7761175554061873808?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/7761175554061873808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=7761175554061873808' title='27 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/7761175554061873808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/7761175554061873808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/07/mon-petit-roi.html' title='Mon petit roi'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>27</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-6440184142776434938</id><published>2008-07-03T18:22:00.002+02:00</published><updated>2008-07-03T19:20:15.135+02:00</updated><title type='text'>Pour le meilleur et...?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/ITS/ITS004/itf270s025.jpg"&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 153px; CURSOR: hand; HEIGHT: 210px" height="190" alt="" src="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/ITS/ITS004/itf270s025.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;Ah, les jolis mois de juin/juillet, mois de la Saint-Jean (mais aussi de la Saint-Médard et Barnabé, si si), de la fête de la musique (et pas toujours des oreilles) et de celle de notre pauvre France, des fraises non transgéniques (celles qui auront survécu à l’invasion des escargots et fourmis) et autres fruits radioactifs, mois de l’été (en théorie du moins), mais aussi et surtout mois des mariages !&lt;br /&gt;Eh oui, en 2008 il y a encore des couples qui se marient, ça me surprendra toujours, même si on s’accorde désormais plus de temps pour y réfléchir, en moyenne à l’aube de la trentaine pour les femmes et juste après avoir passé le cap pour les hommes.&lt;br /&gt;Bien que l’amalgame amour/mariage ne me paraisse plus de nos jours d’une grande évidence, environ 267 000 couples ont encore sauté le pas en 2007.&lt;br /&gt;C’est assez étonnant, pour moi qui suis connue entre autres pour mon côté vieille France, fleur bleue, romantique-nunuche et tout-ce-qui-s’en-suit, mais le Mariage avec un grand M ne m’a jamais fait rêver (pas plus que les miss France d’ailleurs).&lt;br /&gt;Et je me dis que ça n’est sans doute pas plus mal, parce que pour celles qui ont le fantasme de la longue robe blanche à froufrous depuis leur plus jeune âge, le rêve peut vite virer au cauchemar.&lt;br /&gt;On a toutes en tête les mariages princiers et ceux idylliques des soaps télévisés, mais que se cache-t-il donc réellement derrière le sourire crispé des mariés-lambda le jour J ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec la fameuse demande en mariage : Dans bon nombre de cas, il s’agit uniquement d’un constat « ça fait 10 ans qu’on est ensemble, on pourrait se marier, tu ne crois pas ? », « on a 3 enfants, le 4ème en route, ce serait peut-être mieux que tu portes leur nom », d’un passage obligé religieux « pas d’enfants avant le mariage », d’un choix stratégique « j’ai fait la simulation, si on était mariés on paierait 2 fois moins d’impôts » ou d’une nécessité « la banque ne nous accordera pas le crédit pour la maison si on n’est pas mariés ».&lt;br /&gt;Soyons lucides : une demande formulée hors de la période passionnelle des débuts, après plusieurs années de vie commune, est rarement le fait d’un élan soudain d’amour, et parfois même uniquement la conséquence de l’insistance d’un des deux concubins.&lt;br /&gt;Alors adieu la demande genou au sol dans un endroit extraordinaire, la larme à l’œil et la voix tremblante, adieu le « oui » fatidique dans un souffle avant l’évanouissement et les violons qui entament leur balade romantique tandis qu’en filigrane apparaît le « the end » précédant le générique, qui laisse entendre « ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».&lt;br /&gt;La demande, en réalité, n’a souvent rien de pompeux, et s’enchaîne très vite sur le choix de la date et du lieu, qui peut s’avérer première source de discorde, et qui forcément n’arrange jamais personne, à moins de s’y prendre au moins 2 ans à l’avance.&lt;br /&gt;Mariage religieux ou non ? La plupart du temps quand on choisit l’église, ça n’est pas par conviction profonde, mais juste parce que « ça se fait dans la famille » ou pour pouvoir faire durer plus longtemps le suspense et se rapprocher du sacro-saint mariage en grande pompe.&lt;br /&gt;Il s’agit aussi de décider qui on invite, et pour quel moment : l’apéritif ? le repas ? le dessert ? (si si ça se fait), et là les vieilles rancunes familiales commencent à resurgir « tatie Jeanine n’a pas donné signe de vie depuis le divorce de tes parents, tu crois vraiment que c’est indispensable de la convier? »&lt;br /&gt;S’ensuivent en quelques mois marathoniens, méli-mélo, le choix et l’envoi des faire-part, la paperasse à réunir, le choix du traiteur et des menus, du vin, des dragées, la préparation religieuse avec le prêtre et ses interrogations d’un autre temps, les textes, les chants, les fleurs, les alliances, la liste de mariage, le photographe, l’animation, le costume, la robe et les accessoires, les chaussures, bijoux, le thème de la soirée, la décoration, les tulles pour décorer les voitures…et j’en passe.&lt;br /&gt;Autant de raisons pour se lever en pensant au mariage, manger en pensant au mariage, ne parler que de mariage et se coucher en rêvant au mariage, autant dire une forte probabilité d’overdose de pression, et de disputes à répétition dans le couple ( difficile d’être toujours d’accord en étant si impliqué affectivement dans cet évènement), voire même au sein des familles.&lt;br /&gt;Et tout ça a un coût bien sûr, pas moins de 11 800 € en moyenne en France, et qui va payer ?&lt;br /&gt;L’argent et la répartition des dépenses sont un sujet sensible, qui vire vite en une guerre de négociations et d’arguments si les futurs mariés ne règlent pas seuls la note, et à condition qu’ils n’aient pas à contracter de crédit pour le faire.&lt;br /&gt;Parmi les moments douloureux, la désignation des témoins est également à noter, avec son lot de déceptions, de colères voire de pleurs parmi la fratrie ou les amis.&lt;br /&gt;Il s’agit là d’un choix émotionnel certes, mais stratégique aussi, sachant que les témoins vont s’occuper des enterrements de vie de garçon et fille respectifs et peut-être aussi du déroulement de la soirée de mariage, alors autant choisir des gens qui ne nous ferons pas sauter à l’élastique si on déteste les émotions fortes ni imposeront un discours d’un goût douteux le grand jour, en récitant la liste de toutes les ex du marié ou en abordant les tendances alcooliques de la mère de la mariée.&lt;br /&gt;Ajoutons à cela l’établissement du plan de table et l’énervement est à son comble « qui va supporter de manger en face de mémé Yvonne ou d’écouter les blagues salaces du cousin Gaspard ? », « comment éloigner tonton André de tonton Alain, qui ne se parlent plus depuis cette histoire de vol de petite amie à la fac ? »…&lt;br /&gt;Le jour J, épuisés mais…épuisés, les mariés se mettent enfin sur leur 31 tout en se demandant si tout est bien prêt, s’ils n’ont rien oublié, obsédés par la météo et la personne qui s’occupe des alliances « si elle les a oubliées, je la tue de mes mains » : le niveau de stress est si élevé qu’il est palpable, et qu’on sent que si un petit détail flanche, c’est la cocotte d’angoisses accumulées qui va exploser et faire s’écrouler l’édifice éphémère du mariage parfait.&lt;br /&gt;Après au moins 4 bonnes heures de torture (triple couche de maquillage waterproof, chignon-lifting avec tentative d’ancrage des épingles directement dans le crâne généreusement arrosé d’une bombe entière de laque, et enfilage de la tenue à 3 personnes avec serrage de corset compressif, au minimum), la mariée est généralement belle (puisqu’elle a souffert pour l’être, tout de même) et souriante (dès qu’elle croise quelqu’un, tout au moins).&lt;br /&gt;Le marié l’est aussi, même s’il a moins de mérite, si ce n’est celui de porter costume, gilet et cravate jusqu’au bout, quelle que soit la température.&lt;br /&gt;Et la journée tant planifiée, tant espérée, peut enfin commencer.&lt;br /&gt;L’impression de tourbillon peut assez bien résumer son déroulement, les étapes se suivent à la chaîne, les sourires, les embrassades, les photos, la mairie, les embrassades, l’église (en option), les embrassades, les photos, le vin d’honneur, les embrassades, les photos, le repas, les photos…STOP !&lt;br /&gt;Voilà comment nous arrivons à notre fameux sourire crispé des mariés lambda le jour-J.&lt;br /&gt;Du temps, de l’argent, des soucis, tout ça pour ça : une seule et unique journée festive ; il vaut mieux bien en avoir conscience avant de lancer l’idée au détour d’une soirée plus arrosée que les autres !&lt;br /&gt;La bonne nouvelle, c’est que si les mariés sortent indemnes de tout ça, ils ont une chance de vivre heureux et tout ce qui s’en suit…ce serait quand même dommage que ça se termine quelques années plus tard par un divorce, enfin, je dis ça, je dis rien, mais 1 mariage sur 3 à peu près…ça veut dire que 2 s’aiment toujours !&lt;br /&gt;Mes parents viennent juste de fêter leurs 38 années de mariage, et je connais bien d’autres couples qui font rimer amour (et mariage) avec toujours, alors qui dit (à part moi pour le moment) que je ne (re)sauterai pas le pas d’ici quelques années?&lt;br /&gt;Ben oui parce qu’entre les impôts, les enfants et le projet maison, je vais bien finir par devoir céder !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-6440184142776434938?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/6440184142776434938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=6440184142776434938' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6440184142776434938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6440184142776434938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/07/pour-le-meilleur-et.html' title='Pour le meilleur et...?'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-2419825018101955823</id><published>2008-05-25T00:22:00.009+02:00</published><updated>2008-05-25T02:15:04.540+02:00</updated><title type='text'>Fete des mères, mais pas que</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/12/74/68197/13538694_p.jpg"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 174px; CURSOR: hand" height="139" alt="" src="http://storage.canalblog.com/12/74/68197/13538694_p.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Ce dimanche 25 mai est bien sûr celui de la fête de toutes les mamans, mais j’en ai déjà parlé par le passé suffisamment &lt;/span&gt;&lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=accueilli+le+livreur+"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=sa+couleur+pr%C3%A9f%C3%A9r%C3%A9e"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;, et puis &lt;/span&gt;&lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=puzzle+%C3%A0+l%E2%80%99imposant"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt; aussi.&lt;br /&gt;Ce qu’on sait moins, c’est que cette date correspond aussi au pire cauchemar de chaque mère, de chaque parent : la disparition d’un enfant.&lt;br /&gt;Aujourd’hui a lieu pour la 6ème année consécutive en France (la 25ème pour les USA) la Journée Mondiale des enfants disparus, dont le nombre s’élève ici encore chaque année à environ 40 000, qui pourraient être les vôtres, ou les miens.&lt;br /&gt;Parmi eux, une grande partie de fugueurs, ou plutôt de fugueuses, puisque les filles sont plus nombreuses à oser quitter le domicile parental sur un coup de tête, et de plus en plus d’enlèvements parentaux, exponentiels à l’augmentation des séparations et divorces, et contre lesquels il est difficile d’agir, à plus forte raison lorsque le parent kidnappeur se cache à l’étranger.&lt;br /&gt;La plupart des ces 40 000 mineurs sont heureusement retrouvés dans l’année, sachant que les 48 premières heures sont toujours décisives en cas d’enlèvement, et qu’en cas de fugue l’échéance du mois semble être souvent concluante.&lt;br /&gt;Mais environ 2%, seulement et tellement à la fois, constituent les enlèvements criminels.&lt;br /&gt;Seulement parce que le pourcentage faible semble une proportion "acceptable" pour un statisticien, tellement parce qu’aucune de ces histoires individuelles ne peut laisser insensible.&lt;br /&gt;Face à ce drame, les familles concernées se sentent souvent abandonnées, obligées de se conformer aux recherches habituelles menées par la gendarmerie, démunies face à l’inconnu et anéanties, par l’inquiétude et la douleur, même si de plus en plus d’associations sont présentes à leurs côtés.&lt;br /&gt;Dans tous les témoignages de parents, ce qui revient inlassablement comme le pire à surmonter est l’incertitude, même de nombreuses années après la disparition.&lt;br /&gt;Comment faire le deuil contre nature d’un enfant quand l’espoir est intact, faute de corps, entretenu par de fausses alertes et l’absence de nouvelles, et quand on n’a aucun lieu où se recueillir, où pleurer une réalité officiellement constatée ?&lt;br /&gt;En tant que mère, c’est sans aucun doute la pire chose qui pourrait m’arriver, et, tout en compatissant sincèrement avec les familles concernées, je n’ose imaginer dans quel désarroi une telle situation peut les placer, et je sais bien que personne n’est préparé à ce genre d’épreuve, que personne ne veut s’y préparer, à juste titre.&lt;br /&gt;Sans doute n’y a-t-il pas plus de disparitions que par le passé, sans doute en entend-on davantage parler avec l’expansion des médias et la surexposition des « affaires », mais le risque est là, omniprésent, de l’école au supermarché, du quartier à la fête du village.&lt;br /&gt;Sans devenir paranoïaque ou terroriser les enfants, la meilleure action de prévention reste la communication et la confiance, la liberté dans un cadre bien défini, et l’information des attitudes à avoir en cas de doute, plus que l’explication précise des dangers encourus.&lt;br /&gt;J’en ai pour ma part parlé très simplement à ma fille dès qu’elle a été en âge de comprendre qu’il ne fallait pas répondre aux inconnus, quand l’occasion s’en est présentée, et continue à communiquer sur le sujet au fil de ses interrogations et de sa croissance.&lt;br /&gt;Beaucoup de mamans dans mon entourage n’ont jamais abordé le sujet et pensent à tort traumatiser leur progéniture en évoquant une éventualité qui reste marginale.&lt;br /&gt;Je pense personnellement que c’est dans tous les cas une bonne entrée en matière au monde tel qu’il est, fait certes de rose, mais aussi de nuances de gris et de noir, un monde imparfait à la mesure d’humains non exempts de failles.&lt;br /&gt;Dans mes recherches pour cet article, j’ai découvert plusieurs outils simples et faciles d’accès aux plus jeunes, supports à une discussion mère/enfant par exemple, propice en ce jour spécial de fête des mères, mais aussi de mobilisation des pouvoirs publics et du grand public sur la problématique des disparitions d’enfants.&lt;br /&gt;Il y a notamment le « &lt;a href="http://apev.org/article.php?sid=61"&gt;marque-page de sécurité&lt;/a&gt; », avec les 7 conseils élémentaires de prudence et de sécurité de l’enfant, ou encore la mini-bande dessinée « &lt;a href="http://apev.org/index.php?op=newindex&amp;amp;catid=4"&gt;Et toi, tu fais quoi ?&lt;/a&gt; », ou comment il peut faire face aux situations imprévues, disponibles l’un et l’autre gracieusement sur simple demande par mail à l’&lt;a href="http://apev.org/index.php?op=edito"&gt;APEV&lt;/a&gt; (Aide aux Parents d’Enfants Victimes).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Pour éviter un jour d’être dans les 2% qui font mal, et parce que quand on peut prévenir, c’est faiblesse d’attendre (dixit Jean de Rotrou), parlons-en, parlons leur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-2419825018101955823?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/2419825018101955823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=2419825018101955823' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2419825018101955823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2419825018101955823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/05/fete-des-mres-mais-pas-que.html' title='Fete des mères, mais pas que'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-3571535066078106444</id><published>2008-04-22T00:23:00.009+02:00</published><updated>2008-11-13T11:29:38.832+01:00</updated><title type='text'>Paris, tu paries ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SA0ZTisNmLI/AAAAAAAAAEQ/gmXYTQzxZUk/s1600-h/IMGP0278.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191833768948504754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 165px" height="175" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SA0ZTisNmLI/AAAAAAAAAEQ/gmXYTQzxZUk/s200/IMGP0278.JPG" width="131" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;C’est un peu comme ça qu’avait été lancée l’idée d’une folle escapade à Paris par &lt;/span&gt;&lt;a href="http://labrunequiroule.canalblog.com/"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;ma fée préférée&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;, qui s’est concrétisée il y a 15 jours déjà…&lt;br /&gt;Mais au fait, à quoi reconnaît-on deux provinciales qui passent quelques jours à la capitale ?&lt;br /&gt;Elles commencent par se perdre dans le hall de gare, ensuite se retrouvent systématiquement sur le quai de métro opposé à leur destination et, une fois dans la rue, prennent encore la mauvaise direction.&lt;br /&gt;Elles ne se déplacent jamais sans leur plan détaillé des arrondissements et arrêts de métro, mais ne le tiennent pas forcément dans le bon sens.&lt;br /&gt;Elles remarquent immédiatement que Paris ne sent pas bon, ni en sous-sol, ni en surface, et n’arrivent pas à faire abstraction du mélange d’odeurs qui atteint leurs narines, mais éveillent tous leurs autres sens pour compenser.&lt;br /&gt;Elles courent, comme les parisiens, mais pas pour les mêmes raisons : d’abord emportées par le mouvement, elles veulent voir tant de choses, visiter, découvrir, que le temps leur manque toujours.&lt;br /&gt;Elles s’excusent lorsqu’elles se font bousculer, sourient et osent même parler à des personnes qu’elles ne connaissent pas, tout en restant polies.&lt;br /&gt;Elles ne s’engouffrent pas dans la première bouche souterraine en cas d’averse, elles préfèrent admirer l’architecture urbaine de plain-pied, même sous la pluie.&lt;br /&gt;Elles ne regardent pas où elles marchent, leurs yeux s’attardent en l’air, sur des bâtiments chargés d’histoire ou bien plus hauts qu’elle n’en voient au quotidien.&lt;br /&gt;Elles refusent de se laisser prendre au piège des attrape-touristes chargés de porte-clés Tour Eiffel et de T-shirts « I love Paris », mais s’attardent anormalement dans les boutiques des musées.&lt;br /&gt;Elles se font aborder dès la sortie du train pour se faire vendre des livres d’occasion au prix des neufs, et enchaînent sur une bonne partie des malheureux de la ville lumière, en demande d’argent, de cigarettes ou d’attention.&lt;br /&gt;Elles s’émerveillent de chaque chose, et par-dessus tout de ce choix trop large d’activités dont les autochtones n’imaginent peut-être pas le côté exceptionnel.&lt;br /&gt;Elles n’hésitent pas à aider, dans la mesure de leurs capacités et de leur sens de l’orientation, d’autres provinciaux égarés à trouver leur chemin.&lt;br /&gt;Elles disent qu’elles adorent Paris, mais n’envisageraient pas même une seconde d’y vivre.&lt;br /&gt;Elles aiment se perdre dans les rues à la lueur des réverbères en refaisant le monde, et arriver malgré tout à retrouver leur hôtel, même au petit matin.&lt;br /&gt;Et pour ces deux là, ce week-end précis, elles savent apprécier la douceur d’un soir en terrasse à Beaubourg, une pièce aussi intime qu’hilarante* et un restaurant aussi inattendu qu’expérimental**.&lt;br /&gt;Elles découvrent avec admiration les grands classiques du Louvre, puis une exposition surprenante et qui submerge d’émotions***.&lt;br /&gt;Elles rencontrent des blogueurs au grand cœur****, voient l’Opéra, Notre Dame, l’Ile Saint-Louis, Pigalle, Luxembourg, Montmartre, le marathon de Paris et tant d’autres!&lt;br /&gt;Elles rentrent chez elles trop vite, épuisées mais des images plein les yeux et des sourires plein le cœur.&lt;br /&gt;Paris, tu paries, Paris, que je te quitte?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Mais que je reviendrai un jour y rejouer la provinciale, ça c’est sûr, et avec plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* « &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;a href="http://www.chaussuresrouges.fr/"&gt;Quand je serai grande j’aurai des chaussures rouges&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;», pièce tendre, émouvante et drôle aux Blancs Manteaux, avec Valentine et Sandrine, comédiennes au bagout et au dynamisme sans faille : une soirée fous-rires à ne pas rater ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;** « &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.danslenoir.com/"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Dans le noir ?&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;», ou comment manger un menu surprise (ou boire un verre) dans l’obscurité totale, avec l’aide de guides non-voyants d’une grande compréhension : expérience sensorielle aussi étonnante que déstabilisante. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;*** « &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;a href="http://www.bnf.fr/pages/cultpubl/exposition_739.htm"&gt;Sorbonne Plage&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;», à la bibliothèque Nationale de France, jusqu’au 18 mai, manuscrits originaux, photographies, dessins, films et enregistrements d'époque : correspondances, idéaux, et liens de 4 prix Nobel engagés &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;br /&gt;**** &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.laminute.canalblog.com/"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Mme de Keravel&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt; (et Monsieur, bien sûr, quel accueil!), &lt;/span&gt;&lt;a href="http://chezpepina.canalblog.com/"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Pepina&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt; (et junior, adorable) et &lt;/span&gt;&lt;a href="http://titouns.blogspot.com/"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Titouns&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt; (en coup de vent, à regrets)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-3571535066078106444?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/3571535066078106444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=3571535066078106444' title='24 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3571535066078106444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3571535066078106444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/04/paris-tu-paries.html' title='Paris, tu paries ?'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SA0ZTisNmLI/AAAAAAAAAEQ/gmXYTQzxZUk/s72-c/IMGP0278.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>24</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-8335049484869988699</id><published>2008-03-21T12:00:00.003+01:00</published><updated>2008-03-21T13:46:32.333+01:00</updated><title type='text'>Saison de l'écriture</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/CSK/CSK006/pr21675.jpg"&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 158px" height="175" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/CSK/CSK006/pr21675.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Je me suis rendue compte récemment que mes périodes lecture/écriture ne coïncidaient jamais.&lt;br /&gt;Il y a résolument dans ma vie des épisodes, plus ou moins longs, consacrés à l’une ou à l’autre, mais de manière quasi obsessionnelle et systématique.&lt;br /&gt;Quand l’envie de lire me prend, c’est une boulimie de lignes qui m’envahit : je lis jusqu’à l’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;endormissement&lt;/span&gt;, jusqu’au dégoût, jusqu’à l’overdose de ces mots d’auteurs qui me touchent ou m’indiffèrent.&lt;br /&gt;Je ne possède que peu de livres, trop nourrie depuis mon enfance des exemplaires cornés et odorants des rayonnages de la bibliothèque, et l’idée même d’annoter de ma main la marge d’un ouvrage dont j’aurais fait l’acquisition m’apparaît comme un blasphème.&lt;br /&gt;Je respecte l’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;objet-livre&lt;/span&gt; et son histoire en tant que tel, et ne tente de me l’approprier que l’espace de ma lecture, par l’imagination, l’identification psychologique, parfois jusqu’au transfert momentané.&lt;br /&gt;Dans ma "culture littéraire" il y a de tout et de rien, romans, nouvelles, biographies, poèmes, contes et j’en passe, du genre littéraire, d’auteurs connus ou pas du tout.&lt;br /&gt;J’en ai oublié la plupart, à vrai dire, et retenu que peu, mais à coup sûr ils ont tous apporté leur contribution au puzzle de mon existence, des choix que j’ai faits et des directions que j’ai prises.&lt;br /&gt;Alors, lorsque la frénésie me prend, je les sélectionne le plus souvent selon des critères qui mêlent le hasard à l’intuition, et les dévore sans relâche de la première à la dernière miette de mot.&lt;br /&gt;De bonnes surprises parfois, des déceptions aussi, ou pire certains qui ne m’atteignent en rien, mais la joie de lire est toujours intacte.&lt;br /&gt;Dans l’idéal, pour être rassasiée, ne serait-ce que provisoirement, il faut que je trouve le livre qui me bouscule, me bouleverse, m’apprenne, m’interroge sur mes convictions les plus profondes, me laisse sans voix et stupide de ne pas l’avoir lu plus tôt.&lt;br /&gt;Il y en a comme ça, qui font que vous ne serez jamais plus la/le même, aussitôt la dernière page achevée.&lt;br /&gt;Oui ce que j’aime dans la lecture c’est, en plus du rapport charnel, sensuel (littéralement) avec l’objet, ce besoin impérieux, essentiel, que l’on mette à mal mes neurones, mon mode de pensée même, mes certitudes, et c’est sans doute la finalité de cette orgie de chapitres.&lt;br /&gt;Lire beaucoup, de tout, du bon et du médiocre, pour mieux apprécier la pépite qui se cache dans la masse et saura faire chavirer mes sens sans crier gare, et me faire renoncer à écrire quoi que ce soit sans que je ne chiffonne chaque ébauche de début de genèse de naissance de prémices de commencement de texte.&lt;br /&gt;Après avoir lu tant et tant de pages rédigées par d’autres, au prix de mois, d’années de travail ou de l’œuvre d’une vie, comment ne pas penser que tout à déjà été écrit ?&lt;br /&gt;Comment imaginer pouvoir apporter quelque chose à l’autre, le distraire, susciter de l’intérêt, éveiller une étincelle, l’attiser, et satisfaire et l’auteur, et le lecteur ?&lt;br /&gt;Mais l’écriture revient toujours, saison bénie, car à défaut de la connaître ou de la maîtriser, je l’aime et elle a toujours été quelque part à l’intérieur, faisant parfois un signe, se cachant, s’extériorisant tout à coup, puis repartant se blottir à l’abri de moi-même.&lt;br /&gt;J’aime cet instant précis où une idée me vient, sans préméditation, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, légère ou plus personnelle, simple ou sur laquelle il me faudra travailler.&lt;br /&gt;Un mot, une phrase, autour de laquelle il faudra construire une histoire, vécue ou non, de toutes pièces.&lt;br /&gt;L’inspiration de départ est comme l’unique indice d’une enquête, une base de travail pour l’imagination, la mémoire, l’esprit en général, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;qu&lt;/span&gt;’il faudra analyser, fouiller, torturer aussi.&lt;br /&gt;Quand les mots commencent à s’échapper du stylo sur la page blanche, soit ils s’enchaînent automatiquement en un flot rapide qui ne cesse &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;qu&lt;/span&gt;’au point final, soit ils s’arrêtent trop tôt en une ph(r)&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;ase&lt;/span&gt; incomplète.&lt;br /&gt;Plus je m’implique dans l’écriture, plus elle me fait souffrir, trébucher à chaque étape sur des obstacles invisibles, tomber dans le trou noir de la page blanche.&lt;br /&gt;Le vide ne m’a jamais tant effrayé que dans ma tête et sur le papier.&lt;br /&gt;Je veux écrire, mais je ne peux pas : frustration extrême, tiraillement des méninges et douleur physique indescriptible, comme si tout le corps se contractait, s’arrêtait d’accomplir ses fonctions vitales, déçu de si peu de résultats fournis par le cerveau.&lt;br /&gt;Mais quel bonheur quand les mots reviennent !&lt;br /&gt;Même un seul, clé mystérieuse qui permet d’ouvrir la porte à la suite de syllabes encastrables, de sujets &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;modulables&lt;/span&gt;, adjectifs interchangeables, verbes indispensables et compléments &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;déplaçables&lt;/span&gt;, qui composeront le texte.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Etrangement&lt;/span&gt; mes cahiers ne sont pas du tout soignés, couverts de caractères illisibles et puérils, de symboles de renvoi vers note, de ratures grossières, qui ne correspondent en rien à mon écriture habituelle, comme s’il avait fallu conserver intact l’état d’esprit des premiers poèmes griffonnés de mon enfance.&lt;br /&gt;Je noircis des pages en abondance, souvent plusieurs textes à la fois, passant de l’un à l’autre au gré de mon humeur, et dois limiter mes relectures pour ne pas tous les éliminer prématurément, et que certains subsistent malgré tout.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Alors j’écris pour le plaisir d’écrire, comme je lis pour le plaisir de lire, et peu importe le résultat, tant que l’envie est là.&lt;br /&gt;J’écris à saturation, ou à satisfaction, mais n’insiste jamais quand le moment est venu, quand cahier et stylo implorent du repos.&lt;br /&gt;Alors ils s’ouvrent seulement, avec parcimonie à quelques notes concises, quelques idées qui vagabondent, et qui peut-être plus tard feront l’objet d’un récit, ou pas.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;En attendant revient le temps de la lecture, comme une saison nouvelle &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;qu&lt;/span&gt;’on n’a jamais eu l’occasion d’attendre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;&lt;em&gt;Saison aussi du partage des expériences : Qu'en est-il de votre relation à la lecture/l'écriture?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-8335049484869988699?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/8335049484869988699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=8335049484869988699' title='28 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/8335049484869988699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/8335049484869988699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/03/saison-de-lcriture.html' title='Saison de l&apos;écriture'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>28</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-2550750255566535509</id><published>2008-03-11T16:20:00.011+01:00</published><updated>2008-03-11T19:45:13.881+01:00</updated><title type='text'>Lettre ouverte à C.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/DSN/DSN021/1809611.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 123px; CURSOR: hand; HEIGHT: 170px" height="188" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/DSN/DSN021/1809611.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Cette journée de la femme avait un goût bien amer cette année, après ce que tu m’avais annoncé une semaine plus tôt.&lt;br /&gt;L’heure n’était plus à te dire que c’était prévisible, que tu pouvais te douter que ni le temps, ni la patience, ni le déménagement d’il y a quelques mois ne le feraient changer.&lt;br /&gt;C’était tentant de te rappeler qu’il t’avait déjà frappée par le passé, prétendant à des     « accidents », que sa personnalité déroutante , sa jalousie maladive et son alcoolisme grandissant avaient réussi à te couper du monde, des amis, de ta famille.&lt;br /&gt;Que l’amour ça n’est pas ça, tout simplement.&lt;br /&gt;J’aurais pu te blâmer de ne pas l’avoir quitté déjà depuis longtemps, de ne pas avoir réagi à ses accès de colère, de ne pas en avoir parlé avant, malgré les fluctuations de son comportement.&lt;br /&gt;Mais je me suis souvenue qu’il y a plus de 10 ans, je m’étais fait prendre au même piège insidieux de la violence psychologique qui détruit à petit feu, de l’intérieur, dévalorise, fait perdre toute confiance en soi, en son propre jugement, et mène à douter de sa propre intégrité mentale.&lt;br /&gt;Je me suis remémorée l’incompréhension et l’impuissance de l’entourage lorsque j’avais plié bagages avant l’irrévocable, les doutes qui m’assaillaient et la peur du lendemain, de l’inconnu, mais aussi l’instinct de survie et l’espoir, oui l’espoir.&lt;br /&gt;Alors je me suis abstenue de porter un jugement et ai tenté de t’aider au plus vite comme je le pouvais, sans attendre que tu me le demandes, quitte à ce que tu m’en veuilles de me mêler ainsi de ta vie, d’intervenir sans ton autorisation sur le cours de ton avenir.&lt;br /&gt;Parce que je voulais que tu en aies un, d’avenir, et je savais qu’en te laissant ainsi, déjà couverte d’ecchymoses et dangereusement amaigrie, le tien était plus qu’incertain,.&lt;br /&gt;Tu as fini par comprendre que ma main n’était tendue vers toi que pour te protéger, et sortir tes enfants d’une situation qu’ils n’ont jamais choisie, que je faisais le choix, pour toi, de croire en des lendemains meilleurs.&lt;br /&gt;« Violence conjugale » : les mots étaient lâchés, à la gendarmerie, aux associations d’aide aux femmes battues, et P., M., R., les hommes en bleu et moi t’avons accompagnée du mieux que nous avons pu au jour le jour, au fil de tes hésitations et de tes craintes, jusqu’à ce qu’enfin tu acceptes de porter plainte, de dénoncer l’individu malveillant qui confisquait ta vie, te réduisant à l’ombre de toi-même.&lt;br /&gt;Bien sûr, il n’est jamais simple d’accepter un échec et de passer outre la culpabilité injustifiée et la peur, cette peur qui était ton quotidien et qui ne t’a pas encore quittée.&lt;br /&gt;Bien sûr, il y a eu cette goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la tolérance, ce coup de trop porté à la chair de ta chair.&lt;br /&gt;Bien sûr j’ai craint pour ta vie, celle des enfants, celle de M. venue te soutenir, et prié fort lorsque tu m’as dit que je signais ton arrêt de mort.&lt;br /&gt;Je prie toujours à qui veut bien m’entendre quand la situation ne dépend pas que de moi, on ne sait jamais.&lt;br /&gt;Mais ce dont je suis certaine, quoi qu’il arrive maintenant, est que tu as, nous avons, pris la meilleure décision, premier pas vers une nouvelle existence qu’il va te falloir reconstruire de toutes pièces sur des bases plus saines, plus sereines.&lt;br /&gt;Ce qui est sûr est que demain, date de ton déménagement improvisé dans l’urgence chez M. et P., sera le premier jour du reste de ta vie, et que tu ne seras pas seule pour y faire face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tristes rappels&lt;/em&gt; : En France, 1 femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son compagnon.&lt;br /&gt;Entre 2005 et 2006, 330 000 femmes ont déclaré vivre avec un conjoint qui a porté la main sur elles. 8,8% seulement ont déposé plainte et 84% de ces actes n'ont fait l'objet d'aucun signalement à la police ou à la gendarmerie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;em&gt;« Tant que la violence faite aux femmes sera occultée et relativisée , tant qu'elle ne sera pas suffisamment prise en compte par l'Etat et reconnue comme un véritable enjeu par la société tout entière , elle ne cessera pas. C'est à ce prix seulement que la France qui se revendique comme la patrie des droits de l'homme sera aussi celle des droits des femmes »,&lt;/em&gt; écrit Amnesty International dans « les Violences faites aux femmes en France, une affaire d'Etat » ( Autrement, 2006 ).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-2550750255566535509?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/2550750255566535509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=2550750255566535509' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2550750255566535509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2550750255566535509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/03/lettre-ouverte-c.html' title='Lettre ouverte à C.'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-1756973735318140037</id><published>2008-03-06T22:37:00.007+01:00</published><updated>2008-03-13T16:12:33.754+01:00</updated><title type='text'>Prends le temps...de tout regarder!</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;object width="504" height="391" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-ca45e8840540f285" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v14.nonxt1.googlevideo.com/videoplayback?id%3Dca45e8840540f285%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330102285%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D4106FB244B69B61DC5FED1E0E326C80E4AEFCF9E.6B12A76F9F4DBBABE8B2CC631DCA34076DE478F3%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Dca45e8840540f285%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DYJSvXkYqPusRB5JVZh0Hqxt0DGE&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="504" height="391" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v14.nonxt1.googlevideo.com/videoplayback?id%3Dca45e8840540f285%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330102285%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D4106FB244B69B61DC5FED1E0E326C80E4AEFCF9E.6B12A76F9F4DBBABE8B2CC631DCA34076DE478F3%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Dca45e8840540f285%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DYJSvXkYqPusRB5JVZh0Hqxt0DGE&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;Avec toutes mes excuses à l’anonyme à qui j’ai emprunté le début de ce diaporama...&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour les malheureux qui n’arriveraient pas à lire le film, vous pouvez télécharger Windows Media Player &lt;a href="http://www.01net.com/windows/Multimedia/lecteurs_video_dvd/fiches/24011.html"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, sélectionnée ou pas, je compte bien aller au &lt;strong&gt;Festival de Romans&lt;/strong&gt; (en même temps, c’est près de chez moi), alors si vous en êtes aussi, faites moi signe pour qu’on s’y rencontre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rappel :&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/participants/"&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/participants/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;br /&gt;Catégorie « blog de vie », « aboutthirty » fiche détaillée, « voter pour aboutthirty », puis attente confirmation par mail et valider le vote&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;PS : Vous avez vu? J'ai réussi à transformer un fichier Powerpoint en fichier vidéo toute seule comme une grande, je suis trop forte!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Important, edit du 13/03 :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Il semblerait qu’un ou plusieurs admirateurs secrets aient utilisé un ou des comptes mail provisoires pour m’attribuer d’avantage de voix, et je viens d’en être informée par l’équipe du Festival. Ce phénomène n’est pas isolé, puisqu’il concerne a priori plusieurs blogueurs, mais ça n’est pas nous rendre service que d’adopter ce genre de comportement, alors merci de ne plus rien en faire. Je préfère de loin être la dernière de la liste honnêtement que la première de façon frauduleuse !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-1756973735318140037?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='video/mp4' href='http://www.blogger.com/video-play.mp4?contentId=ca45e8840540f285&amp;type=video%2Fmp4' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/1756973735318140037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=1756973735318140037' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/1756973735318140037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/1756973735318140037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/03/prends-le-tempsde-tout-regarder.html' title='Prends le temps...de tout regarder!'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4949028308246867380</id><published>2008-02-28T13:59:00.002+01:00</published><updated>2008-02-28T14:10:03.049+01:00</updated><title type='text'>Entretien d’embauche : attention sport extrême !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/UNN/UNN262/u10103664.jpg"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 173px; CURSOR: hand" height="111" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/UNN/UNN262/u10103664.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Après le rafting, le parapente ou le bobsleigh, j’ai trouvé, un peu malgré moi, un nouveau hobby générateur d’adrénaline : l’entretien d’embauche.&lt;br /&gt;Il a l’avantage de n’être coûteux qu’en temps, même si le temps c’est de l’argent, enfin plus pour l’entreprise que pour le candidat quand même.&lt;br /&gt;Il ne nécessite pas d’équipement particulier, juste une tenue correcte et un tant soit peu élégante, dans laquelle on se sente bien.&lt;br /&gt;Au niveau des protections, ni casque ni harnachement : une solide personnalité est censée suffire, les attentes mesurées et les pieds sur terre.&lt;br /&gt;Tout comme la veille d’une épreuve sportive, il vaut mieux éviter les abus et fêtes trop bien arrosées, sous peine de ne pas avoir le temps de retrouver tous ses moyens pour le face à face.&lt;br /&gt;On peut manger presque ce que l’on veut au repas qui précède l’épreuve, sans craindre la nausée, sachant qu’il est toutefois recommandé d’éviter légumes secs et plats trop généreusement épicés, pour convenance personnelle tant que pour le confort de l’interlocuteur.&lt;br /&gt;Pas d’exigences climatiques favorables, si ce ne sont celles qui permettent d’aller au point A domicile au point B lieu de l’entrevue par un moyen de transport approprié dans de bonnes conditions.&lt;br /&gt;C’est une discipline qui se pratique de préférence seul, parce qu’en groupe la solidarité n’est pas toujours de mise, avouons le : les coups bas sont fréquents et l’esprit d’équipe totalement absent.&lt;br /&gt;Elle nécessite d’être d’une ponctualité sans faille, sous peine non seulement de laisser une très très mauvaise impression, mais aussi et surtout de rater sa chance à tout jamais.&lt;br /&gt;Avec un entraînement régulier, elle permet de garder le cap sur ses objectifs et d’en améliorer la pratique.&lt;br /&gt;La condition physique y est moins importante que la psychologique : un long entraînement mental peut être nécessaire, avec option répétition orale, au volant de sa voiture ou dans le métro (pour les adeptes de la dernière minute), ou encore devant le miroir de la salle de bain (pour les nostalgiques des discomobiles des années 80, ou pour vérifier la cohérence de l’ensemble geste/discours/apparence).&lt;br /&gt;Stimulé par l’adrénaline, il n’est pas rare d’y accomplir des exploits, tours de force de facilité d’élocution, d’assurance et d’aisance d’échanges dont on ne se serait pas senti capable quelques heures plus tôt.&lt;br /&gt;Cela n’empêche pas l’entretien de pouvoir être aussi épuisant pour l’esprit que pour le corps (et ce, sans penser à la promotion canapé bien sûr), le stress causant inévitablement et entre autres quelques contractures musculaires et encombrant la tête de toutes sortes de questions aussi stupides qu’inutiles (puisque a posteriori).&lt;br /&gt;Alors, comme avant et après le grand saut, les coups de fil et SMS affluent, pour encourager et rassurer d’abord, pour savoir et rassurer encore ensuite.&lt;br /&gt;Dans la plupart des cas, on en sort content de l’avoir fait, mais soulagé que ce soit fini.&lt;br /&gt;Mais là où la situation se complique et où la différence avec les autres sports extrêmes se fait vraiment ressentir, c’est au niveau de l’échéance, de la réservation, du rendez-vous, parce qu’on a beau faire de notre mieux, envoyer de jolies lettres, une photo avec un beau sourire, téléphoner gentiment, l’initiative viendra toujours du recruteur.&lt;br /&gt;Et une fois le cap passé, il y a encore cette attente lourde, pesante, insoutenable, et cet espoir mêlé d’angoisse, qui aboutissent bien plus souvent à des déceptions qu’à des joies et en font une activité des plus fortes en émotions.&lt;br /&gt;Cependant, bien plus que du mérite, une satisfaction personnelle ou un certificat, l’entretien d’embauche peut ouvrir de belles promesses d’avenir et ça, c’est un sacré enjeu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4949028308246867380?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4949028308246867380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4949028308246867380' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4949028308246867380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4949028308246867380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/02/entretien-dembauche-attention-sport.html' title='Entretien d’embauche : attention sport extrême !'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-7660577144890051341</id><published>2008-02-05T21:51:00.000+01:00</published><updated>2008-11-13T11:29:39.465+01:00</updated><title type='text'>Une rencontre tout sauf virtuelle</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/R6jMzWGIWsI/AAAAAAAAADM/DNJ5XCOJOa8/s1600-h/we+fevrier.jpg"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163602155256961730" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="119" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/R6jMzWGIWsI/AAAAAAAAADM/DNJ5XCOJOa8/s200/we+fevrier.jpg" width="163" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Ca faisait longtemps, trop sans doute, que je n’avais pas franchi le pas du virtuel au réel.&lt;br /&gt;Ca faisait longtemps, trop sans doute, que j’avais envie de les rencontrer, mais l’occasion ne s’était pas présentée.&lt;br /&gt;Alors j’ai créé l’occasion, proposé une date, un week-end entier pour ne pas faire les choses à moitié, et le seul regret que j’ai est que nous ne l’ayons pas fait plus tôt.&lt;br /&gt;Ils sont arrivés devant ma porte, avec des fleurs et des sourires, deux beaux enfants presque identiques mais en même temps si différents.&lt;br /&gt;Très vite leurs enfants et les nôtres jouaient ensemble comme s’ils s’étaient toujours connus.&lt;br /&gt;Très vite nous avons eu l’impression de nous être tous toujours connus.&lt;br /&gt;Si la lecture de leurs écrits respectifs était une bonne introduction, la réalité de leurs personnalités respectives méritait qu’on ne s’en arrête pas là.&lt;br /&gt;Ses mots à elle me touchent par l’émotion qui en transpire, par sa faculté à donner, aimer et écouter l’autre et les autres.&lt;br /&gt;Sa vie est un combat, contre elle, pour elle, et pour tous ceux qui n’en ont plus la force ou pas la possibilité.&lt;br /&gt;Elle veut croire en un monde meilleur alors qu’elle en côtoie souvent le pire, elle ne baisse pas les bras quand ce serait sans doute plus facile.&lt;br /&gt;Ses mots à lui me touchent par leur sincérité et leur simplicité, des vérités-hameçons lancés sur la toile et qui accrochent, ne laissent jamais indifférents.&lt;br /&gt;Son humour, son ironie aussi des choses de la vie, ne sont pas sans cacher une profonde sensibilité à l’humain et des blessures passées.&lt;br /&gt;Il donne sans compter quand il aime, quitte à se prendre de plein fouet revers de médailles et reproches.&lt;br /&gt;Elle et Il sont entiers, généreux, sur les chemins virtuels et dans la vie aussi.&lt;br /&gt;D’anecdotes en confidences, de discussions en éclats de rire, de jeux improbables en mots inventés, de repas partagés en verres trinqués, le bonheur simple d’être soi-même et d’être bien ensemble.&lt;br /&gt;Le temps nous a filé trop vite entre les doigts et les heures, même volées à la nuit, sont passées sur la pointe des pieds sans qu’on s’en aperçoive.&lt;br /&gt;La frustration de leur départ n’a fait que confirmer cette merveilleuse impression qu’une belle amitié était en train de naître et que, c’est sûr, nous allions bientôt nous revoir.&lt;br /&gt;On sait tous qu’on a encore beaucoup de choses à se dire, beaucoup à apprendre les uns des autres et, insatiables, l’impatience est déjà là de la prochaine opportunité.&lt;br /&gt;Les moments que nous avons partagé sont de précieuses pépites que j’ajoute à ma petite collection, depuis déjà 2 ans que ce blog existe.&lt;br /&gt;Merci à Kundun et sa douce, pour ce qu’ils sont et pour leur amitié.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-7660577144890051341?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/7660577144890051341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=7660577144890051341' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/7660577144890051341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/7660577144890051341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/02/une-rencontre-tout-sauf-virtuelle.html' title='Une rencontre tout sauf virtuelle'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/R6jMzWGIWsI/AAAAAAAAADM/DNJ5XCOJOa8/s72-c/we+fevrier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-3071070099856958226</id><published>2008-01-28T21:14:00.000+01:00</published><updated>2008-01-28T21:30:11.673+01:00</updated><title type='text'>«Bougez avec la Poste», enfin commencez tout seul</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/BLD/BLD010/jp2006_0002815.jpg"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 124px; CURSOR: hand" height="154" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/BLD/BLD010/jp2006_0002815.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;Je sais que Danny Boon en a déjà fait &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x2abl2_dany-boon-la-poste_fun"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;un sketch désopilant&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;, mais c’était plus fort que moi : il fallait que j’écrive sur cette merveilleuse administration qu’est La Poste.&lt;br /&gt;J’ai eu ces derniers temps plusieurs fois l’occasion de me rendre à celle de ma ville, et depuis ma première visite j’angoisse à l’idée d’y retourner.&lt;br /&gt;D’abord la Poste est située juste au bord de la nationale, à côté d’une école et de quelques commerces de proximité, à proximité desquels, justement, il est impossible de se garer.&lt;br /&gt;Les seules places de parking sont disputées par des riverains désespérés qui aspirent uniquement à ne pas laisser leur voiture à l’autre bout de la ville lorsqu’ils rentrent éreintés du travail ou du plein de courses au supermarché.&lt;br /&gt;Evidemment la Poste est au nord de la ville, alors que j’habite au sud, ce qui me rend l’accès à pieds, si ce n’est impossible, du moins difficile, surtout quand il faut effectuer l’aller ou le retour lesté d’un colis de plusieurs kilos.&lt;br /&gt;Bref, tout ça pour dire que je me gare comme je peux, et pas forcément sur des emplacements appropriés (trottoir, abri bus…).&lt;br /&gt;L’ennui c’est qu’il faut prévoir à chaque fois au moins une bonne demie heure pour accéder à l’unique guichet, ou à l’un des deux si l’on tombe par chance sur un jour en sureffectif, pour cause de RTT soldés ou d’erreur de planning.&lt;br /&gt;Le 3ème guichet, celui du milieu, est destiné aux détenteurs de la carte professionnelle, pass magique qui est censé permettre aux chefs d’entreprise de ne pas perdre trop de leur précieux temps en allant directement à la case comptoir sans passer par la case file d’attente.&lt;br /&gt;La première fois que je suis allée à cette Poste, il y avait déjà une dizaine de personnes devant moi, dont au moins la moitié de personnes âgées.&lt;br /&gt;Oh, je n’ai rien du tout contre elles, mais j’ai eu largement le temps de me demander si cette tranche de notre population écrivait davantage de lettres que la moyenne, si elle tenait particulièrement à remettre son courrier en main propre au postier pour lui demander des nouvelles de sa mère plutôt que de le glisser bêtement dans une boîte impersonnelle, ou si, par peur de se faire agresser et voler, elle venait chaque jour retirer de son compte la somme nécessaire à ses achats quotidiens :&lt;br /&gt;« - Je voudrais retirer 8 euros 24, s’il vous plait monsieur : il faut que j’aille acheter du pain, le journal et de quoi me faire une bonne soupe de légumes.&lt;br /&gt;Pas de celles qu’on achète toutes prêtes et pleines de cochonneries de conservateurs non.&lt;br /&gt;Mon feu mari adorait cette soupe, il nous a quittés il y a 12 ans maintenant, ça passe…vous savez ce que je mets dans ma fameuse soupe ? Des navets, des pommes de terre bien sûr…et bla bla bla »&lt;br /&gt;Je comprends la solitude de certaines personnes âgées, et je compatis, mais de là à venir la combler au bureau de Poste, non : il y a bien assez de clubs de bridge ou de scrabble ici pour avoir une bonne excuse.&lt;br /&gt;Bref, j’allais chercher un colis, que le facteur avait tenté de déposer chez moi la veille à 11h18, pendant l’un des seuls créneaux horaires où je ne suis pas censée être à la maison, vu qu’il faut que je sois à la sortie de l’école.&lt;br /&gt;Alors que j’attendais patiemment (ou au moins en apparence), tout en jetant un œil à ma voiture (mal garée, je le rappelle), une privilégiée détentrice de la carte pro, juste devant moi dans la file, osa la question qui fâche en demandant pourquoi il n’y avait personne au 3ème guichet, celui justement tout fait exprès pour elle.&lt;br /&gt;« - Ah désolée madame, mais le guichet pro n’ouvre que de 14 à 15 heures : il faudra repasser plus tard ou faire la queue comme tout le monde »&lt;br /&gt;Nos regards incrédules et stupéfaits se sont croisés, et elle m’a prise à témoin : « On dirait un sketch, c’est fou ! Elle me sert à quoi cette carte si je dois faire la queue pendant une demie heure ? », et moi, compréhensive : « c’est clair que de 14 à 15, tout le monde le sait, les chefs d’entreprise n’ont rien de spécial à faire, si ce n’est aller à la Poste ».&lt;br /&gt;Il aurait suffi que l’un des employés se décale d’un guichet l’espace de quelques minutes, mais a priori le déplacement latéral n’est mentionné nulle part dans les procédures de la Poste, pas plus que de quelconques objectifs de productivité visiblement.&lt;br /&gt;Après une longue, longue, longue attente, j’arrive enfin au guichet, munie de mon bordereau et de ma pièce d’identité (heureusement que je ne l’avais pas oubliée, celle-là).&lt;br /&gt;Je ne vois pas la personne à qui je m’adresse, elle doit être assise par terre ou le comptoir n’est pas à la bonne taille.&lt;br /&gt;En face de moi, une vitre à la propreté douteuse munie d’une large barre de métal pile à la hauteur de mes yeux : je dois me contorsionner en dessous pour apercevoir un petit monsieur de la cinquantaine, rabougri, au visage figé.&lt;br /&gt;« Bonjour, je viens chercher un colis », et je m’empresse de lui remettre les documents avec le sourire.&lt;br /&gt;Là, il part sans un mot dans la salle adjacente, qui semble être un entrepôt de colis de plusieurs milliers de m², étonnant pour une petite ville, étant donné qu’il ne revient qu’au bout de 15 minutes.&lt;br /&gt;« Je ne l’ai pas trouvé, il ressemble à quoi ?&lt;br /&gt;- Mais comment voulez-vous que je le sache, je ne l’ai pas encore vu, vous comprenez ? c’est pour ça que je viens le chercher d’ailleurs…&lt;br /&gt;- Ah. »&lt;br /&gt;Et il repart de plus belle encore 10 minutes.&lt;br /&gt;Si ça continue je vais rater la sortie des enfants et je n’aurai même pas mon colis, ou comment passer sa matinée à piétiner pour rien.&lt;br /&gt;Oh mon Dieu, il est 11h18 : peut-être que le facteur est en train de rédiger un autre avis de passage devant ma boîte aux lettres, alors que moi je suis là, à la Poste !&lt;br /&gt;Inspirer, expirer, garder son calme.&lt;br /&gt;L’employé revient alors, les mains vides, et s’assoit tranquillement : « Ah, j’ai oublié de regarder là. »&lt;br /&gt;« Là », c’est un grand casier juste à côté de son guichet, qui contient évidemment mon précieux colis !&lt;br /&gt;Je déteste la violence, mais je ne peux que constater avec étonnement le self-control des clients de la Poste : c’est peut-être parce qu’on n’a pas (encore) le choix, sinon le choix serait vite fait.&lt;br /&gt;Une autre fois, je voulais à mon tour expédier un colis. J’avais apporté tout ce que je comptais y mettre, en me disant qu’acheter une boîte toute prête serait plus facile et rapide.&lt;br /&gt;Après seulement 25 minutes, je déclarais à la dame du guichet : « Je souhaite acheter une boîte colis, voilà ce que j’ai à y placer », et de lui montrer mes cadeaux soigneusement emballés.&lt;br /&gt;« - C’est pour la France ou pour l’étranger ?&lt;br /&gt;- L’étranger&lt;br /&gt;- Quel pays ?&lt;br /&gt;- Tahiti&lt;br /&gt;- Ah ben non, ça n’est pas l’étranger, les boîtes sont différentes ; c’est un DOM ou un TOM ?&lt;br /&gt;- Mais j’en sais rien moi, pourquoi ? les boîtes sont aussi différentes pour chaque ?&lt;br /&gt;- (criant à son collègue du guichet 1, à 2 mètres) Tu sais si on en a recommandé des boîtes DOM-TOM ???&lt;br /&gt;- Non, faut que t’ailles voir en réserve&lt;br /&gt;- Faut que j’aille en réserve&lt;br /&gt;- (après 6 minutes 48 secondes) Non, on n’en a plus de la taille intermédiaire, j’ai juste le petit ou le gros modèle&lt;br /&gt;- Dans le petit, ça ne rentrera pas, même à plat on le voit, et l’autre est beaucoup trop gros&lt;br /&gt;- On va essayer de monter le petit&lt;br /&gt;- Non, non, pas la peine (je tourne la tête et vois la file d’attente qui s’allonge et se met aux exercices de respiration contrôlée), on voit très bien que ça ne passera pas&lt;br /&gt;- (après 3 minutes de simulation de montage) Ah non, c’est vrai c’est trop petit. Vous pouvez prendre le gros alors.&lt;br /&gt;- Non, le contenu va nager, je n’ai pas de quoi le remplir&lt;br /&gt;- Oui, mais il peut contenir 7 kilos&lt;br /&gt;- Sauf que je n’ai pas 7 kilos de cadeaux à envoyer moi&lt;br /&gt;- Vous pouvez l’emporter chez vous et le charger jusqu’à 7 kilos ?&lt;br /&gt;- …Mais non ! Je n’ai rien d’autre à mettre dedans, je ne vais quand même pas le remplir de cailloux !&lt;br /&gt;- Oh vous savez, on y est vite à 7 kilos, et puis il doit coûter dans les 40 euros, ça vaut le coup…attendez, je vérifie le code-barre…ah non : 75 euros »&lt;br /&gt;Et là, tollé général dans la foule de gens incrédule qui s’est amassée derrière moi.&lt;br /&gt;- Je ne vais pas acheter une boîte vide 75€ alors que je n’en ai pas pour cette somme à l’intérieur !&lt;br /&gt;- Oui, mais vous pouvez mettre jusqu’à 7 kilos !&lt;br /&gt;- … »&lt;br /&gt;Et là, je suis partie avec mes cadeaux sous le bras en claquant la porte, c’en était trop pour mes nerfs.&lt;br /&gt;De retour chez moi, il a fallu que je fabrique moi-même un emballage adéquat, en bricolant et recoupant un carton pioché dans mon garage (et il y en a !), et c’est toute fière que je me représente en 9ème place de la file d’attente le lendemain matin.&lt;br /&gt;Je reconnais des visages familiers dans la queue : ont-ils passé la nuit sur place pour être sûrs d’arriver un jour au guichet ?&lt;br /&gt;Il y a également de l’autre côté du comptoir la dame d’hier, et une jeunette : je vais attendre devant la novice, peut-être est-elle encore vierge de l’esprit d’entreprise, ou, avec un peu de chance, a-t-elle travaillé ou même effectué des stages auparavant dans une société privée.&lt;br /&gt;J’ai trouvé le truc : dans la file, je bouquine, mets à jour mon agenda, trie mes tickets de caisse, bref : je m’occupe pour ne pas perdre patience.&lt;br /&gt;J’ai même le temps de regarder les panneaux publicitaires et de découvrir leur super nouvelle opération marketing : pour toute ouverture d’un livret enfant, la Poste offre, tenez-vous bien : un sticker géant Shrek ! Le truc que tout le monde rêve d’avoir.&lt;br /&gt;Je me demande où va notre monde, et mes pensées sont interrompues lorsque je me rends compte que ça y est, c’est à moi ! Je me présente enfin devant la jeune fille, et lui tends vaillamment mon colis-fait-maison digne de leurs boî-boîtes, avec beaucoup plus de ruban adhésif marron (j’en ai toujours à la maison, en cas de redéménagement en urgence).&lt;br /&gt;Aucune question : elle sait lire une adresse toute seule sur un paquet et se contente de le peser. Elle ira loin cette petite, elle ne devrait pas rester au guichet bien longtemps.&lt;br /&gt;« - Ca fera X euros madame, mais vous savez qu’en prenant un prêt-à-poster ça vous aurait coûté moins cher ?&lt;br /&gt;- Oui je sais, MAIS VOUS N’EN AVEZ PLUS DE CETTE TAILLE, N’EST-CE PAS ? (assez fort pour que l’employée d’hier entende)&lt;br /&gt;- (l’autre employée) Ah oui, c’est vous qui êtes venue hier, même que les gens derrière vous s’étaient tous moqués de moi quand je vous avais dit que la boîte coûtait 75€&lt;br /&gt;- Oui oui&lt;br /&gt;- (elle à sa jeune collègue) Oui mais elle peut contenir 7 kilos ! »&lt;br /&gt;Ca ne doit pas être la Poste, juste une mauvaise parodie : les employés doivent avoir tellement d’humour qu’ils se caricaturent eux-mêmes à l’extrême, c’est ça ? Oui, ça doit être ça.&lt;br /&gt;Et je laisse le mot de la fin à Dany Boon :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;« Bougez avec la Poste : ceux qui ont écrit cette pub ne sont jamais allés à la Poste ! S’il y a bien un endroit sur terre où ça ne bouge pas, c’est à la Poste ! »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-3071070099856958226?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/3071070099856958226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=3071070099856958226' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3071070099856958226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3071070099856958226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/01/bougez-avec-la-poste-enfin-commencez.html' title='«Bougez avec la Poste», enfin commencez tout seul'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-754418324373235478</id><published>2008-01-21T21:00:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T21:10:00.243+01:00</updated><title type='text'>CarrieB fait sa résolution</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/csk/CSK218/KS13103.jpg"&gt;&lt;span style="color:#cc9933;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 144px; CURSOR: hand; HEIGHT: 177px" height="173" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/csk/CSK218/KS13103.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc9933;"&gt;Il paraît qu’on a jusqu’au 31 janvier pour souhaiter ses vœux pour la nouvelle année, alors je suppose qu’il en est de même pour les résolutions.&lt;br /&gt;Etant donné que nous sommes déjà le 21, il faudrait que je m’affole un peu, mais j’ai beau me creuser la tête, me malaxer les neurones, je ne trouve pas de résolution qui ne figure pas déjà au top 5 universel des choses qu’il serait plus raisonnable de faire.&lt;br /&gt;Alors d’abord, une bonne année à tous ceux à qui je ne l’aurais pas déjà souhaitée (ça, c’est fait), et pour ce qui est des résolutions…&lt;br /&gt;Je pourrais ré-arrêter de fumer, tiens, très original, puisque de toutes façons on ne peut plus fumer nulle part.&lt;br /&gt;Ca sert à quoi de fumer sur le trottoir devant le restaurant sous une pluie battante, alors que pendant ce temps on se fait voler sa future conquête par le mec qui mâche des Nic*rette ?&lt;br /&gt;Et puis j’avais déjà arrêté en 2006, repris en 2007, alors on pourrait dire que j’arrête de fumer les années paires, c’est toujours mieux que les bissextiles.&lt;br /&gt;Il y a aussi la nourriture qui préoccupe pas mal de gens, bien sûr : perdre du poids, arrêter de manger des sucreries délicieuses et des plats bien consistants pour faire plaisir à ma balance, à la dentiste aussi, même si je pense sincèrement que ce sont mes chèques qui la satisfont davantage et qu’elle se frotte les mains après ces fêtes de fin d’année, l’hypocrite.&lt;br /&gt;Et si je maigrissais vraiment, je serais obligée de refaire toute ma garde-robe, je ne pourrais plus mettre ma robe préférée, la grise, ni ce jean slim qui n’aurait plus de moulant que les os de mes chevilles.&lt;br /&gt;Manger plus sain, plus équilibré, « au moins 5 fruits et légumes par jour », qu’il disent, et autant pour mes enfants, ce serait bien, c’est sûr.&lt;br /&gt;Mais alors quand est-ce que je leurs fais des pâtes, de la purée, du riz, des crèpes, bref, tout ce qu’ils préfèrent ?&lt;br /&gt;On va dire alors que 6 semaines par an, on ne mangera que des fruits et légumes : 43 par jour très exactement, comme ça en lissage annuel le compte sera bon.&lt;br /&gt;On appellera ça « les semaines végétariennes », et ce sera trop drôle, si si les enfants : on va s’éclater à faire des flans aux courgettes et des gratins de topinambours, manger des régimes de bananes entiers et jouer à croque-carotte !&lt;br /&gt;« Ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé ! », entonnent-ils en chœur en dévorant respectivement une belle tranche de saucisson et une tartine de N*tella…&lt;br /&gt;Et du sport, mais oui, il faut faire du sport ! Qui ne fait pas de sport ?&lt;br /&gt;Ah bon il n’y a que moi ? Et si on a des amis qui en font, ça suffit ? Ou si on pense très fort qu’on en fait ?&lt;br /&gt;En fait ça ne me dérange pas de faire du sport, non : ce qui me dérange c’est la démarche d’inscription, et aussi le fait de m’y rendre, mais une fois que j’y suis, tout va bien, les endorphines font leur travail, et ma conscience me félicite même chaleureusement après l’effort. Je la soupçonne d’ailleurs fortement d’être de mèche avec ma balance, la mesquine.&lt;br /&gt;Ah, il y a aussi l’incontournable question de l’alcool : j’ai entendu dire qu’il ne fallait pas en abuser.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc9933;"&gt;Oui, mais il faudrait quand même préciser si c’est mieux deux verres de vin par jour ou une bonne cuite de temps en temps.&lt;br /&gt;J’habite dans la vallée du Rhône, et il me tient à cœur de soutenir les producteurs locaux, surtout quand il s’agit des viticulteurs : c’est important pour l’économie locale, et pas franchement désagréable, entre nous.&lt;br /&gt;Donc, 6 semaines par an, je soutiendrai les maraîchers en dégustant les fruits et légumes du terroir, tandis que le reste de l’année sera consacré, avec la modération de rigueur, aux vignerons.&lt;br /&gt;Au top des bonnes résolutions figure aussi « mettre de l’argent de côté », mais de quel côté d’abord ? Et pourquoi ? « Pour t’acheter une maison bien à toi, pardi ! » répondent ensemble tous mes amis bien intentionnés.&lt;br /&gt;Sauf que, même en mettant l’intégralité de ce que je gagne de côté, il me faudrait une bonne vingtaine d’années pour pouvoir me la payer, cette maison, alors d’ici à ce qu’elle soit « bien à moi », elle sera surtout « bien à ma banque ».&lt;br /&gt;Quant à placer de l’argent pour payer les études de mes enfants, ça ne sera pas utile : la grande veut être coiffeuse et le petit, Spiderman, et, à ma connaissance, nul n’est besoin de coûteuses et longues études pour y arriver, même si je n’exclus pas l’éventualité d’un changement d’avis d’ici quelques années (pour mon fils, ce serait assez indispensable, parce que je ne dispose pas des équipements adéquats, et qu’on risque de se moquer de lui quand il annoncera son choix à la conseillère d’orientation du collège).&lt;br /&gt;Non, vraiment, je ne vois pas de résolutions originales pour mon top 5, si ce n’est, peut-être…&lt;br /&gt;- Ne pas prendre de résolution du tout, ou en trouver une vraiment bonne pour 2009&lt;br /&gt;- Ecrire plus souvent, sur ce blog, et ailleurs&lt;br /&gt;- Arrêter de fumer quand même, ben oui, je ne suis pas folle non plus&lt;br /&gt;- Trouver un bon travail (c’est pas que je m’ennuie à la maison, mais c’est drôle un temps)&lt;br /&gt;- Commencer dignement à siffler avec des gants (celle-là, je l’ai trouvée sur le fameux, l’original, l’unique &lt;/span&gt;&lt;a href="http://lucianoz.free.fr/?p=40"&gt;&lt;span style="color:#cc9933;"&gt;Générateur Interactif de Bonnes Résolutions&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc9933;"&gt;)&lt;br /&gt;Et vous, vous faites votre résolution en 2008 ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-754418324373235478?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/754418324373235478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=754418324373235478' title='27 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/754418324373235478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/754418324373235478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2008/01/carrieb-fait-sa-rsolution.html' title='CarrieB fait sa résolution'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>27</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-6453353749439990153</id><published>2007-12-20T23:16:00.000+01:00</published><updated>2007-12-20T23:24:44.403+01:00</updated><title type='text'>Esprit, es-tu là?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/CSK/CSK008/noel-arbre-brouille-~-pr83256.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 113px; CURSOR: hand" height="161" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/CSK/CSK008/noel-arbre-brouille-~-pr83256.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;Je vous ai &lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=conte+de+noel"&gt;déjà raconté&lt;/a&gt; les noëls de mon enfance et à quel point l’approche des fêtes me les remémore.&lt;br /&gt;Bien loin du marketing agressif et de l’élitisme commercial, l’esprit de noël, le vrai, selon moi, ne s’achète pas, n’a pas de prix, ne se trouve pas en tête de gondole des grands magasins.&lt;br /&gt;Je définirais l’esprit de noël en quelques verbes, tels qu’offrir, recevoir, s’émerveiller, partager, être solidaire, termes qui bien sûr doivent s’appliquer au quotidien, mais que cette période particulière de l’année souligne plus que jamais.&lt;br /&gt;Offrir et recevoir, des cadeaux de toutes sortes, tant qu’ils sont sincères.&lt;br /&gt;Un petit présent, une parole gentille, une pensée, un dessin, une carte fabriquée par des petites mains aimantes, sont autant de marques d’affection à communiquer à ceux que l’on aime.&lt;br /&gt;Mon fils m’a offert tout à l’heure un petit sapin de noël-magnet en pâte à sel qui figure déjà en bonne place sur le frigo et me touche infiniment par sa symbolique : c’est la première œuvre d’artiste en herbe qu’il me ramène de l’école, et qui va ouvrir le balai de tant d’autres petits trésors.&lt;br /&gt;Penser à ce qui ferait plaisir à ses proches, emballer les précieux cadeaux : l’éclat des papiers brillants et des rubans me projette dans celui qui fera bientôt briller mon regard du plaisir de les offrir à leurs destinataires, peu importe leur valeur ou leur taille.&lt;br /&gt;S’émerveiller, retrouver un moment ses yeux d’enfant en accrochant les boules et guirlandes au sapin avec ma fille, en contemplant les illuminations de la ville à la nuit tombée, les maisons et vitrines décorées, les flocons de neige qui nous surprennent au réveil, et prendre le temps de s’arrêter au beau milieu d’une galerie marchande bondée pour observer les chalets animés d’oursons automates.&lt;br /&gt;Partager, un repas, de bons moments, un peu de chaleur, avec la famille, les amis, ceux que l’on n’a pas forcément l’occasion de voir aussi souvent qu’on le voudrait.&lt;br /&gt;D’ici quelques jours je fêterai noël avec mes parents, avant d’avoir la chance de pouvoir m’envoler vers la Finlande pour y retrouver ma petite sœur.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, mes enfants vont se partager entre leurs grands parents et arrière-grands-parents, profiter de ceux qui leurs sont chers mais dont l’éloignement rend la présence trop rare.&lt;br /&gt;Etre solidaire, penser à ceux qui ont moins de chance, tendre une main bienveillante, ou encore joindre l’utile à l’agréable par de belles initiatives, telles que celle du village de noël de Pont-saint-Esprit, dans le Gard.&lt;br /&gt;Nous y sommes allés en famille, et les enfants ont pu notamment y patiner, y luger ou y pratiquer le quad sur glace, le prix de chaque place d’attraction étant reversé à des associations pour la recherche sur les tumeurs de l’enfant.&lt;br /&gt;Cet esprit de noël est bel et bien présent, là, quelque part, à portée de main.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;Je vous souhaite à tous et à toutes de le trouver, et de passer de merveilleuses fêtes de fin d’année.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-6453353749439990153?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/6453353749439990153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=6453353749439990153' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6453353749439990153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6453353749439990153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/12/esprit-es-tu-l.html' title='Esprit, es-tu là?'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-5411587193511231190</id><published>2007-11-28T22:39:00.000+01:00</published><updated>2007-11-28T23:03:29.215+01:00</updated><title type='text'>L'arche de noël</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/icn/icn203/monde-symboles-noahs-arche-~-f0013762.jpg"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 158px; CURSOR: hand" height="108" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/icn/icn203/monde-symboles-noahs-arche-~-f0013762.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;« - Alors, qu’est-ce que tu vas commander au Père-Noël cette année ma chérie ?&lt;br /&gt;- Euh, maman…ben, y a un chien, deux chats, une tortue, un poisson, et aussi un lapin !&lt;br /&gt;- Ah oui mais là il va y avoir un problème ma puce, nous avons déjà parlé de l’éventualité de prendre des animaux à la maison, tu t’en rappelles ?&lt;br /&gt;Un chien : j’adore les chiens tu sais, j’en ai déjà eu, et ils ont été les plus gros chagrins de ma vie à l’époque.&lt;br /&gt;La première est morte pendant que j’étais à l’hôpital, alors que je vivais encore chez tes grands-parents, et j’ai mis énormément de temps à m’en relever.&lt;br /&gt;Le deuxième, j’ai été contrainte de le laisser derrière moi lors d’une sombre période de ma vie et ça a été un véritable déchirement.&lt;br /&gt;Et puis les chiens, ça ne fait pas que des câlins : il faut les sortir régulièrement, les nourrir, les soigner…&lt;br /&gt;- Mais…&lt;br /&gt;- Pas de mais. Quant aux chats, parlons-en justement ! Je t’ai déjà dit que maman est allergique aux chats : dès qu’il y en a un dans la même pièce que moi, mes yeux gonflent et je me mets à éternuer sans pouvoir m’arrêter ; ça n’est pas bien joli à voir.&lt;br /&gt;Tu vois, on a trouvé un assez bon compromis avec le chat de la voisine : il vient nous voir devant la maison, on le nourrit et tu peux le caresser tant que tu veux sans qu’il rentre chez nous.&lt;br /&gt;Mais deux chats ? Pourquoi deux chats ? Déjà un seul…&lt;br /&gt;- C’est que, maman…&lt;br /&gt;- Parlons de la tortue : maman a eu des tortues quand elle était petite comme toi, et elles ont toutes eu une fin tragique : c’est que c’est fragile, ces petites choses, un courant d’air sur leur bocal près de la fenêtre et vlan, plus de tortue.&lt;br /&gt;Et puis il faut dire qu’on ne partage pas grand chose avec une tortue non plus, ça n’est pas l’animal qui manifeste le plus son affection, si tu vois ce que je veux dire.&lt;br /&gt;- C’est pas ça…&lt;br /&gt;- Et les poissons…tu te souviens qu’on en avait acheté trois il y a quelques années ? Le plus gros a mangé les autres, et a fini par se suicider en se fracassant la tête contre les parois du bocal.&lt;br /&gt;Bon d’accord, c’est rare les poissons schizophrènes et tueurs en séries, mais quand même.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Et puis un oiseau ? C’est fait pour vivre en liberté, un oiseau ! Déployer ses ailes et se laisser porter par le vent, au gré des saisons, chanter sur une branche d’arbre au creux d’une forêt, fabriquer son nid dans l’attente d’une portée à nourrir…Il n’y a rien de pire que de mettre un oiseau en cage, je ne le cautionnerai pas.&lt;br /&gt;- Maman !&lt;br /&gt;- Pour ce qui est du lapin, c’est un animal que je connais bien, pour en avoir élevé un certain nombre. Mes parents achetaient des lapins soit-disant nains, qui pesaient plus de 2 kilos au bout d’un an, et semaient leurs petites crottes partout dans la maison.&lt;br /&gt;Tu sais que le mâle éliminait systématiquement ses bébés si on les mettait dans la même cage ? Si, si, ça peut être odieux un lapin, capable de piétiner sa propre progéniture…tu ne t’en remettrais pas.&lt;br /&gt;Et puis, avec la vie qu’on mène, les week-end d’absence, comment pourrait-on gérer ces petites bêtes sans qu’elles soient malheureuses ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;J’aime bien trop les animaux pour leur faire subir un tel sort.&lt;br /&gt;Alors tu es comme tous ces enfants qui réclament des animaux uniquement pour le bon côté des choses, mais qui sont aux abonnés absents dès qu’il s’agit de s’occuper de leurs besoins primaires, c’est ça ?&lt;br /&gt;- …(montant dans sa chambre en sanglots)...mais non maman, je voulais juste commencer une collection de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.hasbro.fr/page-de-resultats-63-1.html?cible=&amp;amp;age=&amp;amp;typej=&amp;amp;gamme=38&amp;amp;budget=&amp;amp;x=52&amp;amp;y=21"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Petshops&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt; ! »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-5411587193511231190?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/5411587193511231190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=5411587193511231190' title='40 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/5411587193511231190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/5411587193511231190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/11/larche-de-nol.html' title='L&apos;arche de noël'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>40</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-9038020234071962193</id><published>2007-11-19T15:51:00.000+01:00</published><updated>2007-11-19T15:54:04.880+01:00</updated><title type='text'>L'affaire CarrieB</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/age/age004/detective-gangster-~-e53-146968.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 117px; CURSOR: hand; HEIGHT: 176px" height="150" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/age/age004/detective-gangster-~-e53-146968.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cela faisait déjà 4 mois que la dénommée CarrieB avait disparu.&lt;br /&gt;Blogueuse avertie, elle ne laissait plus la trace d’un commentaire sur la toile, et n’offrait plus d’articles à ses lecteurs désemparés.&lt;br /&gt;Quelques uns d’entre eux m’avaient engagé, moi, détective privé, pour la retrouver et savoir ce qu’il en était.&lt;br /&gt;Mon enquête s’annonçait simple : une mère de famille qui n’a rien à se reprocher a priori ne s’évanouit pas comme ça dans la nature.&lt;br /&gt;Je commençais donc mes investigations un beau jour d’août, sur son lieu de travail habituel, dans le nord de l’Ardèche, où depuis 5 ans déjà elle exerçait un métier sérieux et stable qui lui servait de couverture idéale dans la vie réelle.&lt;br /&gt;Quelle n’était pas ma surprise d’apprendre de la bouche de son patron qu’elle avait donné sa démission quelques semaines plus tôt pour partir vers de nouveaux horizons !&lt;br /&gt;Mais quels horizons ?&lt;br /&gt;On me conseillait alors d’aller faire un tour du côté de sa demeure du nord de la Drôme, qu’elle n’avait peut-être pas encore quittée.&lt;br /&gt;Mais, là encore, chou blanc : la demoiselle avait plié bagages et cartons avec toute sa petite famille, et même les voisins ignoraient sa destination exacte.&lt;br /&gt;Il y avait bien quelques pistes, des amis, des coups de fil, mais tout cela était assez vague et allait prendre plus de temps que je ne le pensais.&lt;br /&gt;Après de longues recherches, interrogatoires de personnes pas toujours très coopératives, et un ratissage minutieux d’une bonne partie des villages de Drôme provençale, je devais me rendre à l’évidence : j’avais perdu sa trace et allais devoir me résigner à renoncer.&lt;br /&gt;C’est lors d’une ultime visite à son dernier lieu de résidence connu que j’avais découvert qu’une nouvelle famille s’y installait.&lt;br /&gt;Jouant le tout pour le tout, et sous une fausse identité, j’allais l’interroger et découvrir que la cadette était une ex-camarade de classe de la fille de Carrie.&lt;br /&gt;La petite connaissait la nouvelle adresse de sa copine et me l’avait donnée si facilement que j’en étais déconcerté. Tout ce travail, alors que c’était si simple.&lt;br /&gt;Elle m’avait toutefois précisé que, depuis son départ, elle n’avait aucune nouvelle.&lt;br /&gt;J’avais enfin entre les mains de précieuses informations sur ma cible, et même le nom de sa nouvelle entreprise, que les parents de la fillette m’avaient gentiment soufflé.&lt;br /&gt;C’est là que je décidais de me rendre en premier, imaginant bien qu’en semaine et en pleine journée, après 2 heures et demie de route de campagne, je l’y trouverais toute affairée à ses nouvelles responsabilités.&lt;br /&gt;Me faisant passer pour un fournisseur potentiel, je pénétrais la société de déco et senteurs, montant les marches accédant à l’atelier de création où la mystérieuse avait trouvé refuge.&lt;br /&gt;Son bureau était situé au fond de l’immense pièce, derrière des dizaines d’étagères à trésors.&lt;br /&gt;J’allais enfin accomplir ma mission, pouvoir me reposer un peu avant de repartir vers de nouvelles aventures.&lt;br /&gt;Mais derrière le bureau m’accueillait un fauteuil désespérément vide.&lt;br /&gt;Sans doute était-elle encore sur un salon, à Francfort ou à Paris, et ne devrais-je l’attendre qu’un jour ou 2, puisque ces déplacements faisaient apparemment partie de son job.&lt;br /&gt;Elle y était effectivement allée, selon ses collègues, mais la nouvelle que j’allais apprendre apportait un nouveau rebondissement non négligeable à l’affaire : elle avait quitté son entreprise peu avant la fin de sa période d’essai, et devait être dans les préparatifs d’un nouveau déménagement !&lt;br /&gt;Elle et sa famille n’avaient pas été convaincus par la vie dans un endroit si isolé, et avaient décidé de tout arrêter au bout de seulement 3 mois d’installation.&lt;br /&gt;Vite, je repartais, saisi d’un mauvais pressentiment, à l’adresse qu’on lui connaissait, à 15 km de là.&lt;br /&gt;Mes craintes s’avéraient fondées : à mon arrivée il n’y avait déjà plus signe de vie dans la maisonnette.&lt;br /&gt;Une voisine interrogée me révélait que la veille un camion avait tout emporté, que les locataires n’avaient pas fait de vieux os dans le quartier, et que les cris des enfants qui égayaient la rue commençaient à manquer.&lt;br /&gt;Elle ignorait où ils étaient allés, mais savait que les enfants du couple étaient scolarisés tout près de là, et que je pourrais sans doute en savoir plus en me rendant sur place.&lt;br /&gt;A l’école, inventant une ruse dont j’ai le secret, j’obtenais enfin les nouvelles coordonnées de la famille courant d’air, qui ne faisait que me filer entre les doigts.&lt;br /&gt;Elle n’avait pas quitté le département, une aubaine, juste rejoint l’axe autoroutier et la proximité des villes.&lt;br /&gt;Alors que je décidais de m’y rendre, puisqu’à peine une centaine de kilomètres nous séparaient, le moteur de ma voiture avait fait des siennes et j’avais du me contraindre à louer un gîte sur place, et prendre mon mal en patience.&lt;br /&gt;Je ne récupérais mon véhicule que quelques jours plus tard, et pouvais enfin me rendre à l’adresse que j’avais eu largement le temps de connaître par cœur.&lt;br /&gt;Je me garais devant le portail de sa nouvelle maison, à l’extrémité de l’îlot central d’un lotissement des plus calmes, et prenais une grande inspiration avant de sortir de mon véhicule.&lt;br /&gt;La boîte aux lettres arborait déjà une petite plaque dorée, gravée du nom de Carrie et de son conjoint. L’affaire était bouclée.&lt;br /&gt;Je sonnais au portillon une fois, puis deux, puis trois, mais en vain : la malchance allait-elle continuer à se mettre sur mon chemin ?&lt;br /&gt;Soudain, une révélation : Mais oui ! C’était le jour de la rentrée des vacances de Toussaint, il était 8h30 : elle devait être à l’école !&lt;br /&gt;Je sautais immédiatement dans ma berline, à la recherche des écoles voisines.&lt;br /&gt;Des parents pressés se bousculaient sur les trottoirs, après avoir déposé leur progéniture, mais une femme seule, assez grande, semblait perdue dans ses pensées entre le primaire et la maternelle.&lt;br /&gt;Intrigué, je décidais de me rapprocher d’elle : était-ce donc elle, CarrieB ?&lt;br /&gt;On me l’avait décrite brune, celle-ci était rousse, toute de noir vêtue, et portait de fines lunettes.&lt;br /&gt;Après tout, qu’ai-je à perdre ? avais-je pensé en arrivant à son abord.&lt;br /&gt;Debout juste derrière elle, je risquais un : « CarrieB ??? », et aussitôt elle se retournait et me gratifiait d’un joli sourire.&lt;br /&gt;« Vous me connaissez ? avait-elle lancé gaiement&lt;br /&gt;- Euh…oui ?!&lt;br /&gt;- Très bien, merveilleuse coïncidence, alors vous pouvez peut-être me dire où j’habite ? »&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-9038020234071962193?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/9038020234071962193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=9038020234071962193' title='43 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/9038020234071962193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/9038020234071962193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/11/laffaire-carrieb_19.html' title='L&apos;affaire CarrieB'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>43</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-3550776923392906990</id><published>2007-07-17T18:40:00.000+02:00</published><updated>2007-07-17T18:55:40.450+02:00</updated><title type='text'>On dirait le sud...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/AGE/AGE026/C01-357941.jpg"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 166px; CURSOR: hand" height="164" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/AGE/AGE026/C01-357941.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Et c’est reparti pour un tour !&lt;br /&gt;Ca faisait un moment que j’en parlais, ça faisait un moment que j’avais envie de bouger, et les aspirations sont devenues réalité.&lt;br /&gt;Ca faisait un moment que je cherchais un emploi qui me conviendrait mieux, dans un endroit qui me plairait davantage, et je crois bien que je l’ai trouvé.&lt;br /&gt;Pas facile de laisser derrière soi de belles amitiés locales, des meilleures-copines-pour-la-vie de ma fille, une nounou avec qui je partageais l’éducation de mon fils, une école pas comme les autres, un travail et une ville que je connaissais bien, pour partir vers l’inconnu.&lt;br /&gt;Certains m’ont dit que j’étais folle, d’autres que j’avais bien raison ; quoi qu’il en soit, je vais voguer vers d’autres horizons.&lt;br /&gt;Et quels horizons ! Je m’en vais au milieu de nulle part, aux portes de la Provence, au milieu des vignes, des champs d’oliviers et de lavande, loin du rythme effréné des villes, sous le soleil que chantent les cigales du sud de la France.&lt;br /&gt;Je vais être Chef de Produit Marketing, poste auquel je n’osais plus rêver, et dans un domaine que je n’aurais pu espérer : les matières premières aromatiques.&lt;br /&gt;Tout cela semble trop beau pour être vrai, mais j’ai envie d’y croire, de suivre cette nouvelle voie en bravant tous les obstacles, même s’ils sont nombreux.&lt;br /&gt;Envie d’aller jusqu’au bout de cette nouvelle étape de ma vie, de prendre de nouveaux risques, quitte à me brûler les ailes.&lt;br /&gt;Rien n’est fait, rien n’est joué, rien n’est acquis, mais sans projets, hasards et décisions à prendre, la vie serait bien trop triste.&lt;br /&gt;Il me faut emballer cette part de mon existence dans des cartons, trouver un nouveau nid pour ma famille et ces mille petites choses auxquelles on ne prêtait plus attention parce qu’elles faisaient partie du quotidien.&lt;br /&gt;Je relève ce nouveau défi du changement, épaulée par mes proches sans qui rien ne serait possible.&lt;br /&gt;Je cours, je cours, j’ai moins le temps de venir par ici et par chez vous, mais je suis sûre que vous comprenez.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Je n’ai que 30 ans, une nouvelle vie commence…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-3550776923392906990?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/3550776923392906990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=3550776923392906990' title='66 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3550776923392906990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3550776923392906990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/07/on-dirait-le-sud.html' title='On dirait le sud...'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>66</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-2890994970145510945</id><published>2007-06-24T19:01:00.000+02:00</published><updated>2007-06-24T20:47:03.666+02:00</updated><title type='text'>Le don, la greffe...et vous?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ILW/ILW501/ruggia0041c.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 144px; CURSOR: hand; HEIGHT: 141px" height="164" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ILW/ILW501/ruggia0041c.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Elles s’appellent Christine et Claire.&lt;br /&gt;A la mort de leur mère Thérèse, suite à un accident vasculaire cérébral, elles n’ont pas su quoi répondre.&lt;br /&gt;C’était trop tôt, ça l’est toujours, elles n’avaient pas eu le temps d’en parler, alors elles ont dit &lt;strong&gt;NON&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Elle s’appelle Sabine.&lt;br /&gt;A la mort de son mari Patrick, suite à un traumatisme crânien sévère, elle n’a pas su quoi répondre.&lt;br /&gt;Il avait 44 ans, 3 enfants, travaillait sur les chantiers, et n’avait jamais imaginé le pire.&lt;br /&gt;Ensemble ils parlaient de vie et d’avenir, jamais de la fin ; elle ne savait pas, alors elle a dit &lt;strong&gt;NON&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Ils s’appellent Michel et Caroline.&lt;br /&gt;A la mort de leur fils Christian, 21 ans, suite à un accident de moto, ils n’ont pas su quoi répondre.&lt;br /&gt;La vie venait de leur arracher cruellement leur unique enfant, et la douleur était trop forte, alors ils ont dit &lt;strong&gt;NON&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Et la liste est encore bien trop longue, parce qu’en 2006, sur les 3 067 personnes décédées, donneuses potentielles d’organes et de tissus, seules 1 442 ont été prélevées.&lt;br /&gt;1 625 familles ont refusé, la plupart du temps parce qu’elles ne connaissaient pas la position du défunt à ce sujet.&lt;br /&gt;Il s’appelle Jérôme, il a 32 ans, et est atteint d’une maladie grave des reins depuis l’âge de 12 ans.&lt;br /&gt;Il a dit &lt;strong&gt;OUI&lt;/strong&gt; à la greffe , devenue indispensable à sa survie, mais est sur liste d’attente depuis 4 ans.&lt;br /&gt;Elle s’appelle Fiona, elle n’a que 5 ans et souffre depuis sa naissance d’une malformation congénitale des voies biliaires qui nécessite une greffe de foie à laquelle ses parents, comme nous le ferions tous, ont dit &lt;strong&gt;OUI&lt;/strong&gt; en chœur, comme un ultime espoir.&lt;br /&gt;Il s’appelait Grégory, allait avoir 24 ans, touché par la mucoviscidose il avait dit &lt;strong&gt;OUI&lt;/strong&gt; à la greffe de poumon, mais a succombé à la maladie alors qu’il touchait du doigt ses rêves les plus fous.&lt;br /&gt;En 2006, comme eux, 12 450 personnes étaient dans l’attente d’une greffe, et seulement 4428 ont été pratiquées.&lt;br /&gt;239 Jérôme, Fiona ou Grégory n’ont pas pu attendre plus longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Refuser de donner par conviction ou par choix, c’est tout à fait légitime et respectable, mais refuser parce qu’on ne sait pas, c’est infliger une torture supplémentaire et inutile à ceux qui restent.&lt;br /&gt;Accepter de donner pour sauver ou prolonger la vie d’inconnus, c’est un acte courageux et généreux, mais en parler aux siens c’est encore mieux, pour qu’ils puissent être prêts le jour venu.&lt;br /&gt;Parce que le temps des patients en attente est compté, que celui des organes et tissus transplantables aussi, prenons le temps d’en parler tant qu’il est encore temps.&lt;br /&gt;On passe notre vie à lui donner un sens, donnons en un dès aujourd’hui à notre mort.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quelle que soit votre décision, faites le savoir !&lt;br /&gt;Pour en savoir plus, renseignez vous sur le site &lt;a href="http://www.ledonlagreffeetmoi.com/"&gt;ledonlagreffeetmoi.com&lt;/a&gt;, avant de vous inscrire sur le &lt;a href="http://www.don-organe.net/don/don_organe_refus.html"&gt;registre national des refus&lt;/a&gt;, ou de demander &lt;a href="http://www.france-adot.org/demande-carte-donneur.php"&gt;votre carte de donneur &lt;/a&gt;(les décisions ne sont pas irréversibles) &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-2890994970145510945?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/2890994970145510945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=2890994970145510945' title='35 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2890994970145510945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2890994970145510945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/06/le-don-la-greffeet-vous.html' title='Le don, la greffe...et vous?'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>35</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-2711683219768333378</id><published>2007-06-17T00:05:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T11:29:41.182+01:00</updated><title type='text'>Mon papa à moi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RnRfDF0TvLI/AAAAAAAAADE/HXdRZ4dFs2Y/s1600-h/mon+papa+%C3%A0+moi.jpg"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076787186659212466" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="160" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RnRfDF0TvLI/AAAAAAAAADE/HXdRZ4dFs2Y/s200/mon+papa+%C3%A0+moi.jpg" width="182" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Quand je n’étais qu’une toute petite Carrie, je voulais me marier avec lui.&lt;br /&gt;Il était grand, beau et fort, et quand je me blottissais dans ses bras je sentais que rien ne pouvait m’arriver.&lt;br /&gt;Sur ses épaules solides il portait de lourdes charges, en plus de celle de sa petite famille de filles.&lt;br /&gt;Malgré ça il m’émerveillait de sa sensibilité, crayonnant des portraits sur un morceau d’enveloppe ou chantant avec ferveur les tubes de l’époque.&lt;br /&gt;Quelques notes sur un orgue où il a appris à jouer à l’oreille, et j’ai eu envie de faire de même.&lt;br /&gt;D’un rien il a créé les plus merveilleux jeux de mon enfance, village de maisons en carton ou courroie de machine à laver pour faire des bulles géantes, jamais à cours de créativité, même pour mes devoirs d’Arts plastiques.&lt;br /&gt;Tous les hivers nous allions dans le même parc construire le même bonhomme de neige, et nous ne nous en lassions jamais.&lt;br /&gt;C’est lui qui m’a relevée de mes premières chutes de ski de fond, sur les pistes immaculées des Hautes Vosges, lui qui m’a poussé sur mon vélo sans roulettes pour que j’apprenne vite, parce qu’avec lui à mes côtés, c’était sûr, je ne pouvais pas me faire de mal.&lt;br /&gt;C’est avec lui que j’ai découvert les outils et combien il pouvait être instructif de démonter et remonter une télévision ou un réfrigérateur, comprendre le fonctionnement des choses pour trouver la cause des problèmes.&lt;br /&gt;Pêcher, cueillir des champignons, ramasser du muguet ou des escargots, toutes les occasions étaient bonnes pour partir à la rencontre de la nature.&lt;br /&gt;Observer là où le regard ne se pose pas forcément, sous une feuille, dans un mécanisme, au fond du sable ou de la terre.&lt;br /&gt;Et puis l’amour des cailloux, des pierres, le secret des galets tous simples qui en leur cœur révèlent des beautés insoupçonnées, comme lui.&lt;br /&gt;Il a choisi mon prénom, si étrange mais qui me va si bien, il m’a appris à savoir rester humble, connaître la valeur des choses, et surtout celles qui n’ont pas de prix.&lt;br /&gt;Discret et secret, il a toujours porté en lui des souffrances passées et s’est construit tout seul sur des bases invisibles, juste une grand mère aimante dans une famille qui n’était pas la sienne.&lt;br /&gt;Incompris, solitaire, il a l’âme de l’ermite qui se retire au fond d’un bois pour méditer dans un mutisme absolu, et pourtant il répond présent dès qu’on a besoin de lui.&lt;br /&gt;Il m’a transmis ce goût de l’isolement et de l’introspection, qui permet par périodes de prendre du recul par rapport à la vie et à ma vie, s’arrêter pour regarder le monde tourner et réfléchir.&lt;br /&gt;J’aime à percer cette carapace, armure contre les aléas de l’existence, et chaque sourire, chaque confidence, chaque regard complice est un trophée qui trône sur l’étagère de ma mémoire.&lt;br /&gt;Je me plais à penser que j’ai pu lui apporter jusqu’à présent des moments de bonheur qui ont pu illuminer son âme.&lt;br /&gt;Je me plais à penser qu’il est heureux et apaisé dans sa retraite active.&lt;br /&gt;Je me plais à penser que je ne suis pas étrangère au fait qu’il ait enfin décidé de se soigner.&lt;br /&gt;Je me plais à penser qu’il est fier de moi et de ce que j’ai fait de ma vie.&lt;br /&gt;Je me plais à penser qu’il m’aime très fort, même s’il ne me l’a jamais dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne fête papa. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-2711683219768333378?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/2711683219768333378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=2711683219768333378' title='29 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2711683219768333378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2711683219768333378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/06/mon-papa-moi_17.html' title='Mon papa à moi'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RnRfDF0TvLI/AAAAAAAAADE/HXdRZ4dFs2Y/s72-c/mon+papa+%C3%A0+moi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>29</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-6748364003857950098</id><published>2007-06-07T20:54:00.001+02:00</published><updated>2008-11-13T11:29:41.645+01:00</updated><title type='text'>Interdit aux hommes?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RmhUml0TvHI/AAAAAAAAACg/vj3mjHUe-CY/s1600-h/CarrieB+face.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073398002196135026" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 227px; CURSOR: hand; HEIGHT: 160px" height="108" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RmhUml0TvHI/AAAAAAAAACg/vj3mjHUe-CY/s200/CarrieB+face.jpg" width="135" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RmhVVV0TvJI/AAAAAAAAACw/WQDWaixY8UU/s1600-h/Emmanuelle+Lux.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073398805355019410" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 158px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" height="200" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RmhVVV0TvJI/AAAAAAAAACw/WQDWaixY8UU/s200/Emmanuelle+Lux.jpg" width="144" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="color:#663366;"&gt;Ca y est, je fais partie du cercle des « femmes qui en ont », comme le sous-titre le site « &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;a href="http://www.interdit-aux-hommes.net/article.php?article=143"&gt;Interdit aux hommes&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;».&lt;br /&gt;J’ai répondu aux questions d’Emmanuelle Lux, jolie maman trentenaire aux mêmes vices que moi (chocolat et bain chauds) et créatrice du site.&lt;br /&gt;Voici l’interview, que vous pouvez aussi retrouver sur son site, bien sûr, avec bien d’autres, plus intéressantes les unes que les autres.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;« L'auteurE du blog about thirty&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt; a tout juste 30 ans, un intitulé de job à se prendre 2 dolipranes "Controleur de Gestion Commerciale et Chargée d'Etudes Marketing", dans l'industrie du domaine médical, vit en couple, et est maman de 2 enfants. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La genèse du blog :&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- la premiere fois où vous avez pensé à ce blog, c'était quand ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Ma meilleure amie avait ouvert un blog pour montrer les progrès de son fils à ceux qui vivaient loin, alors je me suis dit que ça ne devait pas être si difficile techniquement.&lt;br /&gt;J’ai toujours aimé écrire, mais avais mis en sommeil cet aspect de moi que beaucoup de proches ignoraient.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- comment est née cette envie ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;J’ai pris la décision d’essayer d’en faire un, un soir tard, après avoir regardé un épisode de « Sex and the city » : voir le personnage de Carrie Bradshaw écrire ses malheurs et ses bonheurs de trentenaire m’a décidé, d’où le petit clin d’œil au pseudo.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- pourquoi l'avoir appelé ainsi ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Mon blog s’appelle « aboutthirty » parce que je l’ai créé quelques mois avant mes 30 ans, étape que j’appréhendais vraiment comme un passage vers des années moins drôles de ma vie.&lt;br /&gt;En fait elles le sont bien plus !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;strong&gt;La mise en ligne :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- quel fut le premier jour de mise en ligne ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Je l’ai mis en ligne le lundi 6 février 2006, le temps que j’apprivoise le concept et que j’écrive un premier texte.&lt;br /&gt;Je n’avais aucune idée précise de ce dont j’allais parler, ni même de la durée de vie de ce blog. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- quel était votre premier message ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mon premier message me présente, et résume mes expériences et rencontres extraordinaires de l’année précédente, comme un « et maintenant, que puis-je faire de mieux ? »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;strong&gt;Le blog :&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- que vous apporte le blog ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Le blog m’apporte un formidable espace de liberté et de détente, l’occasion de partager des avis et de connaître des gens qu’il m’aurait été quasi impossible de rencontrer dans la « vraie vie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;depuis sa création, quelles ont été vos plus grandes joies ? vos plus grandes déceptions ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;En fait j’ai répondu à cette question dans un post sur le premier anniversaire de mon blog, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=publogcit%C3%A9"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;br /&gt;Il m’a apporté bien plus de joies que de déceptions, il m’a ouvert de nouveaux horizons par certaines rencontres étonnantes mais n’a pas chamboulé ma vie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- qu'en pensent vos proches ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Mes proches ont été très surpris car beaucoup ont découvert mon goût pour l’écriture par son intermédiaire, d’autres connaissent son existence mais ne vont pas le consulter, et certains ignorent encore que j’en ai un ! Ma mère est très fière de ce que je fais, et adore me lire.&lt;br /&gt;Mon conjoint a été un peu désemparé face au temps que j’y consacrais les premiers mois, maintenant j’essaie de trouver un juste équilibre.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;strong&gt;Votre vie de blogueuse :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- quand bloguez vous ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Ayant une vie familiale assez riche, avec 2 jeunes enfants, je blogue le plus souvent le soir, quand ils sont couchés, et parfois jusque tard dans la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- combien de temps y consacrez vous ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Je n’y consacre pas de temps prédéfini, je me permets des « soirées blogs », où je consulte mes blogs préférés et en profite pour en découvrir d’autres.&lt;br /&gt;Au fil des affinités j’ajoute mes blogs favoris à ma liste de liens, il y en a une bonne trentaine, et très hétéroclites !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="http://www.eco-act.net/" href="http://www.eco-act.net/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- postez vous des billets à rythme régulier ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Je ne poste pas de billets à un rythme défini, juste quand l’inspiration est là et que j’en ai le temps. J’écris toujours mes posts sur papier, à la pause déjeuner, le soir ou dans une salle d’attente, avant de les éditer ; j’ai toujours mon cahier sur moi et ce plaisir à coucher les mots sur ses pages.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- qu'est ce qui vous plait le plus (la recherche d'un nouveau sujet, l'écriture, l'interaction avec les lecteurs) ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Tout me plait, de la genèse de l’idée à l’étape d’écriture, parfois les recherches Internet pour étayer mon article, et bien sûr les réactions des lecteurs, auxquelles je réponds toujours : cette interactivité est un point essentiel selon moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;strong&gt;Les lecteurs du blog :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- vos lecteurs, combien sont ils ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Si j’en crois mon outil de statistiques inséré il y a un peu moins d’un an, mon blog a reçu à ce jour 32 300 visites (1 ordinateur connecté = 1 visite comptabilisée par jour).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- d'où viennent-ils ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Mes lecteurs sont essentiellement français, mais il y a aussi des francophones du monde entier, de la Finlande au Québec, en passant par Tahiti ou la Nouvelle Zélande.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- êtes vous en contact par mail ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;J’ai des contacts par mail avec certains d’entre eux, même s’ils ne sont pas tous blogueurs et ai lié de profondes amitiés par-delà les limites du blog.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- en avez vous rencontré ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;J’en ai aussi rencontré certains, ce qui n’a fait que renforcer nos liens, je n’ai jamais été déçue et compte bien en rencontrer d’autres.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;strong&gt;Les commentaires :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- quel est le commentaire qui vous a le plus touché ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Les commentaires de mes lecteurs me touchent tous et toujours, mais encore plus quand il s’agit de personnes que je connais et qui me connaissent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- celui qui vous a le plus déçu ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Aucun commentaire ne m’a déçu, j’ai juste décidé il y a quelques mois d’enlever ma photo, pour qu’on s’intéresse plus aux textes qu’à elle !&lt;br /&gt;Il y a eu aussi une mini-polémique autour d’un des mes posts sur l’esprit de noël, je ne m’attendais pas à ça en l’écrivant !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;strong&gt;La communication autour du blog :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- quelle est votre démarche pour faire connaître votre blog ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Pour faire connaître son blog, il y a les inscriptions dans des annuaires spécialisés, mais il y a aussi et surtout la navigation dans la blogosphère.&lt;br /&gt;C’est une véritable toile où les liens ont toute leur importance. On laisse des commentaires sur des blogs ou des posts qui nous intéressent, et souvent en retour on reçoit soi-même un commentaire sur son dernier post. Ca peut s’arrêter là ou on peut avoir envie d’en savoir plus, de lire ce qui a été écrit avant, de mettre le blog dans ses favoris ou dans sa liste de liens…&lt;br /&gt;Le bouche à oreille, ou plutôt « doigts à yeux » pour ce qui est d’Internet, marche aussi très bien : il m’arrive de conseiller à mes amis tel ou tel blog parce que je pense que les thèmes abordés les toucheront.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- avez vous eu des retombées médiatiques (presse, internet, ...) ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Pour ce qui est de la presse, j’ai été interviewée par un magazine suisse au sujet de ma trentaine, c’est &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.cooperation-online.ch/index.cfm?30%20ans%2C%20la%20belle%20affaire%21&amp;pub=1&amp;amp;amp;amp;amp;amp;rub=88&amp;amp;id=30311%20"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt; et j’ai eu aussi quelques contacts pour une chronique télé qui n’a pas pu aboutir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;strong&gt;L'avenir :&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- comment voyez vous l' évolution de votre blog ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Je vais continuer à alterner sujets légers et plus graves, expériences personnelles et thèmes d’actualité, tout en introduisant des questions qui me tiennent vraiment à cœur, comme le don d’organes ou l’environnement (comme je l’ai fait &lt;/span&gt;&lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=d%C3%A9veloppement+durable"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt; )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;- quels sont vos souhaits pour les mois à venir ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Je n’ai pas de souhaits particuliers, mais si par l’un de mes articles je peux apprendre quelque chose de nouveau à une personne, lui transmettre une émotion, juste la faire sourire, relativiser, ou la convaincre, par exemple, de prendre une carte de donneur d’organes ou de sang, je sentirai que tout ça ce ne sont pas que des mots sur une toile virtuelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;strong&gt;Avez vous des conseils à donner aux blogueuses débutantes ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;D’abord trouver une interface de blog qui leur correspond, au niveau de la facilité d’utilisation ou des services complémentaires comme les statistiques, et ensuite effectuer un petit travail préparatoire en se posant certaines questions : De quoi vais-je parler ? Quel look pour mon blog ? A quelle fréquence ai-je l’intention de publier ? A quel moment puis-je dégager du temps pour cela ?&lt;br /&gt;Entretenir un blog peut prendre beaucoup de temps, et on se prend vite au jeu, il faut savoir se fixer des limites et ça n’est pas toujours facile ! » &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-6748364003857950098?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/6748364003857950098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=6748364003857950098' title='32 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6748364003857950098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/6748364003857950098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/06/interdit-aux-hommes.html' title='Interdit aux hommes?'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RmhUml0TvHI/AAAAAAAAACg/vj3mjHUe-CY/s72-c/CarrieB+face.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>32</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-5412867175485677185</id><published>2007-06-03T22:36:00.001+02:00</published><updated>2008-11-13T11:29:41.929+01:00</updated><title type='text'>Faites des mamans...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RmMmwv99TGI/AAAAAAAAACY/4-2fRKMfu2g/s1600-h/PICT0006.JPG"&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071940224301223010" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 174px" height="162" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RmMmwv99TGI/AAAAAAAAACY/4-2fRKMfu2g/s200/PICT0006.JPG" width="124" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;On va dire que c’est ma 6ème fête des mamans.&lt;br /&gt;Parce qu’il y a juste 6 ans je ne connaissais pas encore le visage de mon premier enfant mais étais à un mois de le découvrir.&lt;br /&gt;6 ans que je m’inquiète, que l’intégrité de mes nuits n’est plus garantie, que mes yeux s’ouvrent au moindre bruit suspect et que mon regard ne s’égare plus dans les lieux publics.&lt;br /&gt;Que je me délecte de sourires, d’éclats de rires francs et de gros câlins, de bisous tous doux ou appuyés et de regards qui en disent long.&lt;br /&gt;Que je console, prends dans mes bras pour les gros et petits chagrins, place un gant de toilette d’eau fraîche sur les bobos avant d’y apposer un baiser magique.&lt;br /&gt;Que je constate chaque jour les progrès accomplis, les mots qui s’ajoutent au vocabulaire, l’esprit qui se fait plus vif et curieux.&lt;br /&gt;Que je suis scrupuleusement le rituel des soins du visage, des couches sales et des biberons de lait.&lt;br /&gt;Que je ruse pour faire tester de nouveaux aliments, et me réjouis de ces victoires gustatives.&lt;br /&gt;Que je lave des vêtements salis par les jeux dans l’herbe, le chocolat fondu ou un estomac fragilisé par la maladie.&lt;br /&gt;Que je suis fière de chaque compliment prodigué par mon entourage sur ma progéniture.&lt;br /&gt;Que je ne vais plus au supermarché l’esprit tranquille, en évitant le rayon des jouets, et que les soirées au restaurant en tête à tête sont devenues rares.&lt;br /&gt;Que je raconte des histoires et des contes qui émerveillent ou qui font peur, en changeant de voix à chaque personnage.&lt;br /&gt;Que j’ai toujours dans mon sac à main des lingettes-à-tout-faire, de quoi jouer ou attacher des cheveux rebelles.&lt;br /&gt;Que je ris des grimaces, des néologismes et autres facéties et phrases improbables.&lt;br /&gt;Que j’ai fait une croix sur la grasse matinée, même après une nuit passée à faire la fête et peu importe l’heure du coucher.&lt;br /&gt;Que j’accroche des dessins multicolores aux murs de mon bureau.&lt;br /&gt;Que j’aligne mon emploi du temps sur les horaires de l’école et les impératifs de nounou.&lt;br /&gt;Que je redécouvre avec plaisir les dessins animés de mon enfance et apprends à connaître les nouveaux héros des cours de récréation.&lt;br /&gt;Que je joue au gendarme pour des conflits de pacotille et hausse le ton quand il le faut.&lt;br /&gt;Que j’entends chaque matin que je suis belle et que je sens bon, même si je sors à peine du lit.&lt;br /&gt;Que la maison est envahie de jouets hétéroclites, de la plus petite pièce de puzzle à l’imposant tracteur à pédales.&lt;br /&gt;Que j’assiste à des spectacles improvisés de danse et de chant approximatifs nés d’esprits fertiles.&lt;br /&gt;Que je n’ai pas le droit d’être malade et dois être opérationnelle en permanence.&lt;br /&gt;Que mon moral va mieux dès qu’ils sont près de moi.&lt;br /&gt;Etre maman, c’est plein de petits tracas et de gros bonheurs, mais c’est sans aucun doute la meilleure chose qui me soit arrivée, et c’est un statut que je garderai à jamais, précieuse certitude dans ce monde de doutes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-5412867175485677185?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/5412867175485677185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=5412867175485677185' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/5412867175485677185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/5412867175485677185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/06/faites-des-mamans.html' title='Faites des mamans...'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RmMmwv99TGI/AAAAAAAAACY/4-2fRKMfu2g/s72-c/PICT0006.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-1043768398455754554</id><published>2007-05-27T00:09:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T11:29:42.397+01:00</updated><title type='text'>C'est le pied!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Rlix9-5whkI/AAAAAAAAACQ/Mz1nP4dxSSg/s1600-h/pieds+blog.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5068997059020883522" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="138" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Rlix9-5whkI/AAAAAAAAACQ/Mz1nP4dxSSg/s200/pieds+blog.jpg" width="177" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je me suis enfin réconciliée avec mes pieds.&lt;br /&gt;Il faut dire qu’ils sont bien trop loin de mes yeux pour que je m’en soucie, et que j’ai passé tout l’hiver à les cacher dans mes bottes haut perchées, quand je ne les mettais pas carrément dans le plat.&lt;br /&gt;Jusqu’alors je gardais les pieds sur terre et les considérais davantage sous leur aspect technique et bien pratique, leur rôle d’équilibre, d’amortisseur et de propulseur qui permet de tenir debout, marcher et éventuellement courir, que sous leur aspect esthétique.&lt;br /&gt;J’ignorais qu’on pouvait prendre son pied à se le faire chouchouter.&lt;br /&gt;Pourtant à bien y regarder, les pieds sont une structure complexe et intéressante à bien des niveaux.&lt;br /&gt;Dotés de 28 os, 16 articulations, 20 muscles et 107 ligaments, ils sont loin d’être bêtes comme on le prétend facilement et supportent sans mot dire les 5 à 6000 pas quotidiens de leur propriétaire, même s’il s’est levé du pied gauche.&lt;br /&gt;Omniprésents dans notre langage et nos expressions, ils sont aussi souvent l’objet d’un certain érotisme plus ou moins exacerbé selon les cultures et les goûts personnels.&lt;br /&gt;J’ai d’ailleurs été impressionnée du nombre de blogs et forums (classés « adultes ») consacrés au pied et à ses habillages divers (et dété aussi !), par exemple &lt;a href="http://feet666.canalblog.com/"&gt;celui-ci&lt;/a&gt;, ou &lt;a href="http://pieds.blogs.fr/"&gt;celui-là&lt;/a&gt;, l’occasion de faire du pied plus souvent qu’à son tour.&lt;br /&gt;Le pied est notamment considéré comme la partie la plus érotique du corps en Chine (même après l’abandon trop tardif des petits pieds bandés) et en Mauritanie le maquillage au henné des pieds et des mains fait partie intégrante du rituel du mariage.&lt;br /&gt;Il faut dire que la symbolique sexuelle inhérente du pied est ancienne, on trouve ses traces dans les écrits de Confucius il y a 2500 ans, et plus tard Casanova lui-même déplorait que « la plus grande partie des hommes ne prend pas garde aux beaux pieds d’une femme ».&lt;br /&gt;Au pied de la lettre, pour avoir le monde à ses pieds il faut mettre le pied à l’étrier, se mettre à pied d’œuvre, travailler d’arrache-pied, prendre des décisions à pied levé sans traîner des pieds ni lâcher pied.&lt;br /&gt;Hors de question d’avoir les deux pieds dans le même sabot ou de ne pas savoir sur quel pied danser, sous peine de passer pour une casse-pieds.&lt;br /&gt;Bon pied, bon œil, faire des pieds et des mains pour être sur un pied d’égalité, trouver chaussure à son pied ou un pied à terre, avancer sans mise à pied.&lt;br /&gt;Et après avoir attendu de pied ferme, sur le pied de guerre, faire un pied de nez, les doigts de pieds en éventail, avant de s’en aller les pieds devant, six pieds sous terre.&lt;br /&gt;Le pied c’est aussi en réflexologie la représentation miniaturisée du corps humain : à chaque « zone réflexe » correspond un organe, une glande ou une partie du corps : la peau de sa plante est 7 fois plus épaisse que celle du visage, mais est néanmoins, avec le bout des doigts, la région du corps la plus riche en terminaisons nerveuses : ça chatouille sous les pieds, et explique sans doute à quel point je me suis délectée de leur massage lors de la pédicure.&lt;br /&gt;Comme 62 % de la population, j’ai des « pieds égyptiens », avec le gros orteil le plus avancé, contrairement aux « pieds grecs » (avec le 2ème orteil plus grand) et aux « pieds carrés » (avec les trois premiers orteils de la même longueur).&lt;br /&gt;Maintenant que je les trouve fort jolis, je ne vais plus les dissimuler ni les ignorer, non.&lt;br /&gt;Je vais mettre mes plus jolis nus-pieds et partir sur la pointe des pieds.&lt;br /&gt;Ca vous fait une belle jambe ? Ca me fera les pieds, tiens.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-1043768398455754554?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/1043768398455754554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=1043768398455754554' title='34 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/1043768398455754554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/1043768398455754554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/05/cest-le-pied.html' title='C&apos;est le pied!'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Rlix9-5whkI/AAAAAAAAACQ/Mz1nP4dxSSg/s72-c/pieds+blog.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>34</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4107092367589526812</id><published>2007-05-14T00:04:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T11:29:42.665+01:00</updated><title type='text'>Petite soeur</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RkeLk9Q5jXI/AAAAAAAAACA/QWhzJyAq94c/s1600-h/soeurettes.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5064169773038407026" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RkeLk9Q5jXI/AAAAAAAAACA/QWhzJyAq94c/s200/soeurettes.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Hier encore, tu avais 20 ans, et tu prenais l’avion pour une terre inconnue, le cœur léger, cheveux au vent, pour ne suivre que ton instinct et les élans de ton cœur.&lt;br /&gt;Tu as bravé le froid, les doutes et les longues nuits, la barrière d’une langue et d’une culture mystérieuses.&lt;br /&gt;Tu as surmonté la distance qui t’éloignait des tiens, sans échapper pourtant à la mélancolie parfois, à la nostalgie souvent.&lt;br /&gt;Huit années ont passé, et autant d’anniversaires que nous n’avons pu fêter ensemble, et aujourd’hui encore je ne peux t’embrasser.&lt;br /&gt;Huit années loin de toi, mais si proche en même temps, car tu es souvent la première informée de tous nos évènements, car pas une semaine ne se passe sans se donner de nouvelles et pas un jour sans que je ne pense à toi.&lt;br /&gt;Quand je ferme les yeux je nous revois enfants, partageant la même chambre, une complicité, des fous-rires et des pleurs, des délires au magnétophone ou des chorégraphies, puis quelques confidences, des amitiés aussi.&lt;br /&gt;Tes jolies boucles blondes sont devenues lisses et de jais, comme la naïveté et la candeur ont fait place à une personnalité bien trempée et à l’humour cinglant.&lt;br /&gt;A mesure des épreuves que tu as traversées, ta carapace s’est endurcie et ton ambition renforcée, mais je sais bien que ton armure n ‘est pas sans faille et que rien n’est facile.&lt;br /&gt;Je sais que le temps loin de ta famille te pèse, mais je sais aussi tout ce qu’il t’apporte, et si c’est le bonheur, ce temps n’est pas perdu.&lt;br /&gt;Tu me manque, tu nous manque, mais il faut faire des choix, et cette partie de ta vie devait se faire là-bas.&lt;br /&gt;Pour devenir celle que tu es à présent, et apprécier davantage chaque mot, chaque regard, chaque contact, ces quelques précieuses fois où nous nous sommes revues.&lt;br /&gt;Je ne doute pas qu’un jour nous nous réunirons, parce qu’un jour il sera temps, parce qu’un jour nous ne pourrons plus, parce qu’un jour il le faudra peut-être.&lt;br /&gt;Mais en attendant, je veux que tu saches que je crois en toi, que quoi qu’il arrive je serai toujours là pour toi, que quand tu es heureuse je le suis avec toi et que quand tu es triste je pleure avec toi.&lt;br /&gt;Parce que c’est le même sang qui coule dans nos veines et unit nos pensées, le même préambule à l’histoire de nos vies, dont nous écrivons les pages en parallèle, toi là-bas, moi ici.&lt;br /&gt;Parce que quand tu es née je me suis dit qu’un ange avec de si petites ailes avait besoin d’une épaule sous laquelle s’abriter ou sur laquelle s’appuyer quand le vent souffle fort et que l’envol effraie.&lt;br /&gt;Parce que j’ai été ta grande sœur, que je le suis encore et le serai toujours. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Bon anniversaire petite sœur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4107092367589526812?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4107092367589526812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4107092367589526812' title='27 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4107092367589526812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4107092367589526812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/05/petite-soeur.html' title='Petite soeur'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RkeLk9Q5jXI/AAAAAAAAACA/QWhzJyAq94c/s72-c/soeurettes.gif' height='72' width='72'/><thr:total>27</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-770941848089320069</id><published>2007-05-09T23:16:00.000+02:00</published><updated>2007-05-10T01:20:11.412+02:00</updated><title type='text'>France : 12 points</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fatalspicards.com/images2/DSC05434_sm.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 178px" height="176" alt="" src="http://www.fatalspicards.com/images2/DSC05434_sm.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Puisqu’une élection en cache toujours une autre, à l’heure où certains pleurent et d’autres exultent, adoucissons donc nos mœurs avec un vote musical.&lt;br /&gt;Je veux parler de l’Eurovision bien sûr ! Vous vous souvenez ? Ta ta ta ta ta ta ta tadam…&lt;br /&gt;Une des rares émissions que j’avais l’autorisation de suivre enfant, avec ses costumes à paillettes et ses chansons-flans, ses artistes « exotiques », étoiles filantes souvent sorties de nulle part et qui y sont retournées sitôt la compétition terminée.&lt;br /&gt;Au fil des années et du défilé des chanteuses larmoyantes et en marge de l’évolution de la société, comme la plupart des gens je me suis lassée de ce concept kitchissime, cité spontanément au premier rang des émissions ringardes.&lt;br /&gt;Oui mais.&lt;br /&gt;L’année dernière, sur les conseils avisés de &lt;a href="http://finlandssecrets.unblog.fr/"&gt;ma finlandaise préférée&lt;/a&gt;, j’ai mis mes sales a priori de côté pour constater avec étonnement (et un peu d’effroi aussi) la victoire du groupe de hard rock finnois Lordi.&lt;br /&gt;En plus d’avoir reboosté l’égo du peuple scandinave, cette victoire a eu le mérite de remettre en cause l’institution poussiéreuse, de bousculer les règles établies et de donner un nouveau souffle à l’Eurovision.&lt;br /&gt;Souffle confirmé cette année par la sélection des candidats des 42 ( !) nations participantes, qui ose enfin l’originalité et l’audace, parfois trop même, à l’image de la drag queen candidate de l’Ukraine, d’un DJ Bobo suisse qui inciterait « à des comportements destructeurs ou suicidaires », ou encore des paroles engagées anti-nucléaire iranien du chanteur israëlien, qui créent d’ores et déjà la polémique.&lt;br /&gt;Si vous ne le savez pas encore, la finale a lieu ce samedi 12 mai à Helsinki, présentée (pour ceux qui seraient déjà tentés de dire qu’ils ont piscine ou concours de scrabble) par la très sexy Jaana et le non moins craquant Mikko (rien que pour ça, ça vaut le détour).&lt;br /&gt;Mais pour qui donc voter ? vous entends-je déjà gémir (si, si) : encore un dilemme ?&lt;br /&gt;Il sera malheureusement impossible d’apporter notre voix aux représentants français, les Fatal Picards, mes chouchous décalés et drôles à souhait, que je vous invite à découvrir d’urgence sur &lt;a href="http://www.fatalspicards.com/"&gt;leur site désopilant&lt;/a&gt;, et par la vidéo de leur chanson « &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1pfxk_lamour-a-la-francaise-fatals-picard"&gt;l’amour à la française&lt;/a&gt; ».&lt;br /&gt;J’ai donc visionné pour vous l’intégralité des clips des candidats (et vous vous demandiez où j’étais passée), pour vous présenter un résumé très subjectif de ce que j’ai pu observer et/ou entendre sur le site &lt;a href="http://eurofans.free.fr/v4/acceuil/acceuil.php"&gt;eurofans&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Allemagne&lt;/strong&gt; « Frauen regier’n die Welt » (c’est mal barré) : Un crooner jazzy dans la langue de Goethe, assez surprenant&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Albanie&lt;/strong&gt; « Hear my plea » (j’ai entendu, j’ai entendu) : Un monsieur avec un costume rouge, un accent anglais à couper au couteau et beaucoup trop de cheveux pour être vrais : à oublier très vite&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Andorre&lt;/strong&gt; « Salvem al Mon » (bonne idée) : Des ados qui sautent partout avec leurs guitares électriques, on dirait une pub pour Bi*ctol plus qu’une chanson engagée&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Arménie&lt;/strong&gt; « Anytime you need » (même pendant les vacances?) : Le chanteur a le charisme d’une huître, il ne bouge pas, et ce, même dans le clip alors qu’il y a le feu autour de lui, bonjour la récativité ! Il tenait quand même à montrer sa boucle de ceinture toute neuve pour l’occasion&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Autriche&lt;/strong&gt; « Get a life, get alive » (born to be) : Encore du rock, aux accents country-hard, mais sans ados, sympa&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Belarus&lt;/strong&gt; « Work your magic » (abracadabra): Musique à la James Bond, la ressemblance du chanteur avec Thierry Lhermitte jeune est assez troublante&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Belgique&lt;/strong&gt; « Love power » (and flower) : Retour à l’époque disco et boules à facettes, un Travolta plus bronzé et qui cache ses yeux en jouant de la guitare pour du beurre&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bosnie-Herzégovine&lt;/strong&gt; « Rijeka bez imena » (toi-même) : Slow chamallow d’une autre charmante jeune femme, qui occupe ses loisirs à jouer au volley avec ses copines sur une péniche&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bulgarie&lt;/strong&gt; « Water » (sans alcool): Voix étonnante de la part de la sœur jumelle de la candidate moldave, mais ça énerve très vite en fait&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Croatie&lt;/strong&gt; « Ja vjerujem u ljubav » (moi aussi) : Vieux rockeur sans saveur avec une jeune blonde à voix masculine : le mélange n’a pas meilleur goût&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chypre&lt;/strong&gt; « Comme ci comme ça » ( et en français, svp !) : Rien que pour ça, ça mérite une mention spéciale ; plutôt original et trash&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Danemark&lt;/strong&gt; « Drama Queen » (ça ne s’invente pas) : Drag queen dont on remarquera les impressionnants chapeaux à plumes plus que le style pop qui lui, n’a rien d’original&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Espagne&lt;/strong&gt; « I love you mi vida » (qui ? moi ?) : Boys band comme on n’en voyait plus, il y en a pour tous les goûts mesdemoiselles et mesdames. Les nostalgiques des Worlds Apart y trouveront leur compte&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Estonie&lt;/strong&gt; « Partners in crime » (mais que fait la police ?) : Encore un joli petit bout de femme, une chanson mignonne et un effort chorégraphique notable&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Finlande&lt;/strong&gt; « Leave me alone » (puisque c’est demandé gentiment) : Belle interprète, qui crache de la fumée quand elle chante, mais il faut dire qu’en Finlande il fait particulièrement froid. On a bien compris le message, on n’a pas envie de l’embêter, mais la chanson est sympa&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Georgie&lt;/strong&gt; « Visionnary dream » (et alors, la finale?) : Jolie jeune fille, clone de Nolwenn Leroy, avec une voix intéressante, sur des effluves techno-celtiques&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Grèce&lt;/strong&gt; « Hello Maria » (j’arrive pas à taper en grec) : Musique pour ados, mélange orient/occident, n’est pas sans rappeler 123 Maria de Ricky Martin&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hongrie&lt;/strong&gt; « Unsubstantial blues » ( c’est elle qui le dit) : Voix jazzy exceptionnelle, manque un peu de mélodie et a tendance à crier un peu trop mais j’aime beaucoup&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Irlande&lt;/strong&gt; « They can’t stop the spring » (sauf en hiver) : Groupe folklorique traditionnel bourré de bonnes intentions, mais rien de transcendant au final&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Islande&lt;/strong&gt; « Valentine lost » (on peut passer une annonce) : Comme quoi il n’y a pas de limite d’âge. On dirait Borloo avec de longs cheveux raides, mais la voix cassée est agréable&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Israël&lt;/strong&gt; « Push the button » (ou push pas plutôt) : Chanson multilingue ambiance musette/rock au texte engagé, décalé, je vote incontestablement pour&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lettonie&lt;/strong&gt; « Questa Notte » (quoi, cette nuit ?) : En costume de cérémonie, un sextuor loin du boys band, mais qui chante en italien et devrait ravir les adeptes de Frédéric François et autres Franck Mickaël&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lituanie&lt;/strong&gt; « Love or leave » (ça a le mérite d’être clair) : Idéal avant d’aller se coucher, guitare et bossa, et elle se plaint d’être toute seule au petit matin !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ARY Macédoine&lt;/strong&gt; « MojoT CbeT » (il est où ton monde ?): Très jolie demoiselle aux airs de Catherine Zeta-Jones, mais rien d’original, bien dans la tradition des chansons de l’Eurovision&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Malte&lt;/strong&gt; « Vertigo » (rien à voir avec U2) : La pauvre court pendant quasiment tout le clip, et après un fantôme en plus. On dirait la B.O. du nouveau volet de « Zorro »&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moldavie&lt;/strong&gt; « Fight » (toi d’abord) : Encore une très jolie chanteuse, qui a une voix bien douce pour chanter sur du son hard-rock, mais pas très convaincante sur l’ensemble&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Montenegro&lt;/strong&gt; « Hajde croci » (marcher, danser, pff) : Toujours ambiance rock, l’important n’est-il pas de participer ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Norvège&lt;/strong&gt; « Ven a bailar conmigo » (si tu veux) : Etonnant, des accents hispaniques pour représenter la Norvège ! La chanteuse a de toute évidence abusé des UV et de la vitamine C&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pays-Bas&lt;/strong&gt; « On top of the world » (quel temps là haut ?) : Encore une jolie interprète, voix soul et pêche, un morceau qui s’écoute bien&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pologne&lt;/strong&gt; « Time to party » (déjà ?) : Duo surfant sur la vague années 20 à la Aguilera, associée à du rap : ne restera à coup sûr pas dans les annales&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Portugal&lt;/strong&gt; « Dança comigo » (j’ai déjà dit oui au norvégien) : Même pas la danse de l’été, ça ne donne ni envie d’envahir le dancefloor, ni d’en écouter davantage&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Roumanie&lt;/strong&gt; « Chérie chérie je t’aime » (impossible de le taper en roumain) : Ca commence comme du Brassens et ça finit en Kazatchok, chanson multilingue qui veut jouer la carte de l’humour, sans trop de succès&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Royaume-Uni&lt;/strong&gt; « Flying the flag (for you) » (ah, ces anglais) : De toute évidence ils n’organiseront pas la compétition l’année prochaine, c’est sans intérêt&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Russie&lt;/strong&gt; « Song # 1 » (pas beaucoup d’imagination) : Un girls band typique pour vous messieurs, sexy et à la chorégraphie bien rôdée&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Serbie&lt;/strong&gt; « Molitva » ( amen) : Magnifique voix, desservie par la langue, mais encore bien dans la tradition eurovisive (si je veux). Allez, j’aime bien quand même&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Slovénie&lt;/strong&gt; « Cvet z juga » (je suis allergique) : Chanteuse lyrique mixée version techno, dans le clip elle chante devant une salle vide, et en fait on ne se demande pas vraiment pourquoi&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Suède&lt;/strong&gt; « The worrying kind » (quand y a de la gène…) : Mi travesti, mi Dave Gahan avec des cheveux, musique très 70’s mais la personnalité vaut le détour&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Suisse&lt;/strong&gt; « Vampires are alive » (même pas vrai) : Ca change du « Chihuahua » de 2003, pour le peu ! Le titre veut déjà tout dire, le clip a des airs de remix Thriller/Matrix, on aime ou on déteste, sachant que je ne fais pas partie de la première catégorie…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tchéquie&lt;/strong&gt; « Mala Dama » (ça arrive) : Lordi, le groupe vainqueur de l’année dernière, mais sans déguisement&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Turquie&lt;/strong&gt; « Shake it up sekerim » (traduction qui vaut le détour : « secoue le chérie ») : Un Djamel Debbouze qui se veut George Mickaël, dansant entre miroirs et jolies nanas, sur un son entre techno et raï, assez entêtant&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ukraine&lt;/strong&gt; « Dancing lasha tumbai » (et ça se danse comment ?) : Assez indescriptible en fait, une drag queen (encore !) avec un entonnoir sur la tête, qui fait de la techno-accordéon ; il faut le voir pour le croire, mais ça fonctionne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les demi finales de ce soir vont déjà vous aider à faire un peu de tri dans tout ça, mais après c’est à vous de vous débrouiller tous seuls comme des grands !&lt;br /&gt;Alors comme ça, à chaud, pour quel pays se porterait votre préférence ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-770941848089320069?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/770941848089320069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=770941848089320069' title='33 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/770941848089320069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/770941848089320069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/05/france-12-points.html' title='France : 12 points'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>33</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4573098313419947694</id><published>2007-04-18T00:13:00.000+02:00</published><updated>2007-04-18T00:56:03.653+02:00</updated><title type='text'>Votez pour moi ! Embauchez moi !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ART/ART277/CSC018.jpg"&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 174px" height="184" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ART/ART277/CSC018.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Alors que certains battent la campagne pour ne pas perdre la leur, à l’aube de ces élections tant attendues, j’ai décidé de démissionner tout prochainement pour passer à autre chose.&lt;br /&gt;« Quel rapport ? », me demanderez-vous à juste titre.&lt;br /&gt;A priori aucun, certes, mais une campagne électorale et une recherche d’emploi ont plus de points communs que vous ne pourriez l’imaginer :&lt;br /&gt;Il faut s’armer de patience dans l’attente de réponses, comme de signatures ou de sondages d’opinion.&lt;br /&gt;Bien s’entourer pour être stimulé et aidé dans les démarches, comme on s’adjoint une équipe de campagne.&lt;br /&gt;Rédiger CV et lettres de motivation pertinents, comme on élabore un programme politique clair et fiable.&lt;br /&gt;Garder un moral à toute épreuve dans les critiques et les échecs, comme pour les discours ratés ou les interviews mal abordées.&lt;br /&gt;Toujours savoir de quoi on parle, même quand le sujet n’est pas dans notre sphère de prédilection, tant dans le secteur d’activité particulier d’une entreprise que face à des questions pointues de spécialistes de tous domaines.&lt;br /&gt;Se connaître, savoir valoriser ses points forts et isoler ses points faibles, pour rassurer et convaincre l’employeur comme la nation.&lt;br /&gt;Garder le sourire envers et contre tout, parce que c’est une image positive que nous voulons laisser au recruteur, comme aux électeurs.&lt;br /&gt;Se fixer des objectifs croissants, se motiver sur les petites victoires, de coups de fil intéressés en entretiens, de citoyens indécis en intentions de vote.&lt;br /&gt;Rester ouvert au dialogue, à la négociation, aux concessions, pour parfois revoir certaines de ses aspirations professionnelles ou politiques momentanément à la baisse.&lt;br /&gt;Savoir observer les gens et la société, rester à l’affût de l’actualité et des problèmes pour être en mesure de proposer des solutions adaptées à l’entreprise ou à l’Etat.&lt;br /&gt;Hiérarchiser les priorités, opter pour l’envoi de candidatures spontanées plutôt que pour la visite de nos blogs préférés, comme délaisser le week-end en famille au profit de la tournée des marchés de Province.&lt;br /&gt;Aller à la rencontre de ceux qui nous choisiront peut-être, même s’ils ne nous attendent pas, pour tenter de les persuader de nous embaucher ou de soutenir notre candidature.&lt;br /&gt;Ne pas se laisser intimider par la concurrence, même si elle est rude et impitoyable, prête à tout pour obtenir un poste ou un mandat.&lt;br /&gt;Avoir conscience que quand on est une femme, avec des enfants de surcroît, la tâche est plus difficile dans un univers professionnel comme politique dirigé encore majoritairement par des hommes.&lt;br /&gt;Faire des promesses de réalisations ou mesures que l’on s’efforcera de tenir au plus vite, pour faire nos preuves et conforter le choix de notre embauche/élection.&lt;br /&gt;Pour la campagne, il y a des échéances fixées légalement ; pour la recherche d’emploi c’est nous qui nous en fixons, des psychologiques, et des matérielles malheureusement aussi.&lt;br /&gt;Les présidentielles, c’est dimanche pour le premier tour, et le 6 mai prochain sans doute pour le second, tandis que mon nouvel emploi commencerait idéalement entre juillet et septembre.&lt;br /&gt;Quelques candidats ont déjà une bonne expérience de la politique pour avoir exercé des fonctions aux portes de leur rêve, tandis que je connais la gestion, l’administration des ventes ou le marketing pour les avoir pratiquées dans différentes sociétés.&lt;br /&gt;L’élu(e) prendra ses fonctions à l’Elysée à Paris, et moi c’est en Drôme-Ardèche que je souhaite les exercer.&lt;br /&gt;Je sais déjà pour qui je vais voter, mais pas encore pour qui je vais travailler.&lt;br /&gt;Et vous, vous me verriez faire quoi ? De la politique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;PS : Si par le plus grand des hasards (ou pas), un recruteur passe par ici et, coïncidence heureuse, est intéressé par mon profil (gauche ou droit, peu importe), il pourra obtenir de plus amples informations en me contactant à &lt;/span&gt;&lt;a href="mailto:aboutthirty@free.fr"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;cette adresse&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4573098313419947694?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4573098313419947694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4573098313419947694' title='43 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4573098313419947694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4573098313419947694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/04/votez-pour-moi-embauchez-moi.html' title='Votez pour moi ! Embauchez moi !'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>43</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4688765378088023695</id><published>2007-04-03T14:24:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T11:29:43.042+01:00</updated><title type='text'>Oui-Oui et le développement durable</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RhJZC6FQW_I/AAAAAAAAABg/Nwg6F4Y8dSQ/s1600-h/ouioui.jpg"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5049196038721657842" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 154px; CURSOR: hand; HEIGHT: 136px" height="143" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RhJZC6FQW_I/AAAAAAAAABg/Nwg6F4Y8dSQ/s200/ouioui.jpg" width="162" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;C’est un jour paisible de mars au pays des jouets, le soleil brille sans l’ombre d’un nuage, les oiseaux chantent un hymne à la douceur régnante et aux arbres en fleurs qui n’ont pas eu à supporter le poids de la neige cet hiver.&lt;br /&gt;Oui-Oui a troqué au garage de M.Lapompe son sympathique taxi contre un gentil véhicule à carburant écologique, pour ne plus encombrer de dioxyde de carbone l’air qu’il respire.&lt;br /&gt;Ses livraisons, comme 40 % de nos trajets en voiture, s’effectuent dans un rayon de 2 km de sa maisonnette, alors quand il a appris que le premier kilomètre consommait 50 % d’essence en plus, et au vu de ses arrêts fréquents, il a pris l’initiative de changer ses habitudes.&lt;br /&gt;Après une douche tiède et rapide fournie par son chauffe-eau solaire, il enfile sa légendaire tenue rouge et bleue parfumée par le savon de Marseille et séchée au grand air.&lt;br /&gt;Un bruit à l’extérieur, c’est Zim le chien coquin de Mirou qui gratte à la porte : Oui-Oui doit rejoindre son amie à l’épicerie de Mélissa, qui ne leur propose que des gâteaux aux fruits de saison, pas ceux qui arrivent de pays lointains hiver comme été dans de gros avions pleins de kérosène.&lt;br /&gt;En sirotant un grand verre d’eau du robinet, plus économique et écologique qu’en bouteille, Mirou lui raconte son projet de construction d’une école au pays du soleil.&lt;br /&gt;Oui-Oui est enthousiaste et propose d’y participer en collectant jouets, livres, vêtements et médicaments auprès des habitants de Miniville.&lt;br /&gt;Il va d’ailleurs en parler de ce pas à son ami Potiron, à qui il doit justement aller livrer un bien étrange colis.&lt;br /&gt;Arrivé à destination, il frappe à la porte de la maison-champignon mais personne ne répond, alors il fait le tour et trouve le nain affairé au jardin.&lt;br /&gt;Il prépare les semences à planter, qu’il entretiendra sans insecticide, mais en utilisant plutôt des organismes vivants comme les coccinelles, et qu’il arrosera raisonnablement grâce à l’eau de pluie récupérée dans un bac profond prévu à cet effet.&lt;br /&gt;Oui-Oui est curieux de connaître le contenu du paquet, et c’est de nouveau un gros bac de plastique recyclé que Potiron dévoile, pas pour collecter l’eau des averses celui-là, mais pour y déverser les déchets alimentaires.&lt;br /&gt;Potiron lui explique que, grâce aux vers de terre qu’il contient, ce composteur permet de transformer 40% du contenu de la poubelle d’une famille de 6 personnes en engrais, et que c’est d’autant plus important que chacun jette en moyenne 360 kg de déchets par an.&lt;br /&gt;Oui-Oui lui soumet l’initiative de Mirou, laquelle réjouit Potiron, qui l’invite à l’accompagner au hangar voisin.&lt;br /&gt;Il a travaillé justement avec M.Lapompe et M.Jumbo à l’élaboration d’un système révolutionnaire d’adoucissement de l’eau salée, qui pourrait permettre d’apporter eau potable et irrigation au pays du soleil.&lt;br /&gt;Mais où est donc passée la précieuse invention ?&lt;br /&gt;Ce sont sûrement ces brigands de Finaud et Sournois qui l’ont volée pour aller la vendre au pays des pollueurs, un de ceux qui ont refusé de signer le protocole de Yo-yo sur les gaz à effets de serre, qui pourrait en tirer profit.&lt;br /&gt;Mais ce n’est pas à Mademoiselle Ouistiti qu’on apprend à faire des grimaces : alors qu’elle voulait faire une farce à M.Culbuto en le poussant très fort, elle a vu les deux chenapans sortir du hangar avec la machine de Potiron, et M. le Gendarme ne tarde pas à les attraper et les envoyer en prison.&lt;br /&gt;Pour fêter ces bonnes nouvelles, Oui-Oui décide d’organiser une grande fête de la solidarité, où ses amis pourront déguster de bons fruits et légumes biologiques en échange de leurs dons pour le projet d’école.&lt;br /&gt;C’est ainsi que le soir-même, à la lueur des lampes gorgées de l’énergie solaire de la journée, les habitants de Miniville se retrouvent et s’engagent à aider Mirou dans la construction du bâtiment en l’accompagnant tous par le train du lendemain." &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;br /&gt;Ce pourrait être le scénario d’un épisode du dessin animé à montrer aux plus jeunes en cette semaine du développement durable, ou celui du monde que nous aimerions leur rendre.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »&lt;br /&gt;Saint-Exupéry&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4688765378088023695?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4688765378088023695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4688765378088023695' title='55 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4688765378088023695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4688765378088023695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/04/oui-oui-et-le-dveloppement-durable.html' title='Oui-Oui et le développement durable'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/RhJZC6FQW_I/AAAAAAAAABg/Nwg6F4Y8dSQ/s72-c/ouioui.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>55</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-3593830425804010606</id><published>2007-03-23T23:18:00.000+01:00</published><updated>2007-03-24T00:01:47.602+01:00</updated><title type='text'>J’ai testé pour vous : l’accroche-sac</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.misskha.fr/F_xp9_Memo_10.jpg"&gt;&lt;span style="color:#330000;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 182px; CURSOR: hand; HEIGHT: 142px" height="127" alt="" src="http://www.misskha.fr/F_xp9_Memo_10.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#330000;"&gt;On a tous en nous, non pas quelque chose de Tennessee, mais le gène du testeur, même profondément enfoui dans notre subconscient refoulé.&lt;br /&gt;C’est amusant d’essayer de nouveaux produits, et encore plus intéressant quand on peut donner son avis.&lt;br /&gt;Pour ceux qui ont suivi le dernier épisode, à savoir «&lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/2007/03/le-sac-des-filles.html"&gt;le sac des filles&lt;/a&gt;», précédent billet, inutile de rappeler que j’y parlais notamment d’un petit accessoire bien nommé «accroche sac&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#330000;"&gt;», puisque sa fonction principale (après vous en faites bien ce que vous voulez) est justement d’y accrocher son cher et tendre…sac à main.&lt;br /&gt;J’avais découvert cet objet au gré d’investigations virtuelles très sérieuses sur ce thème, afin d’apporter à mes lecteurs une information claire, bien que pas forcément indispensable, en matière d’innovations sacamaniales.&lt;br /&gt;Je m’étais aussi permise (mais en même temps ici c’est un peu comme chez moi) d’émettre des doutes quant à la solidité/fiabilité de ce &lt;a href="http://www.misskha.fr/s_141.jpg"&gt;petit crochet métallique&lt;/a&gt; de rien du tout qui prétendait pouvoir, de son petit bras rigide, supporter le poids non négligeable de mon sac à main, soit en moyenne 3 kg.&lt;br /&gt;Je l’ai trouvé un peu présomptueux du haut de ses 11 cm.&lt;br /&gt;Seulement voilà, le jour même de la publication j’ai reçu un petit message dans ma boîte à réclamations, du gentil monsieur qui commercialise le porte sac, et dont je mettais le site de la société en lien.&lt;br /&gt;Si ça n’est pas de la réactivité, je n’y connais rien.&lt;br /&gt;Pas fâché d’un poil de mes a priori arbitraires, il m’a proposé de me rendre compte a posteriori en m’en faisant parvenir gracieusement un exemplaire, offre que j’ai bien sûr acceptée, puisque je ne suis pas comme ces imbéciles (ceux qui ne changent pas d’avis).&lt;br /&gt;C’est ainsi que quelques jours plus tard j’ai reçu dans ma boîte à courrier un petit paquet contenant un crochet orné d’une pâquerette printanière soigneusement emballé.&lt;br /&gt;Evidemment je l’ai testé sur le champ, enfin plutôt dans ma cuisine, avec mon sac à main rempli de son fourbi habituel, et puis aussi avec d’autres types de sacs, notamment chargés de briques de lait.&lt;br /&gt;Non pas que j’ai pour habitude de me promener avec 3 litres de Candia pour le cas où, mais parce que c’est plus facile à transférer d’un sac à un autre et que c’est selon moi un étalon de poids assez fiable.&lt;br /&gt;J’ai même poussé mes expérimentations, me sentant l’âme d’une Marie Curie, jusqu’à une quatrième bouteille dans le plus spacieux de mes sacs, pas trop longtemps quand même parce que c’est l’anse qui n’aurai pas tenu le choc.&lt;br /&gt;En tout état de cause, j’ai été impressionnée par la robustesse et la stabilité de ce petit instrument, à plus forte raison quand le sac est lourd, et depuis il ne me quitte plus.&lt;br /&gt;Au bureau, au restaurant, chez le coiffeur, sur la terrasse d’un bar, je l’accroche à toutes les tables, sous le regard intrigué et admiratif de mes amies et collègues (ça sonne vraiment vieille pub pour lessive).&lt;br /&gt;Plus de risque que mon sac se salisse, rencontre un chewing-gum collé au sol ou se fasse marcher dessus, et je l’ai toujours à portée de main et d’yeux (là, ça sonne plus téléachat, non ?).&lt;br /&gt;En plus il en existe de &lt;a href="http://www.misskha.fr/gg_10.jpg"&gt;différentes formes&lt;/a&gt;, avec des &lt;a href="http://www.misskha.fr/s_88.jpg"&gt;motifs variés&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.misskha.fr/b_205.jpg"&gt;personnalisables&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.misskha.fr/s_240.jpg"&gt;publicitaires&lt;/a&gt;, et même une version «luxe» agrémentée de &lt;a href="http://www.misskha.fr/gg_24.jpg"&gt;cristaux de Swarovski&lt;/a&gt;, pour un prix très abordable oscillant entre 6 et 35 euros selon les versions et les quantités.&lt;br /&gt;Vous pouvez aussi en trouver chez &lt;a href="http://www.prestigium-fashion.com/marques/Dior/normal/PE2_DIO08_AC_BF_NORMAL.jpg"&gt;Dior&lt;/a&gt; pour une bonne centaine d’euros de plus, le prix du logo (ça, c’est la version magazine féminin).&lt;br /&gt;C’est la première fois que je fais de la pub sur ce blog, je ne m’étais pas fixée de ligne de conduite à ce sujet, mais quand c’est pour parler d’un produit original et pratique, issu en plus d’une jeune entreprise innovante et sympathique de ma région, alors je le fais volontiers.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#330000;"&gt;C'est ici : &lt;a href="http://www.misskha.fr/F_frame.html?http://www.misskha.fr/F_home.html"&gt;Miss Kha&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#330000;"&gt;Sachant néanmoins que je ne suis pas sûre de la fiabilité du nouveau C4 Picasso, de la solidité des sacs Vuitton, ni du rendu d’image des écrans plasma Sony, j’attends avec impatience des échantillons pour mes futurs tests.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-3593830425804010606?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/3593830425804010606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=3593830425804010606' title='37 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3593830425804010606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/3593830425804010606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/03/jai-test-pour-vous-laccroche-sac.html' title='J’ai testé pour vous : l’accroche-sac'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>37</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-2654781656926667823</id><published>2007-03-14T11:24:00.000+01:00</published><updated>2007-03-14T12:35:59.755+01:00</updated><title type='text'>Le sac des filles</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.braccialini.it/coll/braccialini/borse/4.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 180px; CURSOR: hand; HEIGHT: 138px" height="159" alt="" src="http://www.braccialini.it/coll/braccialini/borse/4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Le sac, en général, c’est un peu le meilleur ami de la femme, disponible et silencieux, prêt à la suivre de jour comme de nuit et jusqu’au bout du monde, pas toujours dans des conditions décentes d’ailleurs.&lt;br /&gt;Ecrasé sous une pile de vêtements chez des amis, ramassant la poussière et les cendres de cigarettes par terre au restaurant et au bar, il reste fidèle malgré les infidélités de sa propriétaire.&lt;br /&gt;Il intrigue les hommes, comme dans la chanson de Bénabar, et fascine bon nombre de femmes, à en croire notamment le nombre de blogs et de forums qui lui sont consacrés.&lt;br /&gt;En faisant quelques recherches pour cet article, j’ai découvert avec étonnement qu’on pouvait &lt;a href="http://www.sacdunjour.com/"&gt;louer des sacs à main&lt;/a&gt; au mois ou à la semaine, avec un système d’abonnement ( !).&lt;br /&gt;J’ai trouvé aussi des sacs à main aux formes vraiment très originales &lt;a href="http://www.braccialini.it/eng_html/collezioni_01_a.htm"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.pylones.com/recherche_resultat.php?recherche=sac"&gt;là&lt;/a&gt; par exemple, des sacs à main en bois personnalisables par &lt;a href="http://www.cadeaux-en-bois.fr/sac-a-main-en-bois-sac-a-main-feuille-de-cocotier-0.htm"&gt;ici&lt;/a&gt; ou en raphia et penja équitables par &lt;a href="http://www.alterafrica.com/PBSCCatalog.asp?ActionID=67240448&amp;amp;PBMItemID=603384"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Plus incroyable encore, des sacs à la pointe de la technologie, parsemés de capteurs solaires qui restituent l’énergie sous forme de &lt;a href="http://fr.gizmodo.com/2005/09/27/un_sac_a_main_pour_y_voir_clai.html"&gt;lumière&lt;/a&gt; pour nous aider à retrouver nos clés de nuit dans la rue, ou sous forme d’&lt;a href="http://fr.gizmodo.com/2007/03/02/sac_a_main_a_panneaux_solaires_1.html"&gt;électricité&lt;/a&gt; en servant ni plus ni moins de chargeur pour nos téléphones portables ou autres lecteurs mp3.&lt;br /&gt;Dans le même style, on trouve le sac à base de &lt;a href="http://www.lumigram.com/catalog/index.php?language=fr"&gt;fibre optique&lt;/a&gt; qui brille dans les soirées et celui qui &lt;a href="http://fr.gizmodo.com/2006/12/27/lappel_est_dans_le_sac.html"&gt;clignote ou vibre&lt;/a&gt; lorsqu’on reçoit un appel.&lt;br /&gt;Il existe également de petits objets décorés comme &lt;a href="http://www.misskha.fr/F_frame.html?http://www.misskha.fr/F_home.html"&gt;ici&lt;/a&gt; qui servent à accrocher le sac à une table pour éviter l’effet paillasson, mais je doute malgré les dires des fabricants qu’ils résistent à moyen terme aux 3 bons kilos de mon sac à main (si si, j’ai pesé). &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, de source médicale de plus en plus de femmes consultent pour des problèmes cervicaux liés au port du sac à main surchargé sur la même épaule, soit dit en passant.&lt;br /&gt;J’ai appris aussi que certains comportementalistes analysent la façon de le porter pour extrapoler sur la personnalité de sa propriétaire (ou locataire, pour ceux qui suivent).&lt;br /&gt;Le port à l’épaule gauche traduirait un caractère plutôt réservé, introverti, tandis que celles qui le placent à l’épaule droite seraient des femmes d’action, capables de s’investir et de dominer la situation.&lt;br /&gt;L’aspect pratique et les sacs à dos sont bien sûr exclus de l’étude. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Pour éclairer ceux qui s'interrogent encore, il existe &lt;a href="http://sacdefilles.canalblog.com/"&gt;un site&lt;/a&gt; où les femmes vident leur sac autrement qu’en insultes et commérages.&lt;br /&gt;Cachette des babioles qui ne nous quittent pas, réserve de petits « en cas de besoin », trousse de secours, garde-manger, nécessaire à couture ou à raccords maquillage, gardien de nos petits trésors, la polyvalence du sac à main n'est plus à démontrer.&lt;br /&gt;Si je ne devais emporter qu’un seul objet sur une île déserte, ce serait sans doute lui, chargé bien sûr, tant tout est prévu à l’intérieur pour parer à toute éventualité.&lt;br /&gt;Eventualités qui se présentent rarement pour la plupart, mais on n’est jamais trop prudent.&lt;br /&gt;J’y ajouterais juste quelques fusées de détresse, des graines de légumes à semer et une vache (une petite alors), et la panoplie serait complète.&lt;br /&gt;Plus le sac est gros, et plus on le remplit, histoire d’optimiser l’espace.&lt;br /&gt;Rares sont celles qui n’en possèdent qu’un seul, et pour ma part je dispose de quelques spécimens chinés sur les marchés, ma règle d’or étant de systématiquement assortir le sac aux chaussures, obsession maniaco-superficielle suprême.&lt;br /&gt;Il faut aussi qu’il soit spacieux et solide pour héberger tout mon fourbi, et qu’il se porte à l’épaule pour avoir une main disponible pour chacun de mes enfants (ouf, je n’en ai que 2), tout en étant capable de puiser au plus vite le porte monnaie pour payer la baguette ou le mouchoir pour essuyer le nez enrhumé.&lt;br /&gt;Et si en plus il est joli, je tire d’un sac deux moutures.&lt;br /&gt;Sac à malice, j’ai plus d’un tour dans mon sac, je prends mon sac et mes quilles et l’affaire est dans le sac ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-2654781656926667823?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/2654781656926667823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=2654781656926667823' title='33 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2654781656926667823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/2654781656926667823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/03/le-sac-des-filles.html' title='Le sac des filles'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>33</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-4298250946875716547</id><published>2007-03-07T23:38:00.000+01:00</published><updated>2008-11-13T11:29:43.429+01:00</updated><title type='text'>La minute la plus longue de ma vie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Re8_qXbdh9I/AAAAAAAAABU/qnK7c-k5chg/s1600-h/WE+La+Plagne+020.jpg"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039316505127126994" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="168" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Re8_qXbdh9I/AAAAAAAAABU/qnK7c-k5chg/s200/WE+La+Plagne+020.jpg" width="129" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;Il devait être 16h30, ce samedi 3 mars 2007.&lt;br /&gt;A 16h31’02’’23"', tout était fini.&lt;br /&gt;J’avais imaginé depuis plusieurs mois le scénario, les sensations, sans rien en connaître, mais c’était rassurant quelque part, de faire semblant de savoir à quoi je m’attendais.&lt;br /&gt;En fait je n’en avais absolument aucune idée.&lt;br /&gt;J’en avais fait des folies jusque là, mais celle-ci avait un goût particulier, mi-figue, mi-raison ; le goût sucré du risque et aussi celui, piquant, de l’appréhension. Un peu. Pas l’habitude.&lt;br /&gt;C’était sans doute la chose la plus dangereuse, la plus dingue, la plus inconsciente que j’avais jamais faite.&lt;br /&gt;Avaler les deux centaines et quelques dizaines de kilomètres en voiture en ne pensant qu’à ça, patienter dans les bouchons de départs en vacances en ne pensant qu’à ça, poser les bagages à l’hôtel en ne pensant qu’à ça, mettre une tenue adéquate en ne pensant qu’à ça.&lt;br /&gt;J’y pensais, mais je n’y réfléchissais pas, parce qu’à la réflexion je n’y serais peut-être pas allée.&lt;br /&gt;Après tout, le fait d’avoir la chambre 13 de l’hôtel, celui d’avoir écopé d’une nouvelle contravention la veille ou de porter une attelle au poignet auraient pu être interprétés comme des signes décourageants.&lt;br /&gt;Une seule piste en France, pas de chance de s’être trompée d’endroit, et la météo idéale.&lt;br /&gt;C’est que ça avait l’air assez facile à la télé, quand je les avais vus aux jeux olympiques d’hiver.&lt;br /&gt;Ca avait même l’air plutôt amusant.&lt;br /&gt;La voiture garée sur le parking à 1800 mètres d’altitude, j’avais pu prendre une grande bouffée d’air pur en regardant les majestueuses montagnes, et avancer d’un pas décidé jusqu’au départ.&lt;br /&gt;Pas le temps d’observer, de reculer, de changer d’avis, de dire qu’avec mon entorse finalement ça n’était plus possible, il avait fallu très vite enfoncer un casque sur la tête et écouter attentivement les brèves consignes.&lt;br /&gt;Recroquevillée dans ce bolide rouge bien nommé « l’italien », entre le pilote et M.CarrieB, j’avais regardé le ciel, puis la piste, avant de commencer à glisser.&lt;br /&gt;Et c’était parti pour une descente inoubliable de la piste de bobsleigh de La Plagne, à bord d’un taxi-bob atteignant les 114 km/h, et luttant de toutes mes forces contre la pression de 3,5G qui écrasait ma tête et mes épaules.&lt;br /&gt;Une lutte interminable contre mon propre corps.&lt;br /&gt;La vie avait pris soudain un autre sens, j’avais plus que jamais conscience de sa fragilité, prisonnière de ce labyrinthe de glace, de ce bruit insupportable qui emplissait mon crâne et des vibrations surréalistes de la coque.&lt;br /&gt;La minute la plus longue de mon existence, la plus éprouvante physiquement aussi, mais une vraie dose d’adrénaline qui, à l’arrivée, m’avait gorgé davantage encore d’appétit de vie.&lt;br /&gt;Ingmar Bergman aurait dit que « c’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’expérience vous tente, allez voir par &lt;a href="http://www.la-plagne.com/108.88.0.0.1.0.phtml"&gt;ici&lt;/a&gt;, et pour une vidéo de descente en monobob, un peu moins rapide mais forte elle aussi en sensations, jetez un œil &lt;a href="http://www.la-plagne.com/bobsleigh_fr.phtml"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;Mieux qu’un Yeti ou qu’un tic-tac pour une grande vague de fraîcheur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;&lt;strong&gt;Petit clin d’œil du 8 mars&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;En cette journée de la femme, un joli cadeau de M.Pablo Davila, qui parle de mon blog dans &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.cooperation-online.ch/index.cfm?30%20ans%2C%20la%20belle%20affaire%21&amp;pub=1&amp;amp;rub=88&amp;amp;id=30311"&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt; paru en Suisse Romande.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-4298250946875716547?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/4298250946875716547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=4298250946875716547' title='33 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4298250946875716547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/4298250946875716547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/03/la-minute-la-plus-longue-de-ma-vie.html' title='La minute la plus longue de ma vie'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/Re8_qXbdh9I/AAAAAAAAABU/qnK7c-k5chg/s72-c/WE+La+Plagne+020.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>33</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-7031549563063564130</id><published>2007-02-25T21:54:00.000+01:00</published><updated>2008-11-13T11:29:43.662+01:00</updated><title type='text'>Quelques grammes de folie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/ReH-KVqq5UI/AAAAAAAAAA0/SrRyYvHpeb0/s1600-h/PICT0016.JPG"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5035585311945188674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 187px; CURSOR: hand; HEIGHT: 135px" height="144" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/ReH-KVqq5UI/AAAAAAAAAA0/SrRyYvHpeb0/s200/PICT0016.JPG" width="194" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;Un jour j’ai chanté « Eternal Flame » devant un parterre de gens ivres morts sur un paquebot entre la Finlande et la Suède.&lt;br /&gt;Un jour j’ai témoigné contre des braqueurs et feuilleté les catalogues de prévenus au poste de police.&lt;br /&gt;Un jour j’ai fait percer mon nez dans une arrière-boutique de bord de mer, tatouer mon omoplate dans la cuisine d'un appartement et la cheville au salon.&lt;br /&gt;Un jour j’ai attrapé une insolation sous le ciel de Tunisie dans un hôtel de luxe en construction.&lt;br /&gt;Un jour j’ai traversé un vestiaire de footballeurs américains en train de se changer, sans fermer les yeux.&lt;br /&gt;Un jour j’ai sauté en parapente du haut d’une montagne de 1540 mètres.&lt;br /&gt;Un jour j’ai assisté à un grand prix de Formule 1 après une nuit blanche, sous un soleil de plomb et sans boire ni manger pendant plusieurs heures.&lt;br /&gt;Un jour j’ai descendu et remonté des centaines de marches pour visiter les « gorges du pont du diable », enceinte de 7 mois.&lt;br /&gt;Un jour j’ai reçu un baise-main de George Weah, abordé Obispo, serré la main aux membres du groupe Depeche Mode et accueilli un ministre.&lt;br /&gt;Un jour de Saint-Valentin j’ai demandé le divorce et plié bagages.&lt;br /&gt;Un jour je me suis roulée nue dans la neige après un sauna traditionnel.&lt;br /&gt;Un jour je suis restée bloquée à l’aéroport d’Amsterdam sans un sou en poche pendant 12 heures à cause d’une tempête.&lt;br /&gt;Un jour j’ai enjambé la clôture des voisins pour aller me baigner dans leur piscine, toute habillée.&lt;br /&gt;Un jour j’avais 5 petits amis en même temps et ils se sont retrouvés sur le seuil de la maison familiale.&lt;br /&gt;Un jour j’ai eu un fou-rire interminable lors d’une interview en direct dans le studio d’une radio locale.&lt;br /&gt;Un jour j’ai dirigé un orchestre de 60 personnes.&lt;br /&gt;Un jour j’ai décrépi un mur à la perceuse à percussion.&lt;br /&gt;Un jour j’ai enfilé une combinaison de néoprène pour enchaîner canyoning et rafting dans les plus grandes gorges d’Europe.&lt;br /&gt;Un jour j’ai tellement crié à un match de foot que j’en ai perdu la voix pendant une semaine.&lt;br /&gt;Un jour j’ai décidé que je changerais de couleur de cheveux au rythme de mes humeurs, et je l’ai fait.&lt;br /&gt;Un jour j’ai survolé la Grande Bleue en ULM avec un moniteur sexy en short.&lt;br /&gt;Un jour j’ai fait toutes les attractions, même les pires, d’un parc à thème.&lt;br /&gt;Heureusement tout ne s’est pas passé le même jour.&lt;br /&gt;N’est-ce pas en saupoudrant nos vies de petites et grandes folies qu’on leur donne meilleur goût ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-7031549563063564130?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/7031549563063564130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=7031549563063564130' title='51 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/7031549563063564130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/7031549563063564130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/02/quelques-grammes-de-folie.html' title='Quelques grammes de folie'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/ReH-KVqq5UI/AAAAAAAAAA0/SrRyYvHpeb0/s72-c/PICT0016.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>51</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-117144524100870907</id><published>2007-02-14T10:19:00.000+01:00</published><updated>2007-02-14T10:32:47.106+01:00</updated><title type='text'>La vie en roses</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/PHD/PHD520/200022196-001.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 162px; CURSOR: hand; HEIGHT: 171px" height="224" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/PHD/PHD520/200022196-001.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;C’est la tradition, c’est comme ça, à la Saint-Valentin les hommes, le plus souvent, offrent des fleurs à leur dulcinée.&lt;br /&gt;Ils pourraient le faire tous les jours, d’ailleurs ça m’arrangerait si j’étais fleuriste, mais le marketing vient aussi parfois au secours des petits commerçants et artisans.&lt;br /&gt;Si j’étais marchande de fleurs, ce jour-là j’observerais avec un regard amusé le drôle de défilé des clients, et j’aurais pour chacun une attention particulière.&lt;br /&gt;Il y aurait ce jeune amoureux transi, à la recherche de la plus jolie rose, l’unique, peut-être encore en bouton, qui par sa beauté pourrait représenter l’idylle naissante et passionnée.&lt;br /&gt;Suivrait ce cadre débordé, qui voudrait un joli bouquet tout prêt, parce que les cadeaux c’est bien, mais c’est encore mieux quand ça ne prend pas trop de temps.&lt;br /&gt;Ensuite ce septuagénaire dont le cœur n’aurait jamais pris une ride, et qui prendrait le temps, parce que c’est tout ce qui lui reste, de choisir autant de fleurs coupées et parfumées que d’années passées aux côtés de sa moitié.&lt;br /&gt;Puis ce chef d’entreprise, qui commanderait une brassée aux dimensions impressionnantes, autant que sa voiture de luxe allemande puisse en contenir.&lt;br /&gt;Timidement entrerait ce jeune homme, qui me demanderait quel bouquet offrir à cette jeune fille à qui il oserait peut-être enfin déclarer sa flamme.&lt;br /&gt;Un ouvrier fraîchement sorti du chantier lui emboîterait le pas, me confiant qu’il n’y connaît rien à ce genre de choses, mais qu’il veut juste faire plaisir à sa petite femme, dans la mesure de ses moyens.&lt;br /&gt;Et c’est une femme qui entrerait à sa suite, qui aurait envie de surprendre son homme en inversant les rôles.&lt;br /&gt;Puis une autre femme, une célibattante, qui n’attendrait plus qu’on lui offre et prendrait les devants pour mettre de la gaieté dans son appartement.&lt;br /&gt;Un vieillard aux épaules voûtées par le chagrin, qui voudrait par delà la mort célébrer l’amour arraché en ornant une tombe toujours fleurie et lavée de larmes.&lt;br /&gt;Deux hommes, flânant main dans la main dans la boutique et s’amusant à deviner quelles spécimens l’autre préfère, et décidant de composer un bouquet commun, aux accords de l’un et de l’autre.&lt;br /&gt;Il y aurait aussi cette adolescente, qui voudrait offrir un sourire à sa mère, à qui aucun homme n’a plus rien offert depuis trop longtemps.&lt;br /&gt;Et tant d’autres bien sûr.&lt;br /&gt;Et cet homme étourdi qui ne comprendrait pas qu’à quelques minutes de la fermeture du magasin je ne puisse plus lui fournir de roses rouges, et qui me demanderait, désemparé, que choisir entre une plante en pot et une botte de glaïeuls, derniers vestiges de cette journée tourbillon.&lt;br /&gt;Alors j’irais dans l’arrière-boutique lui chercher ces quelques roses que je comptais disposer dans le grand vase du salon le soir-même, et lui tendrais d’un air victorieux, sourire aux lèvres, alors que son inquiétude laisserait place à une reconnaissance complice.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Et je pourrais enfin fermer la porte derrière lui et abaisser le rideau de fer, non sans lui avoir glissé au passage le secret que je ne pouvais dévoiler jusqu’alors : que le plus beau cadeau en cette Saint-Valentin est l’amour de l’autre tout le reste de l’année… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-117144524100870907?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/117144524100870907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=117144524100870907' title='31 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/117144524100870907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/117144524100870907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/02/la-vie-en-roses.html' title='La vie en roses'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>31</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-117080416879641603</id><published>2007-02-06T23:51:00.000+01:00</published><updated>2007-02-07T00:25:41.833+01:00</updated><title type='text'>Petite page de publogcité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IMZ/IMZ161/roc0017.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 176px; CURSOR: hand; HEIGHT: 128px" height="142" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IMZ/IMZ161/roc0017.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Déjà un an que ce blog est né.&lt;br /&gt;Un an que j’y rédige des morceaux de vie, des sentiments, des pensées, sans contrainte de productivité, au rythme de mes envies, au gré des mots qui me viennent.&lt;br /&gt;Il est ce que j’ai fait de lui, il me ressemble avec les petits points pastels de mes idées folles, l’espace et la clarté du grand air et de ce qui reste à accomplir, les textes bien alignés et bien rangés de mon esprit trop rigoureux, les sujets qui passent du coq à l’âme de ma vie remplie à ras bords.&lt;br /&gt;Créé par hasard, un peu comme une toile qu’on achète et qu’on installe chez soi sans savoir vraiment ce que l’on va y peindre, je n’imaginais pas qu’un jour des inconnus viendraient m’y rejoindre et partager selon, des idées, des questions, des points communs ou opposés, bouts de chemin ou amitiés vraies.&lt;br /&gt;Ce que je préfère en lui ce sont ses commentaires, parce qu’ils me sont tous chers, chacun pour une raison différente.&lt;br /&gt;Ils sont de vous, ceux que je ne vois pas, que je ne connais pas pour la plupart, que j’ai eu la chance de rencontrer pour certains, mais que je lis toujours avec beaucoup de respect et d’émotion.&lt;br /&gt;Et puis il y a ces lecteurs de l’ombre, ceux qui lisent mais ne commentent pas, passent sans laisser de trace, pour des raisons qui leur sont toutes personnelles, mais que je m’amuse parfois à deviner.&lt;br /&gt;Parce que chaque blog personnel est aussi unique que son auteur, on essaie d’y être authentique mais pas réducteur, et parce qu’il est un merveilleux et accessible terrain de jeu pour la liberté d’expression, on aurait tort de se priver d’un des derniers bastions épargnés par une censure autre que la nôtre.&lt;br /&gt;On le taxe volontiers d’égocentrisme, alors qu’il dispose d’une interactivité incroyable, de perte de temps, là où l’esprit s’évade enfin, de futilités alors que chacun peut y trouver son bonheur, de précieuses informations en coups de cœur au fil des liens.&lt;br /&gt;On peut également lui accorder le mérite d’inciter à la lecture et à l’écriture, même si trop d’adolescents y transposent leur langage SMS lol lol mdr (« ah ah mort de rire », pour les non initiés) : l’intention y est déjà, et avec le temps…&lt;br /&gt;Aimer écrire et savoir écrire ne vont pas forcément de pair et si chacun d’entre nous n’aspire pas à devenir écrivain, nous avons tous des choses à dire, ou à dessiner !&lt;br /&gt;Véritable thérapie pour certains, compagnon de solitude pour d’autres, simple loisir ou soutien quotidien, ils naît et meurt avec des pages qui se tournent et des vies qui évoluent.&lt;br /&gt;On y fixe des barrières plus ou moins hautes entre virtualité et réalité, des amitiés et des amours y germent malgré les distances kilométriques, les idées y sont souvent plus fortes que les apparences.&lt;br /&gt;On y croise des individus de toutes classes sociales, de tous âges et de tous bords, on y apprend aussi, sur les autres et sur soi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Pas besoin de le vendre, il a encore cet avantage non négligeable et si rare de la gratuité (sous réserve de la connexion à Internet, bien entendu) et nous sommes une poignée de millions à l’avoir déjà adopté en France.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;L’essayer c’est l’adopter ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;En tous cas moi je ne l’échangerais pas contre 2 barils de séries policières à la télé…(mais pour un vrai câlin ou un bon bouquin, ça se discute, hein ?), et vous ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-117080416879641603?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/117080416879641603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=117080416879641603' title='46 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/117080416879641603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/117080416879641603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/02/petite-page-de-publogcit.html' title='Petite page de publogcité'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>46</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116982338352741446</id><published>2007-01-26T15:17:00.000+01:00</published><updated>2007-01-26T16:02:10.340+01:00</updated><title type='text'>J'aurais voulu être une artiiiiiiiste</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IMG/IMG273/10081052.jpg"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 193px" height="331" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IMG/IMG273/10081052.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;...Pour pouvoir faire mon numéroooooooo…&lt;br /&gt;J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les vocations, j’enviais ceux qui dès l’enfance savaient ce qu’ils voulaient faire plus tard.&lt;br /&gt;Certains, par une sorte de logique héréditaire, aspiraient au métier pratiqué de père en fils dans leur famille depuis des générations, et d’autres avaient eu ce déclic incroyable qui les poussait vers une voie presque inconnue, mais avec une certitude passionnée.&lt;br /&gt;Et c’est presque sans surprise qu’on les retrouve, adultes, exerçant ce à quoi ils ont toujours rêvé, après avoir surmonté plus ou moins de difficultés pour y arriver.&lt;br /&gt;Mais la victoire est belle, dans tous les cas, car rien n’est jamais gagné d’avance.&lt;br /&gt;A côté de cette minorité il y a d’autres catégories, comme celle de ceux qui n’espéraient pas grand chose et qui s’en sortent plutôt bien, celle de ceux qui espéraient beaucoup et se sont arrêtés avant, volontairement ou non, ou encore celle de ceux qui ne savaient pas, et ne savent toujours pas vraiment ce pour à quoi ils aspirent.&lt;br /&gt;Petite, je voulais être milliardaire, oh pas pour de vrai parce que j’ignorais le sens du mot, juste parce que ça faisait bien rigoler mes parents et leurs amis.&lt;br /&gt;J’ai compris depuis pourquoi et y ai renoncé définitivement, parce que, d’une part, il faut admettre que c’est relativement difficile, et que, d’autre part, &lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/2006/05/qui-veut-gagner-de-largent-en-masse.html"&gt;j’ai déjà démontré&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;très objectivement que la richesse mène à l’autodestruction&lt;br /&gt;Et puis l’argent n’a pas d’âme, et moi l’âme c’est ce que je préfère.&lt;br /&gt;Alors j’ai un moment pensé que maîtresse ça serait pas mal, vu que j’aimais bien l’école, comme ça je ne la quitterais jamais vraiment.&lt;br /&gt;Ce n’était pas une âme, mais une bonne vingtaine à la fois dont j’aurais pris soin, sauf qu’en voyant l’élève studieuse mais dissipée (non non, l’un n’empêche pas l’autre) que j’étais, je me suis dit que non, ça n’était pas pour moi, qui ne suis pas toujours la patience et la zenitude incarnée.&lt;br /&gt;J’ai eu une révélation lorsque le père-noël m’a apporté le jeu « dessinons la mode », et que je me suis mise à inventer des tenues, à expérimenter personnellement des associations vestimentaires avant-gardistes, allant à l’encontre de tout ce que mes camarades portaient, créant la surprise, souvent bien accueillie.&lt;br /&gt;C’était décidé, je serais styliste.&lt;br /&gt;Sauf que très vite, en cours d’EMT (Enseignement Manuel et Technique, pour les moins de 30 ans qui n’ont pas connu ça) au collège, je me suis rendue compte que je détestais la couture, et qu’elle me le rendait bien, impression qui s’est largement confirmée depuis.&lt;br /&gt;J’ai quand même demandé à un conseiller d’orientation si je pouvais juste faire les dessins, et employer quelqu’un qui leur donnerait forme, mais je me suis entendue répondre que ça n’était pas possible (à moins d’exercer dans un pays du tiers monde) et que même les plus grands couturiers mettaient la main à la pâte.&lt;br /&gt;Soudainement ça m’a semblé moins drôle, alors j’ai abandonné cette idée.&lt;br /&gt;Et puis je n’avais pas ma langue dans ma poche (ça, ça n’a pas changé), je chantais, imitais, parodiais, inventais des sketches à tout va, et mes parents me voyaient déjà en haut de l’affiche, pas avec Aznavour, mais dans un one woman show.&lt;br /&gt;Mais bon les tournées mondiales, les fans et tout et tout c’était difficilement conciliable avec une vie de famille, et puis en grandissant je me suis permis (un peu) moins de choses.&lt;br /&gt;J’organisais aussi régulièrement de petits spectacles avec les enfants du village, réglais chaque détail de l’enchaînement et de la composition des numéros, en assurais la publicité auprès des habitants et je me débrouillais plutôt bien, alors pourquoi ne pas me lancer dans l’organisation de manifestations, dans l’ombre plutôt qu’en pleine lumière ?&lt;br /&gt;Oui mais alors pourquoi ne pas devenir ingénieur en aéronautique ou chercheur au CNRS, éditrice ou designer, orthophoniste ou attachée de presse ?&lt;br /&gt;C'est là que vent de la vie m’a emportée, ses hauts, ses bas, ses aléas, qui font qu’après du commercial ou de la logistique je suis à ce jour moitié contrôleur de gestion commerciale, moitié chargée d’études marketing.&lt;br /&gt;Autrement dit, rien à voir avec mes rêves de petite fille…&lt;br /&gt;Les goûts ont changé, les ambitions aussi, mais je suis toujours à la recherche du métier idéal, celui qui concilierait mes compétences, mes aspirations, mes passions et ma personnalité.&lt;br /&gt;Je suis sur la bonne voie, j’ai déjà quelques idées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Et vous, quid de vos souhaits professionnels d’enfant et de votre réalité d’adulte ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116982338352741446?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116982338352741446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116982338352741446' title='37 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116982338352741446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116982338352741446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/01/jaurais-voulu-tre-une-artiiiiiiiste.html' title='J&apos;aurais voulu être une artiiiiiiiste'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>37</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116933040437372513</id><published>2007-01-20T22:48:00.000+01:00</published><updated>2007-01-20T23:09:08.703+01:00</updated><title type='text'>La petite souris s'habille en Dora</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ISP/ISP105/isp0802385.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" height="117" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ISP/ISP105/isp0802385.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Un soir de la semaine, à la sortie de l’école, ma fille m’attendait avec un petit sourire qui dissimulait à peine une grande nouvelle.&lt;br /&gt;Ca y est, elle allait enfin être une «grande», une vraie, une tatouée (mais à la décalcomanie alors, faut quand même pas exagérer) : une dent d’adulte poussait une dent de lait hors de ses gonds.&lt;br /&gt;Ca tombe plutôt bien parce qu’en ce moment à la maternelle grande section du quartier c’est le top de la mode les trous dans la dentition, et chaque enfant guette fébrilement le moindre tressaillement des incisives.&lt;br /&gt;Alors en attendant on fait des concours de slip pour passer le temps, oui, le summum de la fun attitude est d’avoir un slip original, voire griffé Bambi ou Cendrillon.&lt;br /&gt;C’est là aussi que commence le troc, les échanges de fèves Titeuf contre des autocollants Diddle, de barrettes (qui n’ont rien d’illégal) contre des bracelets de princesse.&lt;br /&gt;Le marketing est passé par là, mais uniquement pour répondre à un besoin créé de toutes pièces par et pour des mamans baignées dans la culture des marques et de la fashion attitude, entraînant dans leur sillon celles qui ne s’y intéressaient pas spécialement, mais qui souvent doivent s’y résoudre sous la pression des petits qui ne veulent pas être «différents».&lt;br /&gt;Rien de très nouveau à cela, si ce n’est l’apparition plus précoce des symptômes, et la multiplication impressionnante de nouvelles occasions de se faire offrir le dernier accessoire à la mode.&lt;br /&gt;Pour la plupart des filles, donc, tout ce qui est rose ou à paillettes a la cote, et les princesses Disney n’ont plus à faire leurs preuves, tout comme la plus toute jeune Barbie ou la petite Charlotte aux fraises, qui fait son grand come back.&lt;br /&gt;Les petits animaux gentils, poneys, oursons ou chiots, sont déclinés à l’infini du porte-clés (confie-t-on des clés à un enfant de 5 ans ?) au scooter électrique (qui n’ira jamais plus loin que sur la terrasse ou le balcon, au mieux).&lt;br /&gt;Dora l’Exploratrice a apporté une note instructive à l’ensemble, rassurant un peu les parents en donnant un peu de profondeur aux héroïnes de nos bambines.&lt;br /&gt;Plus tard, Witch, Winx et Totally Spies leur donneront l’image de femmes indépendantes et sûres d’elles, collant parfaitement à l’image communément admise de la femme de ce début de siècle, celle qui réussit tout toute seule sans qu’on l’aide, celle qui assume tout et qui a « même pas mal ».&lt;br /&gt;Du côté des garçons, les superhéros font toujours recette, à coups de Spider-Bat-Super-Men, et on en invente encore des plus musclés au cas où un gamin n’y trouverait pas son compte.&lt;br /&gt;Diego, l’équivalent masculin de Dora, intégrant une note exotique et pédagogique, rejoint les sympathiques Winnie et Oui-oui, dont le succès ne se dément pas, dans le cœur des tous petits.&lt;br /&gt;Suivront Titeuf ou encore Kid Paddle, des petits garçons pas politiquement corrects mais résolument «trop cool», auxquels s’identifier facilement, et nous les perdrons ensuite définitivement entre Pokemon et Yu-Gi-Oh, lorsque les noms japonais, les règles étranges et les histoires incompréhensibles auront raison de notre mémoire et de notre logique d’adulte.&lt;br /&gt;Tous les évènements sont bons à être fêtés et récompensés, et à faire la part belle à tous les produits dérivés des héros de nos enfants.&lt;br /&gt;Après c’est aux adultes de faire la part des choses, et à moi de me dire que si j’ai survécu à mon époque en ne possédant ni vêtement ni babiole de marque et en n’ayant de cadeau qu’à noël et éventuellement mon anniversaire, je ne devrais pas avoir de raison de m’inquiéter pour ma progéniture, qui fera de même sans en être traumatisée.&lt;br /&gt;Quel rapport avec la dent de ma fille ?&lt;br /&gt;Elle est tombée, ou plutôt elle s’est incrustée dans une pomme croquée de bon cœur. L’enthousiasme de l’intéressée m’a paru légèrement démesuré, mais soit, c’est un passage important qu’il faut marquer comme il se doit.&lt;br /&gt;Nous avons donc procédé au rite initiatique de la mise sous l’oreiller de la « dent de bébé », en attendant que la petite souris passe l’échanger pendant la nuit.&lt;br /&gt;Au matin, avec fébrilité elle soulève son oreiller et découvre avec joie une scintillante pièce de 2 euros en lieu et place de sa quenotte.&lt;br /&gt;Mais elle continue à chercher encore, soulève de nouveau l’oreiller, la couette, regarde sous le lit…quoi ?&lt;br /&gt;« - Mais où est mon jouet ?&lt;br /&gt;- Quel jouet ???&lt;br /&gt;- Celui que la petite souris m’a apporté !&lt;br /&gt;- Et depuis quand la petite souris apporte des jouets ?&lt;br /&gt;- Ben depuis que ma copine C a eu un château de Barbie et ma copine L de la pâte à modeler princesses !&lt;br /&gt;- ??? … Et comment une petite souris peut porter tout ça sur elle et cacher ça sous un oreiller ?&lt;br /&gt;- ???…mais je l’adore ma pièce, elle est trop belle… »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Heureusement qu’il y a un peu de bon sens dans la crédulité enfantine, si même la petite souris s’habille en Dora… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116933040437372513?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116933040437372513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116933040437372513' title='32 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116933040437372513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116933040437372513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/01/la-petite-souris-shabille-en-dora.html' title='La petite souris s&apos;habille en Dora'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>32</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116852458313352495</id><published>2007-01-11T14:40:00.000+01:00</published><updated>2007-01-11T17:35:39.760+01:00</updated><title type='text'>Viszontlátásra Budapest</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/thumb/corbis/DGT076/CB056341.jpg"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 166px; CURSOR: hand; HEIGHT: 118px" height="123" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/thumb/corbis/DGT076/CB056341.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Plus tout à fait là-bas, mais pas encore vraiment ici, je suis toujours sous le charme de la perle du Danube.&lt;br /&gt;Un tourbillon d’émotions, comme autant d’ingrédients et d’épices qui composent sa goulash nationale, que je vous invite à partager à ma table…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une louche d’émerveillement devant les chalets de bois de la place Vörösmarty, un &lt;a href="http://www.hongrietourisme.com/img/upload/200611/karacsonyi_vasar.jpg"&gt;marché de noël&lt;/a&gt; aux mille saveurs et aux trésors artisanaux de bois, de tissu ou de fruits séchés,&lt;br /&gt;- Un zeste de béatitude, dans la &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ICN/ICN250/F0022151.jpg"&gt;basilique Saint-Etienne&lt;/a&gt;, ses marbres et sa coupole 96 mètres au dessus de ma tête, ou encore dans la &lt;a href="http://www.budapestinfo.hu/noc/headpic/3678_1.jpg"&gt;synagogue de la rue Dohány&lt;/a&gt;, la plus grande d’Europe, au style maure-byzantin romantique et majestueux,&lt;br /&gt;- Une pointe de nostalgie et de rêve de petite fille dans la loge de Sissi ou en haut du grand escalier somptueux de &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/SIX/SIX009/HUN-181.jpg"&gt;l’Opéra national&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt;- Une cuillérée de vie d’une autre époque, sur la colline de Buda, où l’on peut découvrir, à bord d’une calèche d’antan, le &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IST/IST506/1023-8425XB1.jpg"&gt;Palais Royal&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/corbis/DGT078/CB064732.jpg"&gt;l’église Matthias&lt;/a&gt; et le &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/corbis/DGT065/BLD078.jpg"&gt;Bastion des pêcheurs&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt;- Quelques grammes de paresse, la première heure qui suit le réveil, avec le &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/corbis/DGT078/CB0629353.jpg"&gt;lever du soleil&lt;/a&gt; sur la ville encore sereine,&lt;br /&gt;- Un soupçon de cœur serré, après la visite du &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/csk/CSK191/KS10079.jpg"&gt;musée juif&lt;/a&gt; et de l’exposition sur l’&lt;a href="http://education.france5.fr/shoah/habillage/images_right02.jpg"&gt;holocauste&lt;/a&gt;, pour se souvenir encore des horreurs dont les hommes sont capables,&lt;br /&gt;- Une brassée de compassion, devant le revers de médaille, les &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IST/IST510/910-142-08.jpg"&gt;oubliés des brochures&lt;/a&gt; des banlieues grises, les sans-abri de la forêt, tentant de réchauffer leurs doigts gelés au feu des détritus, si proche des matelas mités qui les accueillent à la nuit tombée,&lt;br /&gt;- Un nuage de ravissement, aux &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ICN/ICN001/F0002407.jpg"&gt;bains thermaux néobaroques Széchenyi&lt;/a&gt; et leurs sources chaudes qui permettent de se baigner en extérieur même en hiver, et où des hommes se retrouvent pour des &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IST/IST510/908-11370.jpg"&gt;parties d’échecs&lt;/a&gt; interminables à la surface de l’eau,&lt;br /&gt;- Un frisson de fébrilité et d’intimidation, à quelques centimètres seulement des dessins et des toiles de &lt;a href="http://www.andrassyhotel.com/files/public/images/andrassy/en/Eventcalendar/vangoghbig.jpg"&gt;Van Gogh&lt;/a&gt; issues des musées du monde entier et réunies exceptionnellement au musée des Beaux Arts&lt;br /&gt;- Une pincée d’enthousiasme en découvrant les peintures de lumière de &lt;a href="http://www.doraberkes.com/"&gt;Dorá Berkes&lt;/a&gt; qui, le soir venu, donnent des couleurs de vitraux aux façades du square Március 15,&lt;br /&gt;- Une livre d’enchantement, accueillie sur la majestueuse &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/BDX/BDX002/bxp210076.jpg"&gt;place des Héros&lt;/a&gt;, ces chefs des sept tribus de la conquête hongroise, par l’archange Gabriel, et trouvant plus loin le surprenant &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/SIX/SIX009/HUN-163.jpg"&gt;château de Vajda-hunyad&lt;/a&gt; et l’immense &lt;a href="http://www.hongrietourisme.com/img/upload/200611/bp_mujegpalya_vajdahunyaddal.jpg"&gt;patinoire extérieure&lt;/a&gt; où se massent les adeptes plus ou moins avertis,&lt;br /&gt;- Un grand verre de délectation, avec la gastronomie locale, les associations de sucré-salé, les volailles grillées et &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/PDS/PDS134/200422433-001.jpg"&gt;ragoûts mijotés&lt;/a&gt; en sauces épicées, vins divins &lt;a href="http://www.saveurs-de-hongrie.com/contents/media/l_Aszu.jpg"&gt;Tokajy&lt;/a&gt; ou Egri-Bikavér, les bulles de champagne Törley pour accompagner une succulente &lt;a href="http://p.vtourist.com/2729900-Gundel-Budapest.gif"&gt;crêpe Gundel&lt;/a&gt;, et tant d’autres plaisirs des papilles et des yeux,&lt;br /&gt;- Un bol d’admiration, devant les étalages du &lt;a href="http://www.vendegvaro.hu/kimg/bac/bp_ecseripiac.jpg"&gt;marché aux puces Ecserí&lt;/a&gt; et ses trouvailles improbables, dans une station du &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/SIX/SIX009/HUN-115.jpg"&gt;métro le plus ancien du continent&lt;/a&gt;, ou face aux nombreux &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/ICN/ICN001/F0002399.jpg"&gt;ponts grandioses&lt;/a&gt; qui relient Buda à Pest,&lt;br /&gt;- Quelques gros morceaux d’envie aux &lt;a href="http://static.flickr.com/113/262978164_32cba2d77c.jpg?v=0"&gt;grandes Halles de la ville&lt;/a&gt;, où s’agglutinent aux &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/STK/STK015/CWE3626.jpg"&gt;stands odorants et colorés&lt;/a&gt; habitants et touristes en quête d’expériences gustatives et de souvenirs typiques,&lt;br /&gt;- Une rasade de surprise en découvrant la vie nocturne souterraine, restaurants, pubs et discothèques dans des sous-sols aux ambiances hétéroclites : ici un concert cubain dans un &lt;a href="http://www.alcatraz.hu/Panorama/3.jpg"&gt;décor de prison&lt;/a&gt;, là une cave voûtée en pierre et ses fauteuils moelleux, où un DJ mixe jazz et electro, et plus loin un restaurant d’un raffinement extrême et au look résolument design,&lt;br /&gt;- Une goutte d’excitation pour fêter la nouvelle année sur la place Oktogon avec des milliers de personnes déguisées, dansant et chantant sur les derniers tubes en live des groupes hongrois à la mode,&lt;br /&gt;- Un bon litre de reconnaissance pour les habitants de Budapest, d’une gentillesse, d’un civisme et d’une politesse exemplaires, quel que soit leur rang social, et compensant largement la fraîcheur du climat par la chaleur de leur accueil et la &lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/PDS/PDS126/200358813-001.jpg"&gt;luminosité de leurs sourires&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt;- Pour finir, une ou deux gousses de regrets de ne pas avoir eu le temps d’en découvrir davantage,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mélange soigneusement le tout, avant de couvrir d’éloges et de faire mijoter, le temps d’écouter quelques morceaux tziganes en trinquant aux souvenirs qui marineront à vie dans un coin de mon esprit. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116852458313352495?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116852458313352495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116852458313352495' title='24 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116852458313352495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116852458313352495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2007/01/viszontltsra-budapest.html' title='Viszontlátásra Budapest'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>24</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116674301995585318</id><published>2006-12-22T00:04:00.000+01:00</published><updated>2006-12-22T00:17:00.006+01:00</updated><title type='text'>Je, tu, nous</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6954/2203/1600/630127/mouill??.jpg"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 158px; CURSOR: hand; HEIGHT: 125px" height="118" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6954/2203/320/453720/mouill%3F%3F.jpg" width="141" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;strong&gt;Je&lt;/strong&gt; t’ai rencontré dans cet endroit enfumé, refuge de mon désespoir et antre des âmes en peine de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu&lt;/strong&gt; dénotais radicalement, étrangement déguisé dans ce piano-bar qui m’était si familier, comme un montage photo où l’on t’aurait sorti d’un carnaval coloré pour te superposer à cet univers sombre et impersonnel.&lt;br /&gt;Tu es venu vers moi sans une hésitation, comme une évidence, et j’ai souri dans tout ce gris.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; avons ri, dansé aussi, et tu m’as dit que j’étais la femme de ta vie.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je&lt;/strong&gt; n’ai pas pris ton numéro, je pensais que tu étais comme les autres, ou pire peut-être.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu&lt;/strong&gt; m’as invité à ta table un autre soir, autour d’une girafe dans la jungle d’un bar empli de proies et prédateurs.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; avons encore ri, beaucoup parlé aussi, de cette vie nocturne, et de la vie tout court.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J’&lt;/strong&gt;ai dit que je t’appellerais, et curieusement c’est ce que j’ai fait.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu&lt;/strong&gt; devais prendre des cours, et tu n’as pris que de l’amour.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; avons échangé nos craintes et nos espoirs, mais nous savions déjà que les jeux étaient faits.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J’&lt;/strong&gt;étais en train de quitter une vie qui me tuait à petit feu.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu&lt;/strong&gt; voulais quitter une vie qui te tuais à petit feu.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; avons décidé d’une vie qui nous rendrait heureux, au hasard de nos rêves et envies les plus folles, conscients de cette deuxième chance d’apprivoiser l’avenir.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J’&lt;/strong&gt;ai investi ton nid, décoré les murs vides, rempli tous les placards et lancé le projet d’un ailleurs coup de cœur.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu&lt;/strong&gt; n’as pas réfléchi et m’as toujours suivi, au rythme des désirs, au fil du courant qui nous emporte, détruire pour mieux reconstruire et ne jamais vraiment s’attarder…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; avons entre un ici et un là accompli par deux fois le miracle de la vie, une fille merveilleuse et un fils extraordinaire pour qui je n’espérais pas meilleur père.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je&lt;/strong&gt; connais tout de toi, je lis dans ton regard l’inquiétude ou la joie, l’espoir ou le tourment.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu&lt;/strong&gt; as l’intelligence de ne pas m’enfermer dans ces cages, même dorées, dont trop de femmes n’arrivent pas à sortir et que trop d’hommes imposent.&lt;br /&gt;Tu es la force de mes faiblesses, le gardien de ma notion du temps, l’éclat de rire de mes introspections, la chaleur de mes hivers sans soleil.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; nous reprochons mille choses, entrechoquons les aciers de nos personnalités, défions les armures de nos individualités, pour mieux nous retrouver.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je&lt;/strong&gt; vogue au gré de nos hauts et de nos bas, de ta voix et de tes bras, je te taquine pour ces deux mois de moins que moi.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu&lt;/strong&gt; me rejoins enfin dans cette trentaine mystérieuse, comme une nouvelle aventure pleine de surprises et de promesses.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; allons fêter l’événement à ta manière, rien que toi et moi, entre ici et là-bas.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je&lt;/strong&gt; t’emmène au pays des Magyars, de Liszt et Houdini, entre Buda et Pest, faire balancer nos cœurs d’une année à l’autre…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116674301995585318?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116674301995585318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116674301995585318' title='35 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116674301995585318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116674301995585318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/12/je-tu-nous.html' title='Je, tu, nous'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>35</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116639863710939631</id><published>2006-12-17T23:58:00.000+01:00</published><updated>2006-12-18T00:39:09.913+01:00</updated><title type='text'>Show glacé</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6954/2203/1600/678023/danseuse%20de%20dos.jpg"&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 151px; CURSOR: hand; HEIGHT: 186px" height="152" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6954/2203/320/910200/danseuse%20de%20dos.jpg" width="125" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;Deux gamines toutes excitées d’aller voir leur premier spectacle sur glace, le Cirque de Moscou.&lt;br /&gt;Elles en parlent depuis des semaines, se réjouissent en comptant les jours qui les séparent de l’événement, et se réveillent un vendredi matin de décembre, en se disant que ça y est, le grand jour est arrivé.&lt;br /&gt;Bien sûr elles doivent attendre le soir et remplir leur journée de tâches moins amusantes, mais le temps passe vite quand on le remplit d’espoir.&lt;br /&gt;Emmitouflées de la tête aux pieds, comme lorsqu’elles construisent ces bonshommes de neige improbables devant la maison les rares jours de nuée blanche, ou comme lorsqu’elles descendent en luge des collines dont elles ne voient pas l’issue brouillardeuse, elles dévorent des cookies sur le chemin.&lt;br /&gt;Elles sont en avance, choisissent de s’installer tout au bord de la scène, directement sur la glace, pour pouvoir presque toucher du doigt les tissus soyeux, entendre le frottement des patins sur la piste et voir le sourire des danseuses slaves faire fondre la glace.&lt;br /&gt;En attendant l’entrée des artistes et en égrenant les minutes, elles extrapolent mille numéros qui pourraient les surprendre.&lt;br /&gt;« Tu crois qu’il y aura des animaux ? Avec des patins ? Et de la magie ? Des clowns, oui, sûrement. Et des acrobates ? »&lt;br /&gt;Elles regardent les derniers spectateurs prendre place, en haut dans les gradins, quand la patinoire plonge dans une semi-pénombre.&lt;br /&gt;La musique enveloppe la salle et les lumières jouent de leur palette de couleurs.&lt;br /&gt;Les gamines se serrent l’une contre l’autre, mêlent leurs mains gantées, comme pour mieux partager l’intensité du moment.&lt;br /&gt;Leurs yeux brillent encore du même éclat quand les danseurs entrent en scène, déambulant sur la glace avec une déconcertante facilité.&lt;br /&gt;Des anges, ce sont des anges, qui glissent avec grâce sur le sol gelé.&lt;br /&gt;L’une dit à l’autre que c’est le plus beau rêve de toute sa vie, et une larme luit au coin de l’œil de l’autre.&lt;br /&gt;Et les numéros s’enchaînent, les faisant passer par tant d’émotions qu’elles en oublient même le froid qui les envahit.&lt;br /&gt;L’admiration pour une créature sur patins échassés, le rire avec les clowns aux facéties musicales, l’angoisse au détour d’un porter périlleux, l’étonnement devant des ours bruns sages et disciplinés, l’émerveillement enfantin face aux tours du magicien.&lt;br /&gt;C’est une orgie de musiques, de costumes et de sourires, et les deux complices n’en perdent pas une miette, s’enivrant de ce ballet aux accords parfaits.&lt;br /&gt;Même lorsque vient l’entracte elles sont incapables de se dessouder ou encore de penser à quitter leur place.&lt;br /&gt;Elles sont trop bien, là, à la lisière de la piste aux étoiles.&lt;br /&gt;L’une des deux se repose un peu, lovant sa tête et ses épaules sur les genoux de l’autre en attendant, pour ne pas briser l’harmonie de l’instant.&lt;br /&gt;La parade reprend, danseurs, clowns, acrobates, qui répètent les gestes qu’ils connaissent si bien.&lt;br /&gt;Et c’est déjà la fin, les artistes saluent et rejoignent les coulisses sous les applaudissements.&lt;br /&gt;Les mains des gamines brûlent d’avoir trop applaudi, mais leur corps est gelé et les membres engourdis.&lt;br /&gt;Quand la musique s’arrête, elles regardent les gens se lever et quitter la salle dans un flot bourdonnant, et se lèvent à leur tour, après avoir regardé les techniciens remettre en place le décor éphémère.&lt;br /&gt;Les doigts toujours joints, elles découvrent au dehors, à la lueur des réverbères, la file d’attente bondée de la séance suivante.&lt;br /&gt;A peine le temps de reprendre leur souffle et les saltimbanques remettent le couvert pour d’autres yeux avides de féerie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;Et la plus grande des gamines, celle de 30 automnes, mène la plus petite, celle de 5 étés, à la chaleur du siège de la voiture, où elles commentent encore longuement ce souvenir heureux qu’elles viennent de se forger, cette soirée fusionnelle qu’elles viennent de partager.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116639863710939631?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116639863710939631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116639863710939631' title='24 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116639863710939631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116639863710939631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/12/show-glac.html' title='Show glacé'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>24</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116569860898981701</id><published>2006-12-09T21:46:00.000+01:00</published><updated>2006-12-09T22:13:04.973+01:00</updated><title type='text'>Mes belles-mères et moi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6954/2203/1600/159763/belle%20mere.jpg"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 124px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" height="182" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6954/2203/320/650823/belle%20mere.jpg" width="150" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Belle : Un bien joli mot qu’ont fait rimer combien de fois les plumes d’artistes intemporels ou d’anonymes envoûtés ?&lt;br /&gt;Mère : Nom commun si propre à chaque histoire, à chaque vie, empreint de générosité et de respect.&lt;br /&gt;Pourquoi l’association des deux termes perd-elle soudainement de sa poésie ?&lt;br /&gt;J’ai eu deux belles-mères dans ma vie, enfin deux que j’ai côtoyé suffisamment longtemps pour me faire une idée assez précise de leur personnalité.&lt;br /&gt;On choisit la personne qui partage notre vie, mais pas celle qui lui a donné la sienne, et par deux fois je dois dire qu’à la loterie de la vie j’ai tiré des numéros assez hors du commun.&lt;br /&gt;Bien que radicalement différentes, elles m’ont détestée toutes les deux d’à peu près la même force, et la sensation de leur arracher un bout de cœur en leur enlevant leur fils m’assaillait à chaque rencontre.&lt;br /&gt;Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été gentille, serviable, polie et souriante, comme me le conseillait le «guide de survie de la belle-fille en terrain hostile».&lt;br /&gt;L’amour vous donne cette capacité à prendre sur vous et vous fendre d’un sourire alors que l’on vous fait les pires réflexions.&lt;br /&gt;Parce que délicates et diplomates, ça elles ne l’étaient pas, elles.&lt;br /&gt;«- Tiens mon fils, je t’ai préparé ton plat préféré, parce que je suis sûre que CarrieB ne t’en fait jamais !&lt;br /&gt;- Bien sûr, belle-môman, ça veut dire quoi cuisiner d’abord ? Vous ne voyez pas qu’il dépérit à vue d’œil, votre fils, depuis qu’il vit avec moi?»&lt;br /&gt;«Non mais c’est pas vrai, ne me dis pas que tu ne manges pas de fromage NON PLUS !&lt;br /&gt;- Non, je ne vous le dirai pas, parce que ça fait 7 ans que je le répète et que là je commence à me lasser un peu»&lt;br /&gt;La première était d’origine italienne, enfin il paraît parce que la seule phrase d’italien qu’elle ait jamais dite était «Si prega di spegnere vostri sigarettas» (ou quelque chose du genre qui signifie «prière d’éteindre vos cigarettes», alors qu’elle n’avait rien d’une hôtesse de l’air.&lt;br /&gt;Quinquagénaire toute de Daxon vêtue, à la mise en plis soigneusement entretenue, elle brillait comme un sapin de noël, parée d’or de ses dix doigts à ses oreilles.&lt;br /&gt;Assistante maternelle méthode télé-ou-je-délègue-à-ma-fille-de-16-ans, elle souffrait selon elle de sclérose en plaques mais était traitée uniquement par Temesta, anxiolytique puissant dont elle usait et abusait, et en presque 10 ans je n’ai pu constater aucun symptôme d’une maladie de fond plus sérieuse.&lt;br /&gt;Elle m’a dit un jour le plus naturellement du monde que les médecins lui avaient diagnostiqué une schizophrénie.&lt;br /&gt;Je pense qu’elle ignorait la signification du mot, sans quoi elle ne s’en serait sans doute pas vantée de la sorte.&lt;br /&gt;Passant du rire aux larmes en un quart de seconde, agissant sous le coup de ses impulsions, elle était capable des pires folies tragi-comiques comme d’actes pathético-machiavéliques.&lt;br /&gt;Elle jouait de sa maladie imaginaire, menaçait, exigeait, exerçait son chantage et son emprise sur son petit monde d’une main de fer, feignant à peine la naïveté.&lt;br /&gt;Elle m’appelait «ma chatte» et je détestais ça, elle m’a pris tout l’argent que je n’avais même pas.&lt;br /&gt;Elle a gagné la bataille, mais moi la guerre, le jour où je lui ai rendu son fils, qui avait pris le même chemin.&lt;br /&gt;D’un spécimen à l’autre, j’avais fondé de grands espoirs sur la deuxième, sympathique, se la jouant «je veux être ta copine» et ne souffrant a priori d’aucun trouble mental.&lt;br /&gt;J’ai émis quelques réserves par rapport à ce jugement lorsque j’ai appris qu’elle était «voyante».&lt;br /&gt;Dire que ma rencontre avec son fils était prévue, elle aurait pu me contacter quelques années plus tôt, j’aurais gagné du temps.&lt;br /&gt;Elle a bien essayé de me prédire des choses, je ne les attends plus, mais c’est sans doute à cause des ondes négatives que je dégage...&lt;br /&gt;Jeune veuve, ou veuve joyeuse, elle s’était mise en tête de rattraper ses folles années en estimant subitement que ses enfants étaient assez grands pour se prendre en charge seuls (ce qui était faux, ndlb).&lt;br /&gt;Plusieurs fois par semaine, entre autres, elle se parait de ses plus beaux atours, mini-jupe stretch léopard, top blanc moulant et ceinture dorée assortie aux chaussures.&lt;br /&gt;Et au summum du mauvais goût la décoloration blonde méchée de rose, sans parler du maquillage à la truelle.&lt;br /&gt;Elle allait se trémousser sur la piste du bar de nuit dans lequel j’étais barmaid en extra :&lt;br /&gt;«-Youhou, c’est ma belle-fille !&lt;br /&gt;- Je vous assure que je ne connais pas cette femme».&lt;br /&gt;Grande adepte du whisky à toute heure, elle avait cette particularité de ne sortir qu’avec des hommes qui portaient le prénom de son défunt mari (pour éviter les bourdes?), et c’est d’ailleurs avec l’un d’entre eux qu’elle s’est remariée depuis.&lt;br /&gt;En plus de ses talents de tireuse de carte plutôt douteux, j’ai découvert en elle une personne calculatrice, qui ne fréquente les gens que par intérêt, une mère indisponible et une grand-mère désinvestie.&lt;br /&gt;Mais je dois reconnaître qu’elle cuisine très bien.&lt;br /&gt;Surtout les plats favoris de son fils.&lt;br /&gt;Enfin, avant qu’il ait goûté aux miens.&lt;br /&gt;Mais il paraît qu’il en existe des variétés complices et aimantes, vous y croyez, vous ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116569860898981701?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116569860898981701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116569860898981701' title='38 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116569860898981701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116569860898981701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/12/mes-belles-mres-et-moi.html' title='Mes belles-mères et moi'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>38</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116473279054962594</id><published>2006-11-28T17:47:00.000+01:00</published><updated>2006-11-28T17:54:01.163+01:00</updated><title type='text'>Conte de noël</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/maison%20pain%20d"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 193px; CURSOR: hand; HEIGHT: 161px" height="215" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/320/maison%20pain%20d%27epice.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;Je ne me rappelle plus quand j’ai arrêté de croire au père-noël.&lt;br /&gt;Juste que j’étais déjà trop grande pour ça aux yeux de certains et qu’on se moquait de moi parce que je soutenais de tout mon cœur et de toute mon âme l’inconcevable espoir.&lt;br /&gt;Juste que cette annonce m’a littéralement déchiré le cœur et m’a anéantie sur le coup plus que je ne l’ai laissé paraître.&lt;br /&gt;Ainsi donc j’étais dans la confidence, ainsi donc je faisais partie des « grands qui savent », mais quoi ?&lt;br /&gt;Je ne voulais pas en être, je ne voulais pas partager leur affreux secret, celui qui détruisait les derniers rêves des enfants.&lt;br /&gt;Parce que le père-noël existait, c’était sûr. Au moins quelque part en moi.&lt;br /&gt;Parce que l’esprit de noël dans ma famille n’était pas qu’une vague théorie, il y trouvait au contraire toute sa signification originelle.&lt;br /&gt;Et pour cela, nul besoin de richesses, si ce n’est celles du cœur de mes parents qui ont entretenu avec tant de soin et d’amour cette part si féerique de mes jeunes années.&lt;br /&gt;Tout commençait quelques semaines avant les festivités, avec l’incontournable lettre au père-noël.&lt;br /&gt;Elle débutait traditionnellement par un rapide bilan des bonnes et moins bonnes actions de l’année écoulée, en toute honnêteté puisque son omniscience n’aurait pardonné ni mensonge ni omission.&lt;br /&gt;S’ensuivait la liste exhaustive des cadeaux souhaités, qui s’allongeait chaque année, tout en sachant bien qu’un ou deux suffiraient, et que c’était bien comme ça.&lt;br /&gt;Tout le monde sait que le père-noël a d’autres enfants à gâter et doit se limiter.&lt;br /&gt;Il y avait ensuite le sapin que papa allait couper en forêt qu’il vente ou qu’il neige, les décorations sorties délicatement des boîtes, les guirlandes mordorées qui formaient des arabesques au plafond, les jeux de lumière improvisés, les boules multicolores savamment réparties, celles en chocolat se mêlant habilement à celles plus traditionnelles.&lt;br /&gt;Et puis il y avait la crèche, notre crèche rien qu’à nous, éphémère et magnifique.&lt;br /&gt;Maman la préparait avec son soin habituel, s’improvisant pâtissière-maçonne-couvreuse en montant ses épais murs de pain d’épice et son toit de sucre et de langues de chat.&lt;br /&gt;Noël fini, nous détruisions l’œuvre d’une après-midi et dévorions la crèche à pleine bouche, parfois avec les camarades de classe, histoire de prolonger encore un peu cet esprit de partage et de joie.&lt;br /&gt;Le summum des réjouissances avait bien sûr lieu la veille de noël, jeu de rôles parfait avec une mise en scène incroyable.&lt;br /&gt;Si je ferme les yeux et que je regarde avec ceux de l’enfant que j’étais, je vois un repas de fête intimiste, juste avec mes parents et mes sœurs, au son des chants de Tino Rossi, des Platters ou de la Compagnie Créole (!) qui s’enchaînent sur la platine 33 tours du salon.&lt;br /&gt;On chante aussi, on rit, nos yeux pétillent.&lt;br /&gt;Puis une activité quelconque nous isole dans l’une des chambres mes sœurs et moi, et un son de clochettes que je n’oublierai jamais se fait entendre, flotte dans l’air : ce sont celles qui ornent les cous des rennes du traîneau, aucun doute.&lt;br /&gt;Un échange de regards entre mes sœurs et moi et c’est l’effervescence : maman vient nous chercher : « vite, il est arrivé, vite, vous allez le rater! », et nous dévalons les escaliers juste assez vite pour apercevoir au bout du couloir un morceau de manteau rouge qui s’engouffre dans le froid par la porte d’entrée.&lt;br /&gt;Un arrêt au niveau de la porte qui s’ouvre sur la salle à manger, au milieu de laquelle trône dans l’obscurité le sapin qui éclaire par intermittences, de ses mille lucioles arc-en-ciel, les précieux cadeaux déposés à son pied.&lt;br /&gt;Aller voir si le père-noël est encore là et découvrir dans la neige fraîchement tombée des traces de pas qui s’arrêtent tout net au beau milieu de la rue et, émerveillées, scruter le ciel étoilé avant de rentrer réchauffer nos corps de la même chaleur qui a envahi nos poitrines.&lt;br /&gt;Vient ensuite la distribution des paquets et l’ouverture fébrile des papiers métallisés, avant les éclats de joie et de jeux, jusqu’à ce que nos paupières se ferment de s’être trop écarquillées.&lt;br /&gt;Le lendemain était consacré au repas traditionnel, banquet pantagruélique où le génie culinaire de maman s’exprimait au rythme des plats qui arrivaient toujours par trois.&lt;br /&gt;Notre famille se limitant à nos 5 âmes et ayant perdu tôt mes grands parents, nous partagions son talent gastronomique avec des personnes d’un âge certain que nous ne connaissions pas la plupart du temps.&lt;br /&gt;Mes parents ne supportaient pas de savoir quelqu’un seul le jour de noël, et accueillaient indifféremment délaissés et sans-famille, allant jusqu’à les chercher et les ramener à leur domicile.&lt;br /&gt;Souvent pour pas même un merci, tout juste un sourire.&lt;br /&gt;Et puis l’année suivante voyait revenir inlassablement les mêmes visages, parfois de nouveaux, et parfois certains qui disparaissaient sans que l’on ait à demander pourquoi.&lt;br /&gt;Nous leur offrions la chaleur de notre maison et la fraîcheur de nos rires, l’espace de cette belle journée.&lt;br /&gt;Tout cet amour, ce dévouement, ce désintéressement, ces rêves attisés comme le feu dans la cheminée, constituent ma définition et ma vision de l’esprit de noël, le vrai.&lt;br /&gt;Alors quand approchent les fêtes, je redeviens cette petite fille qui serrait les poings sous son menton en piétinant d’impatience.&lt;br /&gt;« Vite, il est arrivé, vite vous allez le rater ! »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116473279054962594?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116473279054962594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116473279054962594' title='51 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116473279054962594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116473279054962594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/11/conte-de-nol.html' title='Conte de noël'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>51</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116413424757766370</id><published>2006-11-21T18:15:00.000+01:00</published><updated>2006-11-21T19:39:09.646+01:00</updated><title type='text'>Voir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/papillon.jpg"&gt;&lt;span style="color:#003333;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 174px" height="250" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/320/papillon.jpg" width="144" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#003333;"&gt;C’est la toute première chose que je fais le matin, avant même de sortir de mes draps : je tends mon bras droit et tâtonne sur la table de chevet, à la recherche de cet objet qui peut paraître si insignifiant, cet accessoire qui n’a pourtant rien d’accessoire.&lt;br /&gt;Je porte des lunettes depuis si longtemps que je pourrais me persuader en avoir toujours porté.&lt;br /&gt;Des petites, des grosses, des rondes, ovales, rectangulaires, en plastique, en métal, en titane, noires, rouges, argentées, brunes, solaires…&lt;br /&gt;Elles font partie de moi au même titre que mes yeux, elles en sont le prolongement, la prothèse miraculeuse.&lt;br /&gt;Sans elles je ne suis plus tout à fait moi, il manque quelque chose à mon visage et le monde autour de moi s’en trouve bouleversé.&lt;br /&gt;Quand on est petite on ne comprend pas ce que signifie « myope et astigmate », les adultes ont de ces noms compliqués pour juste dire que les mots dansent sur mon cahier d’écriture et que tout autour de moi semble s’évaporer dès qu’il s’éloigne.&lt;br /&gt;Comme un brouillard qui m’enveloppe où que j’aille, ne laissant visible que ce qui se trouve dans un cercle d’intimité, une immédiate proximité.&lt;br /&gt;C’est effrayant et rassurant à la fois, effrayant parce que ce qui est à quelques mètres seulement de moi est l’inconnu, rassurant parce qu’il y a parfois des choses qu’on ne perd rien à ne pas voir.&lt;br /&gt;Lorsque je vais danser par exemple, je ne me concentre que sur la musique, rien d’autre n’existe, je ne chausse pas mes lunettes et je ne vois pas les gens autour de moi, ceux qui regardent en bord de piste, ceux que je pourrais connaître ou reconnaître.&lt;br /&gt;Ce n’est pas une question de coquetterie, de toutes façons j’aime les lunettes, mon nez est fait pour en porter et je ne porte les lentilles qu’en collier de fête des mères, même les désagréments climatiques et sportifs ne m’ont pas convertie.&lt;br /&gt;Je suis bien, pelotonnée dans mon cocon de brouillard, par moments.&lt;br /&gt;Il m’a pourtant souvent joué de mauvais tours, n’étant pas étranger à de nombreuses chutes et autres rencontres du 3ème poteau.&lt;br /&gt;Je me suis vue reprocher parfois de passer à côté de personnes de mon entourage sans les voir, dépouillée exceptionnellement de ma précieuse monture.&lt;br /&gt;Certains ont qualifié mon regard de « mystérieux » à cause de ce dysfonctionnement, ce regard flottant à la recherche de sa vision personnelle des choses.&lt;br /&gt;D’autres rient de ce que je dois plisser les yeux pour distinguer des yeux, un nez, une bouche, alors que mon univers est composé de silhouettes colorées mais sans visage.&lt;br /&gt;Mais si ma paire de lunettes est ma fenêtre sur le monde, c’est à cause d’elle aussi que ma vue baisse à vue d’œil (jeu de mots facile), mes yeux s’appuyant bien trop sur mes verres correcteurs (exercice difficile) pour faire leur travail correctement.&lt;br /&gt;Alors je me dis que peut-être un jour je ne verrai plus du tout, ou peut-être pas, mais que quoi qu’il en soit, dans le doute, je dois voir et regarder un maximum de choses pour remplir les pages de mon album cérébral.&lt;br /&gt;Alors je décuple le souci du détail à la vision de près, savoure la précision d’un ouvrage minutieux, admire le travail d’orfèvre de la nature.&lt;br /&gt;Je m’émerveille des couleurs que l’automne peint sur la feuille de marronnier, des reflets du soleil dans une goutte de rosée, de l’étincelle dans les yeux de mes enfants, de la petite miette de gâteau à la commissure de leurs lèvres.&lt;br /&gt;J’apprécie la forme d’un galet, le graphisme d’une aile de papillon, le velouté d’une joue amie, et me dis que les valeurs de la vie sont là, toutes proches, pas au-delà.&lt;br /&gt;Le reste existe, le reste est présent mais dans le brouillard, au loin.&lt;br /&gt;« Regarder l’horizon, c’est regarder loin, mais c’est aussi regarder quelque chose de faux », a dit Jules Renard.&lt;br /&gt;Regarder de près, c’est chercher à connaître, c’est regarder vrai, et si en plus on regarde avec son cœur, avec son âme, on peut trouver les réponses à ses questions. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116413424757766370?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116413424757766370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116413424757766370' title='31 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116413424757766370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116413424757766370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/11/voir.html' title='Voir'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>31</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116359604390038102</id><published>2006-11-15T13:58:00.000+01:00</published><updated>2006-11-15T14:07:23.976+01:00</updated><title type='text'>Ceci est un diamant</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/WE%20blogueurs.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 185px" height="215" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/320/WE%20blogueurs.jpg" width="163" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;D’abord parce que c’est marqué dessus, donc c’est forcément vrai .&lt;br /&gt;Ensuite parce qu’il est précieux, pas par sa rareté ni même le prix de la bouteille dont il a préservé le contenu couleur d’or.&lt;br /&gt;Il est précieux de ce qu’il représente pour moi, du contexte qui a fait qu’il soit en ma possession.&lt;br /&gt;Le champagne a cela de magique qu’il est en temps normal associé à un événement heureux et partagé, et ce fut encore le cas de l’histoire de ce diamant-bouchon.&lt;br /&gt;Patiemment il attendait son heure, passé des caves du viticulteur au rayon du supermarché.&lt;br /&gt;Il en a sans doute vu défiler des jeunes diplômés, nouveaux parents ou encore amoureux transis, avant d’être enfin saisi par une main bien intentionnée.&lt;br /&gt;Quel événement allait-il avoir l’honneur de célébrer ?&lt;br /&gt;Il savait que tel était son destin, il savait son appartenance à une élite et connaissait le respect avec lequel on allait le traiter, eu égard à son prestigieux tatouage.&lt;br /&gt;Déjà tout petit bouchon à l’école de Liège on lui avait expliqué mille fois l’apothéose du rôle de sa vie, ce fameux jour où il aurait à délivrer les précieuses bulles scintillantes.&lt;br /&gt;Soulagé de ne plus subir de pression, satisfait d’avoir exercé sa fonction avec panache, il se débarrasserait enfin de sa collerette, de sa coiffe et de son armure de fer pour se montrer dans le plus simple appareil, dévoilant enfin son miroir.&lt;br /&gt;Le moment était venu, après un ultime périple au péril de sa vie, brinqueballé dans un sac, d’accomplir sa destinée festive.&lt;br /&gt;Il apparaît sur la table à l’issue d’un repas chaleureux, dans son habit de lumière.&lt;br /&gt;Son vêtement effeuillé, il découvre enfin l’assemblée et le cadre.&lt;br /&gt;Autour de lui, des visages d’inconnus souriants, à l’affût de sa dernière prestation.&lt;br /&gt;Dans une maison du bonheur haut perchée, une jolie fée générosité et une flamboyante rousse ont ouvert leurs bras et leurs cœurs à des amis virtuels que rien ne prédestinait à se rencontrer, si ce n’est une passion commune pour l’écriture sur toile.&lt;br /&gt;Barberine bohème, Miro Carlo subtil, Shygefe passionnée, Au Cas Où inspiré, Stefie enjouée, Frisson rassuré, Lol halluciné, Sardine habitée et moi-même émerveillée.&lt;br /&gt;Notre bouchon tout ému comprend ce qui se passe, ici et maintenant, saisit les émotions partagées par toutes ces âmes et la joie qu’elles ont d’être ainsi réunies.&lt;br /&gt;Une de leurs mains s’approche, et au milieu des rires, sur la pointe des doigts, serein, il libère le goulot dans un claquement d’adieu.&lt;br /&gt;Loin de l’abandonner à son funeste sort, je l’emporte avec mes souvenirs et lui accorde une place de choix, dans cet écrin, parce qu’un diamant ça mérite mieux qu’une poubelle ou un feu, même si c’est un bouchon-diamant.&lt;br /&gt;Tout comme une amitié pareille, ça mérite mieux que le titre de virtuel, parce qu’une amitié-diamant ça peut être éternel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116359604390038102?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116359604390038102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116359604390038102' title='27 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116359604390038102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116359604390038102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/11/ceci-est-un-diamant.html' title='Ceci est un diamant'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>27</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116285968288080614</id><published>2006-11-07T01:17:00.000+01:00</published><updated>2006-11-07T10:05:18.333+01:00</updated><title type='text'>Miroir, mon beau miroir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/miroir.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 196px; CURSOR: hand; HEIGHT: 147px" height="142" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/320/miroir.jpg" width="191" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Je lis et relis chaque soir « Blanche Neige » (version des frères Grimm) à ma fille, inlassablement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;C’est une de ses histoires préférées.&lt;br /&gt;Il est des classiques qui ne prennent pas une ride (&lt;em&gt;sic&lt;/em&gt;) et qui font partie intégrante du patrimoine de l’enfance.&lt;br /&gt;Cette enfance qui deviendra vie adulte, cette petite fille qui deviendra jeune femme, avec notamment en tête l’idée qu’elle se doit d’être jolie pour mériter son prince charmant ( qui ne tombe amoureux que de la douce apparence de Blanche Neige), et cette notion de conflit/compétition avec une (belle-)mère qui désire rester jeune et jolie à tout jamais…&lt;br /&gt;Comme la marâtre dans un chaudron ajoutons une pincée de Cendrillon qui n’est digne d’intérêt que richement arrangée (et elle aussi en compétition physique avec ses sœurs), une louche de peau d’âne obligée de s’enlaidir pour échapper aux avances (certes, de son père, mais ça c’est une autre histoire), et un soupçon de Belle au bois dormant qui ne tire son nom que de ses attributs sans que l’on aborde où que ce soit son niveau intellectuel.&lt;br /&gt;Piochons maintenant dans la «vie réelle» la silhouette improbable des poupées B*rbie, une cuillérée de pression soudaine des pouvoirs publics sur l’obésité infantile, une bonne livre de baby marketing qui les traite en mini-adultes, une poêlée de générations de mamans à qui l’on fournit des possibilités pour tenter de retarder le vieillissement et qui enchaînent souvent les pseudo régimes, une pile de couvertures de magazines où s’étalent la maigreur, des visages creusés sans vie rehaussés de blush et un bouquet d’idoles tout aussi dégraissées.&lt;br /&gt;Nous avons maintenant une idée assez précise de la place que peut tenir la beauté dans la vie d’une femme, avant d’en être au stade où elle aura dépassé tout cela, tant est qu’elle le fasse un jour : je connais plus d’une femme de la 7ème dizaine qui tient à sa coquetterie.&lt;br /&gt;La beauté intérieure, c’est bien beau en théorie, dans les conversations philosophiques et les galas de charité, mais en pratique c’est rarement la première chose que l’on a l’occasion de voir chez l’autre ou de montrer de soi (sauf via les blogs, et c’est en ça qu’ils ont une longueur d’avance sur la réalité).&lt;br /&gt;Et même si la beauté n’est que dans les yeux de celui qui la regarde, les complexes y sont aussi malheureusement trop souvent.&lt;br /&gt;Quand on parle de beauté intérieure à une fille, elle a des raisons de se poser des questions, voilà la cruelle vérité officieusement admise.&lt;br /&gt;Et que le premier qui n’a jamais rien fait pour embellir autre chose que son âme me jette la première pierre.&lt;br /&gt;Il y en a même de plus en plus nombreuses, et de plus en plus jeunes surtout, qui vont jusqu’à se refaire un physique à coups de scalpel pour entrer dans la sacro-sainte «norme» qu’on nous impose à toutes les sauces (allégées).&lt;br /&gt;La poitrine est calibrée, la taille ajustée, les cuisses affinées et le mollet regalbé.&lt;br /&gt;Sur ce point je rejoins madame Sardou, qui disait quelque chose comme «la chirurgie esthétique, c’est comme refaire la décoration de sa maison : on rafraîchit le salon, puis on se rend compte que la cuisine a besoin d’un coup de peinture, puis c’est la salle de bains qui part en décrépitude, et après avoir fait le tour des pièces on en finit par revenir au salon et tout recommencer».&lt;br /&gt;A côté de ça, un quadragénaire dont les yeux seront masqués et la voix modifiée par respect de l’anonymat m’a confié récemment, suite à mes inquiétudes sur l’impact de la trentaine, que nos petits défauts pouvaient être autant d’atouts de séduction.&lt;br /&gt;Je cite : «(…) pour un homme psychiquement équilibré qui accumule les années (&lt;em&gt;là il dit son âge exact&lt;/em&gt;), la femme qui a dépassé la trentaine et qui approche de la quarantaine [&lt;em&gt;ouvre bien tes oreilles, enfin surtout tes yeux, toi qui est concernée&lt;/em&gt;] est très, très séduisante.&lt;br /&gt;Non seulement par son expérience de vie, et de ce qu'elle peut vous apporter dans la discussion, mais aussi physiquement.&lt;br /&gt;Le fait d'avoir eu un ou plusieurs enfants n'est pas un handicap, bien au contraire!&lt;br /&gt;Les rondeurs qui s'installent, le grain et la texture de la peau qui change, la profondeur de son regard (&lt;em&gt;et biiiip c’est là que je censure pour les âmes sensibles&lt;/em&gt;) sont des points très, très positifs. Même la cellulite ou des cicatrices peuvent émouvoir, je le jure main sur le coeur.»&lt;br /&gt;Plus loin il me dit encore : «(…) sachez que des aisselles parfaitement rasées sont moins attirantes, le moment venu, qu'une aisselle savamment et légèrement négligée. Les ridules autour de vos yeux sont autant de petites marches vers le ciel pour un homme digne de ce nom. Aussi l'avenir de la femme à partir de la trentaine est brillant, si elle réussit à passer outre les mensonges de la pub, des machos sans cervelle et des médias.»&lt;br /&gt;Alors moi je dis d’accord, entièrement d’accord, sauf que la pub, les médias et les machos sans cervelle sont présents partout, et que si j’abandonne mon déo, mon épilateur, le maquillage et que je laisse mes cheveux vivre leur vie tranquille on risque davantage de me jeter des cailloux que de chercher à me séduire.&lt;br /&gt;Plus sérieusement, heureusement qu’il y a des hommes sensés pour redonner sa vraie valeur à la beauté féminine, on s’y perdrait nous-mêmes et ce serait dommage.&lt;br /&gt;Dommage aussi que la plupart des jeunes filles ne se doutent pas de cette richesse future, ne profitent pas de leur jeunesse autrement et passent leurs plus belles années à se torturer au nom de la dictature du paraître.&lt;br /&gt;On devrait leur dire qu’un jour un homme les regardera comme elles ne l’auront jamais été auparavant, avec les yeux de l’amour, et que ce jour elles prendront conscience de leur beauté unique, que ce jour elles se sentiront Blanche-Neige, peu importe leur physique.&lt;br /&gt;Je précise tout de même au passage que mon approche personnelle de la beauté féminine ou masculine rassemble également plusieurs critères très subjectifs et aléatoires n’ayant rien à voir avec les standards du genre, qui se rapprochent davantage des termes « charme » ou « charisme », et que je suis plus attentive à ce que dégage une personne, ses gestes, sa façon de marcher ou de parler qu’à ses attributs physiques.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Et vous, qu’est-ce qui vous fait craquer ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116285968288080614?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116285968288080614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116285968288080614' title='36 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116285968288080614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116285968288080614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/11/miroir-mon-beau-miroir.html' title='Miroir, mon beau miroir'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>36</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116242077892199992</id><published>2006-11-01T23:31:00.000+01:00</published><updated>2006-11-01T23:39:39.010+01:00</updated><title type='text'>C'est arrivé près de chez vous</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/cambriolage.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 202px; CURSOR: hand; HEIGHT: 157px" height="158" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/320/cambriolage.0.jpg" width="194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;Les anniversaires se suivent et ne se ressemblent pas.&lt;br /&gt;Il en est un autre aujourd’hui à marquer d’une pierre noire, celui d’un événement dont le souvenir me hante encore trop souvent un an après, ce genre de truc qui n’arrive qu’aux autres, jusqu’à y être soi-même confronté.&lt;br /&gt;Nous étions partis en famille en ce long week-end de Toussaint souffler la première bougie de mon fils dans mes Vosges natales.&lt;br /&gt;Nous terminions de déjeuner chez son parrain, et je ne sais même plus si nous avons eu le temps de goûter au gâteau, la suite est allée si vite…&lt;br /&gt;Tout se déroulait à merveille, jusqu’à ce fameux coup de fil.&lt;br /&gt;« Allo Madame CarrieB ? Oui, gendarmerie de Playmoville, nous sommes chez vous ».&lt;br /&gt;Tout se bouscule dans ma tête. Chez moi ? Que font-ils chez moi ?&lt;br /&gt;Mon visage se décompose au fur et à mesure qu’en quelques dixièmes de secondes mon cerveau fait le tour des options possibles pour n’en retenir que deux : incendie ou cambriolage, mon Dieu.&lt;br /&gt;Ou alors ils ont testé et réussi un procédé révolutionnaire de téléportation et sont arrivés là par accident mais ça paraît moins plausible.&lt;br /&gt;Et comment les gendarmes ont-ils trouvé mon numéro de portable ?&lt;br /&gt;Je ne l’affiche pourtant pas sur ma boîte aux lettres et la plupart des voisins ne l’ont pas, les seuls à l’avoir sont eux aussi partis en week-end.&lt;br /&gt;Je voudrais demander, questionner, savoir, mais aucun son ne sort de ma bouche : la peur d’entendre la suite et que mes soupçons soient confirmés me paralyse.&lt;br /&gt;Et le couperet tombe : « Votre maison a été visitée ». Ah. Visitée.&lt;br /&gt;Donc des gens sont entrés, ont fait le tour du propriétaire, admiré les tableaux et la déco, et sont repartis gentiment c’est ça ?&lt;br /&gt;Non non ça n’est pas ça.&lt;br /&gt;Et les gendarmes de me dire que mes « visiteurs » ont retourné la maison, démonté la serrure au pied de biche, mais que c’est moindre mal : a priori ils n’ont pas pu emporter grand chose.&lt;br /&gt;Ils me disent aussi qu’après avoir fait leur paperasse d’usage ils s’en vont, laissant ma maison vide et ouverte sans remords, et qu’ils ont trouvé mon numéro de téléphone en fouillant dans mon carnet répertoire. Ils n’ont qu’à faire comme chez eux et se servir une bière aussi, tiens.&lt;br /&gt;Ce sont les voisins d’en face qui ont donné l’alerte, alors que la porte d’entrée s’était ouverte en grand suite à un coup de vent. Avec les volets fermés ça ne collait pas.&lt;br /&gt;Branle-bas de combat, retour chez mes parents pour plier bagages, appel de l’assurance, des voisins partis en week-end (histoire de les affoler pour rien), d’un serrurier-express et d’une amie pour aller l’attendre.&lt;br /&gt;Les 500 km du retour sont un calvaire, entre s’imaginer le pire et tenter de l’expliquer à ma fille (oui parce que mon fils, pour le coup, il s’en moque un peu à un an), tout en dédramatisant mais en n’arrivant pas à dissimuler mon désespoir et ma peur.&lt;br /&gt;Arrivée à la maison, les enfants restent dans la voiture.&lt;br /&gt;Etat des lieux rapide, prise de clichés, et surtout remise en ordre des chambres des enfants : il faut qu’ils pensent qu’ils ont été épargnés, ce qui n’est pas le cas.&lt;br /&gt;Visuellement c’est un désastre, tous les placards ont été vidés, les armoires de vêtements saccagées, les portes marquées au crayon et des bouteilles d’alcool entamées traînent sur le sol.&lt;br /&gt;Ma fille rentre et, bien qu’endormie à moitié, vomit sur le sol du salon.&lt;br /&gt;Une fois les enfants couchés et les draps des lits changés, la nuit est consacrée au rangement intégral et à la liste approximative des objets volés.&lt;br /&gt;Ce sont sans doute des jeunes : ils ont pris les sacs de sport et les ont chargés de tout ce qu’ils pouvaient, du lecteur DVD à la collection de DVD ou aux vêtements et baskets de marque, mais peu importe, les choses matérielles sont sans importance.&lt;br /&gt;Ce qui fait vraiment mal, c’est de savoir avec quelle facilité des inconnus ont pénétré notre intimité, et ce n’est pas un vain mot car c’est dans ma chambre qu’ils se sont attardés, cherchant sans doute de l’argent liquide que je n’ai pas sous une pile de vêtement ou sous le matelas.&lt;br /&gt;Ce qui fait vraiment mal, c’est de voir qu’ils se sont amusés avec mes sous-vêtements et qu’ils en ont dispersé dans toutes les pièces.&lt;br /&gt;Ce qui fait vraiment mal, c’est qu’ils aient pu voir les photos familiales et nous croiser dans la rue comme si de rien n’était.&lt;br /&gt;Ce qui fait vraiment mal, c’est qu’ils se soient éclairés à la bougie et l’aient jetée sur le tas de vêtements en sortant par la fenêtre de la chambre.&lt;br /&gt;Une chance dans mon malheur que ça n’ait pas pris feu.&lt;br /&gt;Ce qui fait vraiment mal, c’est de savoir que, malgré le témoignage et la description d’un autre voisin qui les a croisés en rentrant du travail, et malgré les empreintes digitales relevées sur les bouteilles, un gendarme m’a dit « ne vous faites pas trop d’illusions », et j’ai bien compris par son regard entendu qu’il ne les chercherait même pas.&lt;br /&gt;Ce qui fait vraiment mal enfin, ce sont les cauchemars de ma fille pendant plusieurs mois, la peur qu’ils reviennent chercher le reste, le stress des départs en week-ends ultérieurs et mon angoisse au moindre bruit suspect.&lt;br /&gt;Ce qui fait vraiment mal, c’est la bêtise humaine.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116242077892199992?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116242077892199992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116242077892199992' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116242077892199992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116242077892199992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/11/cest-arriv-prs-de-chez-vous.html' title='C&apos;est arrivé près de chez vous'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116193300611291378</id><published>2006-10-27T08:35:00.000+02:00</published><updated>2006-10-27T15:03:13.336+02:00</updated><title type='text'>Dieu du stade 2026</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/dieux%20stade.1.jpg"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/200/dieux%20stade.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Tu ne connais pas la peur, et elle ne cherche pas à te rencontrer.&lt;br /&gt;Elle vient plutôt me voir lorsque tu te joues de l’espace et accumule les cascades.&lt;br /&gt;Comme celle, inoubliable, il y a quelques mois, traumatisme crânien à la clé.&lt;br /&gt;Tu te relèves et me souris, viens te blottir contre moi en attendant le baiser qui soigne tous les maux, avec une incroyable sérénité.&lt;br /&gt;Et tu repars de plus belle, risquer ton corps et mon cœur de maman à chaque instant.&lt;br /&gt;Tu es gourmand de vie, tu veux tout essayer, de l’oignon cru croqué à mes talons aiguille.&lt;br /&gt;Tu joues la comédie, transpires les émotions par tous les pores de ta peau si douce.&lt;br /&gt;Chaque sentiment est à l’extrême, de la colère où tu jettes tout à terre à la joie où tu sautilles en lâchant des « Youpiiiii », de la tendresse de tes longs câlins aux lourds sanglots de tes déceptions.&lt;br /&gt;Tu sais me faire rire comme personne lorsque l’humeur n’est pas au rose, ton visage élastique m’invente des grimaces qui te font hurler aux éclats quand je te les montre dans une glace.&lt;br /&gt;Tu as ce don de te faire aimer de tous, même en faisant les pires bêtises : un sourire de toi suffit à effacer le marqueur sur ton pull et tout ce que tu peux casser par ton manque total de délicatesse !&lt;br /&gt;Tu veux brûler les étapes et agir comme les grands, comme ton icône de sœur que tu admires tant.&lt;br /&gt;Tu connais sa fragilité et cherche déjà à la protéger.&lt;br /&gt;Indépendant, comme elle, tu sais aussi mener avec une facilité déconcertante tes camarades petits et grands.&lt;br /&gt;Tes épaules larges et ta taille suffisent à les convaincre, petit caïd tout de muscle qui cherche déjà la bagarre.&lt;br /&gt;Un froncement de sourcils et ton regard bleu acier décourage l’enfant qui en veut au jouet maintenu fermement dans ta petite main.&lt;br /&gt;Tu veux apprendre, comprendre, tu répètes et enregistres, lis, regardes, demandes, pour assouvir ta soif.&lt;br /&gt;Tu t’exprimes déjà de phrases construites et intelligibles, comme peu d’enfants à ton âge, et impressionne notre entourage par cette élocution.&lt;br /&gt;Tu sais ce que tu veux, sans doute un peu trop, et je dois trop souvent te rappeler qu’il n’en est pas ainsi.&lt;br /&gt;Tu as pour moi cet amour des garçons pour leur mère, cette adoration mystérieuse de la première femme de ta vie que tu n’aimes pas partager.&lt;br /&gt;Tu marques tes préférences , et, vis-à-vis des gens, au lieu de sourire à la volée, refuses tout net un baiser à l’un ou réclame la présence de l’autre.&lt;br /&gt;Tu braves l’autorité autant que tu la cherches, tu testes les limites et acceptes les sanctions, mais a du mal à tirer des leçons de tes erreurs passées.&lt;br /&gt;Tu joues tout en bruitages et mises en situation, mimes les scènes de la vie d’adulte du haut de ton presque mètre.&lt;br /&gt;Tu ressembles tant à ton papa, et il se retrouve tant en toi.&lt;br /&gt;Nos différences nous rapprochent et m’apprennent à devenir meilleure.&lt;br /&gt;Tu es mon petit homme, preux chevalier à l’armure encore poreuse, et je t’aime.&lt;br /&gt;Tu ne souffles que deux bougies aujourd’hui et tu es déjà tout ça et tellement plus encore.&lt;br /&gt;Tu souffles tes deux bougies et déjà tu repars, en quête d’aventures, en conquête de ta vie.&lt;br /&gt;Et grâce aux &lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Si"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;leçons de tes ancêtres&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;…tu seras un homme mon fils. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116193300611291378?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116193300611291378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116193300611291378' title='28 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116193300611291378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116193300611291378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/10/dieu-du-stade-2026.html' title='Dieu du stade 2026'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>28</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116164525237580003</id><published>2006-10-24T00:46:00.000+02:00</published><updated>2006-10-25T19:15:30.733+02:00</updated><title type='text'>Quand chaîne sait pas quoi dire...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/enchain??e2.jpg"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="139" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/320/enchain%3F%3Fe2.jpg" width="184" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Sur l’invitation de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://amuse1.blogspot.com/"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Muse&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;, je me reprends au jeu des questions, parce que notre monde, mon monde et le vôtre manquent de légèreté ces derniers temps…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;« Cette fois, c’est sûr : la matière noire, cette substance égale à 25% de la masse de l’univers, existe. Des astrophysiciens en ont la preuve. »&lt;br /&gt;Bon d’accord c’est pas un vraiment un livre, mais un magazine (Science et Vie – Octobre 2006), mais il était à portée de main (il a juste fallu que je fasse un sprint jusqu’au buraliste du coin, que je jette des cailloux contre le rideau de fer pour que quelqu’un m’ouvre à une heure si tardive et que je prétende que la vie de quelqu’un dépendait d’une découverte liée au gène PDE4D révélée page 36 : qu’est-ce qu’il faut pas faire pour paraître intelligente…)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Allez, je me lance, et certains savent à quel point le temps est mon ennemi…21 heures ? (ben oui j’ai couché les enfants y a pas longtemps et il fait noir dehors, déduction logique)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Vérifiez !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;21h19 (trop forte, je devrais peut-être me recycler en horloge parlante ou me lancer dans la voyance)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Que portez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Nuisette en satin.&lt;br /&gt;De toutes façons je pourrais bien être en robe de chambre en pilou avec des bigoudis sur la tête que vous n’y verriez que du feu, ça a du bon le virtuel…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Mes enfants avant de s’endormir. Et puis mes jambes oubliées de l’épilateur cette semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;La télé en bruit de fond, un épisode de Prison Break en version québécoise, ça vaut le détour ( j’adore les versions canadiennes où chaque mot ou nom en anglais est prononcé à l’américaine et le reste du texte en français presque sans accent : « Hey, Mac Conn’l, tâche de dire à ma blonde que je lui ferai des becs dès que je sors de ce merdier de pancake, tabernacle »)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;7) Quand vous êtes sorti(e) la dernière fois, qu'avez-vous fait ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;C’était pour partir travailler ce matin, rien d’exceptionnel en soi, sauf si j’étais agent secret ou super-héroïne ou même juste présentatrice du JT.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;8) Avez-vous rêvé cette nuit ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;J’ai fait des cauchemars atroces, horribles, qui ont fait que je me suis réveillée ce matin toute retournée et vraiment mal à l’aise, si vous saviez…mais je ne me rappelle plus de rien, mais alors de rien.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;9) Quand avez-vous ri la dernière fois?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Euh , là ça fait un petit moment, au moins une semaine (au pays de Carrie, comme dans tous les pays, on s’amuse on pleure on rit, il y a des méchants et des gentils…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;10) Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Grande pièce, grands murs, donc lithos de Dali, images d’Antonio Gacia, pendule colorée motif tortue, bâton de pluie, chapeau cantonnais, tapis style africain, cadre artisanal en branchages et 3 photos de mes enfants.&lt;br /&gt;Et parce que mon premier questionnaire m’a permis de rencontrer Antonio alors que je parlais d’une de ses œuvres (j’en reparlerai prochainement), je rajouterais « une photo de George Clooney dans le plus simple appareil», même si c’est pas vrai.&lt;br /&gt;On ne sait jamais, sur un malentendu il pourrait tomber sur mon blog en faisant une recherche sur google.&lt;br /&gt;I love you George and if you do so baby, send me an e-mail.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Une baguette pas trop cuite, comme tous les matins.&lt;br /&gt;Bon, après le petit déj. j’irais sans doute dans une agence de voyages me préparer un petit tour du monde (quoi, je peux très bien faire l’école à mes enfants, et puis m’embêtez pas avec vos questions pratiques, d’abord j’ai autant de chances que ça m’arrive que de recevoir un mail de George)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;« De battre mon cœur s’est arrêté », sur les conseils d’un ami avisé.&lt;br /&gt;J’ai découvert Romain Duris et son interprétation magistrale, et puis aussi qu’on pouvait fumer un nombre incroyalculable (joli mot, hein ?) de cigarettes en un minimum de temps dans un film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Le sac à main d’une de mes collègues.&lt;br /&gt;Je ne savais pas qu’on avait le droit de vendre des trucs pareils, et j’ai même du mal à le décrire : base polochon informe noire ornée de plusieurs rangées de volants multicolores à paillettes dorées et argentées mais en beaucoup plus moche encore, le genre de truc qui va avec tout puisqu’il ne va avec rien.&lt;br /&gt;Je lui ai demandé de le mettre par terre parce que sa vision sur le bureau m’empêchait de me concentrer sur autre chose.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Il est divertissant (on s’amuse comme on peut), ne donne pas mal à la tête (en tous cas pas à moi) et se mange sans faim (comme les Doubitchous de Sofia)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;15) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Je suis une dangereuse psychopathe responsable de crimes immondes jamais élucidés.&lt;br /&gt;Non, parce que je suis bonne princesse et que j’ai envie de vous faire sourire, mon troisième prénom c’est Roberte, et que le peuple s’amuse…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Une deuxième alors ? Stella sans doute, ou alors Mauricette, le choix est difficile (personne ne s’appelle Stella au moins ?)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Un deuxième alors ? Non, un garçon c’est déjà très bien merci, surtout qu’il en vaut au moins 2 à lui seul !&lt;br /&gt;Je passe mon tour.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Oui. Et puis finalement non.&lt;br /&gt;Ca me fait penser à ma coiffeuse (permettez que je digresse), qui la dernière fois m’a dit très sérieusement qu’elle aimerait aller vivre en Italie, mais que comme elle ne sait pas à quoi ça ressemble et qu’elle ne parle pas un mot d’italien ça risque d’être difficile (et là évidemment j’ai éclaté de rire).&lt;br /&gt;C’était juste avant qu’elle me dise tout aussi calmement qu’elle avait rêvé qu’elle accouchait d’un poney, avec force détails (et là je lui ai laissé un bon pourboire pour m’avoir fait hurler de rire un vendredi matin)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;« Je n’attendais que toi », ou « tu t’es trompée de porte ! », ou encore « On a mis des bières au frais » ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Le monde.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;21) Aimez-vous danser ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Demandez à un poisson s’il aime nager ou à un Gypsy King s’il aime jouer de la guitare…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22) Georges Bush ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Toi-même&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;&lt;em&gt;Ben un épisode de Prison break, y en a qui ne suivent pas vous voyez…&lt;br /&gt;Enfin c’est surtout le générique qui est fort, et puis c’est pas humain d’enfermer de si beaux jeunes hommes dans des prisons même pas mixtes.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Alors, j’ordonne à tous ceux qui le souhaitent de se faire plaisir en répondant à ce questionnaire que, nous en conviendrons, nous pouvons qualifier de passionnant, voire transcendantal. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116164525237580003?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116164525237580003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116164525237580003' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116164525237580003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116164525237580003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/10/quand-chane-sait-pas-quoi-dire.html' title='Quand chaîne sait pas quoi dire...'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-116094587886972734</id><published>2006-10-15T22:50:00.000+02:00</published><updated>2006-10-15T22:59:39.400+02:00</updated><title type='text'>Dreamin'</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/Corbis/DGT082/42-15193345.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 174px; CURSOR: hand; HEIGHT: 160px" height="258" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/Corbis/DGT082/42-15193345.jpg" width="174" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J’ai rêvé que je fêtais mes 30 automnes.&lt;br /&gt;J’ai rêvé que j’avais un entourage formidable qui avait tout fait pour me rendre ce moment inoubliable.&lt;br /&gt;J’ai rêvé d’une rencontre magique dans un endroit féérique, d’images familières et d’un portrait de moi.&lt;br /&gt;D’un arbre de paix, hommage à la sérénité attendue, accompagné de mots d’amitié du bout du monde.&lt;br /&gt;De lectures passionnantes, d’une machine à films souvenirs et d’un outil d’écriture aussi performant que beau.&lt;br /&gt;De chocolats raffinés et de fines bulles de champagne en leitmotiv des festivités.&lt;br /&gt;De larmes d’émotion et de preuves d’amour.&lt;br /&gt;De restaurants où savourer les plats, les échanges et les rires.&lt;br /&gt;De secrets bien gardés et de surprises qui font leur effet.&lt;br /&gt;De retrouvailles émouvantes dans un hall de gare sous la pluie.&lt;br /&gt;De rires d’enfants chers à mon cœur et de la chaleur des repas mitonnés par maman.&lt;br /&gt;D’une amie fantastique et généreuse qui en accueille d’autres sans même les connaître et offre une soirée mémorable dans ses moindres détails.&lt;br /&gt;D’un cahier illustré, clin d’œil à nos 10 années d’amitié sans ombre.&lt;br /&gt;D’une petite boîte à musiques préférées qui tient dans le creux de ma main et de cadeaux fous rires.&lt;br /&gt;De gâteaux aussi beaux que bons, de bougies soufflées, et de chants d’inconnus.&lt;br /&gt;D’un bijou au sens si particulier que je garde à mon cou comme une pensée pour elle.&lt;br /&gt;D’un invité surprise caché derrière une porte, de devinettes étranges me menant à ce retour inattendu au temps de mes 15 ans.&lt;br /&gt;Des dessins de ma fille, ses mots qui ignorent les ans, les câlins de mon fils et ses baisers humides.&lt;br /&gt;D’encens et de bougies aux senteurs gourmandes, d’un tableau des visages qui me sont les plus chers.&lt;br /&gt;De discussions à cœur ouvert et d’ « au revoir » déchirants.&lt;br /&gt;De danse jusqu’au bout de la nuit et de temps qui suspend son vol un moment.&lt;br /&gt;De cadeaux sensations, parapente et bobsleigh, pour aller jusqu’au bout de moi-même, entre ciel et terre.&lt;br /&gt;De bonnes bouteilles de vin, d’un pêle-mêle de photos de fêtes et d’amitiés dans ma région d’adoption.&lt;br /&gt;De souhaits de tous ces invisibles qui n’ont jamais été si réels.&lt;br /&gt;D’yeux qui pétillent, de sourires, de rires, de sincérité, de simplicité, de complicité, d’amour, d’amitié, de promesses et de joie.&lt;br /&gt;J’ai rêvé de tout ça, et je n’ai pas voulu me réveiller…&lt;br /&gt;Merci à tous et à toutes d’avoir fait de cet anniversaire le plus beau de ma vie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-116094587886972734?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/116094587886972734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=116094587886972734' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116094587886972734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/116094587886972734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/10/dreamin.html' title='Dreamin&apos;'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115995756311156263</id><published>2006-10-04T12:21:00.000+02:00</published><updated>2006-10-04T12:28:53.943+02:00</updated><title type='text'>Ce 4 octobre là...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/1976.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 184px; CURSOR: hand; HEIGHT: 194px" height="214" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/320/1976.jpg" width="123" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;Une petite chanson pour l'occasion, vous connaissez tous la musique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année là&lt;br /&gt;Je criais pour la première fois&lt;br /&gt;Les blogueurs ne me connaissaient pas&lt;br /&gt;Quelle année cette année là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année là&lt;br /&gt;Le concorde venait d’ouvrir ses ailes&lt;br /&gt;Le football découvrait Saint-Etienne&lt;br /&gt;Et le public aimait ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà la canicule du siècle s’abattait sur la France&lt;br /&gt;Et Oshima signe une première avec l’Empire des Sens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année là&lt;br /&gt;Le changement d’heure atteint l’été, l’hiver&lt;br /&gt;L’Amérique élit Jimmy Carter&lt;br /&gt;Plus j’y pense et moins j’oublie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j’ai ouvert mes yeux à la lueur du jour&lt;br /&gt;Et découvert ce monde de guerres, de folie et d’amour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année là&lt;br /&gt;Tautou, Delerm, Anaïs et Vieira&lt;br /&gt;Font leurs premières risettes comme moi&lt;br /&gt;Quelle année cette année là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là qu’on a dit adieu à Jean Gabin, le déserteur&lt;br /&gt;Tandis que « Love to love you » chantait la Summer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année là&lt;br /&gt;Mao meurt et le loto s’installe&lt;br /&gt;On croyait qu’on serait riches pour 10 balles&lt;br /&gt;Quelle année cette année là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était hier mais aujourd’hui rien n’a changé&lt;br /&gt;C’est la même âme qui aujourd’hui fête ses 30 années&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C‘était l’année soixante seize&lt;br /&gt;C‘était l’année soixante seize&lt;br /&gt;C‘était l’année soixante seize&lt;br /&gt;C‘était l’année soixante seize... &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115995756311156263?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115995756311156263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115995756311156263' title='43 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115995756311156263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115995756311156263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/10/ce-4-octobre-l.html' title='Ce 4 octobre là...'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>43</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115966100401418178</id><published>2006-10-01T01:20:00.000+02:00</published><updated>2006-10-01T02:10:02.123+02:00</updated><title type='text'>Trois soeurs</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/3soeurs$.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 144px; CURSOR: hand; HEIGHT: 187px" height="258" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/320/3soeurs%24.jpg" width="174" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993300;"&gt;Un article, trois portraits croisés, 6 mains qui écrivent, plusieurs yeux qui lisent, beaucoup de sentiments. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#993300;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;De nos coins de planète respectifs nous voilà réunies comme autrefois, chacune ayant écrit avec son cœur, ses émotions, ses souvenirs, sur l’autre qui découvre ses mots…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu es arrivée comme ça, par hasard.&lt;br /&gt;On ne s’y attendait pas vraiment et, du coup, tu m’as, d’emblée, placée à la tête d’une fratrie dont il fallait que je sois absolument l’exemple.&lt;br /&gt;Je me rappelle d’une petite blonde, toute frisottée avec de grands yeux bleus qui faisaient craquer tous ceux qu’elle croisait.&lt;br /&gt;On aurait pu partager des tas de trucs de filles, mais hélas, j’étais un garçon manqué...&lt;br /&gt;J’aurais pu être ton "chaperon"’ lors de nos sorties, mais hélas, éloignement oblige, CarrieB a du prendre le relais.&lt;br /&gt;Complices de toujours, vous me tendiez régulièrement des pièges qui m’ont parfois valu de passer de très mauvaises soirées en tête à tête avec nos parents.&lt;br /&gt;Tu t’amusais : c’était de ton âge, et tu me relatais régulièrement les bêtises et les nombreux sévices que tu infligeais à ceux qui ne partageaient pas ton point de vue.&lt;br /&gt;Bonne élève, étudiante assidue, nos parents n’ont jamais eu quoi que ce soit à redire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adolescente, tu n’as jamais fait de vagues, jusqu’au jour fatidique où j’ai bien failli te perdre… jeune permis, une voiture, un virage, un arbre … et, au final, plus de peur que de mal, fort heureusement.&lt;br /&gt;Et puis, un jour pas fait comme un autre, ton existence a pris un nouveau tournant : tu rencontres ton prince charmant.&lt;br /&gt;Tu prends la décision la plus importante de ta vie et décide de t’envoler vers d’autres cieux en laissant famille et amis sur place.&lt;br /&gt;Tu accomplis le rêve de chacun d’entre nous à force de volonté et d’obstination.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je suis encore admirative et très fière de la jeune femme que tu es devenue : la petite bouille blonde a réussi à s’imposer et à se faire apprécier de tous.&lt;br /&gt;Le dernier mousquetaire est devenu un exemple.&lt;br /&gt;On a souvent croisé le fer toutes les trois mais, quoi qu’il arrive, nous serons toujours solidaires.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Avide de découvrir la vie et ses richesses tu coches activement les cases de ta liste des 100 choses à vivre avant que toi et tes dents ne dormiez plus ensemble.&lt;br /&gt;Coquette et intrépide, si tu dois sauter en parachute ça sera avec des vêtements assortis et un ricil impeccable.&lt;br /&gt;Mais la jouissance de ces divertissements périlleux dont tu es partisane a des limites car quelques traits obsessionnels enveniment malgré toi ton esprit aventureux.&lt;br /&gt;Victime d’un esclavage robotique, le summum de la folie c’est pas de te rouler nue dans la neige ou encore de te percer la peau.&lt;br /&gt;C’est faire la guerre à ton aspirateur, porter les mêmes habits 3 jours d’affilée et ne pas classer tes vêtements par pile de couleurs.&lt;br /&gt;S’ils avaient des noms, ils seraient probablement rangés par ordre alphabétique dans ton armoire.&lt;br /&gt;Quand même les chaussettes de la garde-robe connaissent la chaude caresse du fer à repasser on peut bien parler d’obsession maladive, de perfectionnisme.&lt;br /&gt;Prévoyante et consciencieuse, tu fais partie de ceux qui vont au garage avant l'accident, chez le dentiste avant la rage de dent, tes enfants ne partiront pas à l'école sans un mouchoir en poche ou sans un goûter dans le sac.&lt;br /&gt;Une journée planifiée qui ne se passe pas comme prévu te rendra aisément anxieuse.&lt;br /&gt;Du rouge à lèvres sur les dents ou une épice oubliée dans le gratin de la veille te met dans le même état de panique qu’un dossier non bouclé rendu en retard.&lt;br /&gt;Ton cauchemar c'est partir au boulot en chaussons pas maquillée dans une voiture qui tombe en panne à mi-chemin sans téléphone portable.&lt;br /&gt;Tes glandes lacrymales ont la gâchette sensible et te trahissent cruellement dans ces moments d'incertitudes.&lt;br /&gt;Ton enthousiasme, ton esprit créatif et ton talent s'ajoutent à ton sourire rayonnant et constituent les ingrédients vitaux pour atteindre tes objectifs.&lt;br /&gt;Généreuse, spontanée et légèrement impulsive, l'originalité d'un sac à main sait te faire tourner la tête.&lt;br /&gt;En plus d'être le Zapatta de la famille, douée pour l'improvisation et amuser la galerie tu as l'art de jongler avec les mots, de dompter les expressions et tu nous comble de tes acrobaties syntaxiques.&lt;br /&gt;Ambitieuse raisonnable à tendance hyperactive, tu passes une partie de ton temps à vouloir être là où tu n'as pas le temps d'être. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« De 4 ans mon aînée, c’est tout naturellement que je t’ai prise en exemple pendant mes jeunes années.&lt;br /&gt;Sérieuse et plutôt introvertie, à l’inverse de mes loufoqueries quotidiennes, tu me traînais pourtant dans bien des premières fois, parfois de ton plein gré mais plus souvent contrainte et forcée !&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, tu m’as acceptée dans ce monde de « grands » qui n’était pas le mien.&lt;br /&gt;J’étais fière d’être à tes côtés, fière d’être ta petite sœur, de partager, de m’identifier, d’imiter.&lt;br /&gt;Tu traçais le chemin et je te suivais les yeux fermés, sourire aux lèvres, cheveux aux vent.&lt;br /&gt;Premiers jeux, premières sorties, premiers émois, premières bêtises, nous sommes allées jusqu’à commettre la même étrange erreur de choix dans nos vies personnelles par la suite.&lt;br /&gt;Notre vie amoureuse était souvent synchronisée, mais nous ne nous sommes jamais battues le même garçon.&lt;br /&gt;Tu les aimais grands, mystérieux, doux et rassurants, quand je les cherchais originaux, drôles et passionnés.&lt;br /&gt;Nous discutions longuement, écoutions la même musique, mais finissions toujours par nous chamailler et moi par regagner ma chambre par des chemins glissants.&lt;br /&gt;Mais inlassablement je revenais, incapable de t’en vouloir, incapable d’être loin de toi.&lt;br /&gt;Tu pleurais sur les photos, collectionnais papiers de chewing gums et paquets de cigarettes vides, t’extasiais devant des dinosaures et je ne te comprenais pas.&lt;br /&gt;Tu cachais ton corps sous des vêtements masculins et sombres et je ne te comprenais pas.&lt;br /&gt;Tu m’as témoigné ta confiance, promue marraine d’un déjà trop grand garçon, et tata d’une chipie aux grands yeux ébahis et là je t’ai compris.&lt;br /&gt;Tu veux voir le verre à moitié plein là où je ne le vois qu’à peine rempli, tu mets un point d’honneur à vivre tes espoirs jusqu’au bout et ne pas décider tant que tu n’es pas sûre.&lt;br /&gt;Nos caractères, que tout a toujours opposé, se sont ainsi accommodés et complétés, même si j’aurais tendance à vouloir inverser les rôles et te protéger à ma manière, pas toujours la plus habile, souvent tourmentée de ne pas pouvoir te donner cette force qui parfois te manque… »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993300;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993300;"&gt;A mes sœurs, avec tout mon amour&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115966100401418178?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115966100401418178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115966100401418178' title='23 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115966100401418178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115966100401418178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/10/trois-soeurs.html' title='Trois soeurs'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>23</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115922094980143636</id><published>2006-09-25T23:41:00.000+02:00</published><updated>2006-09-25T23:54:39.076+02:00</updated><title type='text'>J moins pas beaucoup : l'heure des bilans</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/1600/CarrieB.2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6954/2203/200/CarrieB.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En ce moment je mets des mots sur ma vie.&lt;br /&gt;Je passe en revue les évènements qui l’ont marquée, les épreuves, les bonheurs, les doutes et les décisions.&lt;br /&gt;Je me pose et regarde ces bientôt trente années qui sont derrière moi et à quoi l’on ne peut plus rien changer.&lt;br /&gt;Je regarde le chemin parcouru depuis ces premiers pas et m’asseois sur un banc pour reprendre mon souffle.&lt;br /&gt;Je cherche les mots justes, ceux qui traduisent intimement mes sentiments, mes émotions, avec les pas de recul que je fais avec peine pour m’éloigner de moi-même et mieux me retrouver.&lt;br /&gt;Ces mots me coûtent, ces mots qui me dévoilent et trahissent mes faiblesses, celles que je travaille tant à dissimuler.&lt;br /&gt;Je les écris les uns après les autres en en pesant tout le poids, je les arrache à mon passé pour les coller sur le papier.&lt;br /&gt;Je fouille dans le moindre recoin de mon esprit, les endroits lumineux et les mansardes obscures, j’ouvre des portes depuis longtemps scellées et dépoussière les souvenirs enfouis sous la vie.&lt;br /&gt;Et j’aligne ces mots, je les structure, je les ordonne, pour leur donner un sens, celui de mon vécu, puzzle inachevé aux couleurs de l’automne.&lt;br /&gt;Assembler le rouge des colères au vert des jours d’espoir, le jaune des grands bonheurs au marron-déception et à l’orange des constructions, des grands chantiers de ma vie.&lt;br /&gt;Les leçons du passé sont soigneusement listées, les échecs et erreurs reconnus et expliqués, et il en est de même pour les réussites et les victoires, grandes ou petites.&lt;br /&gt;Je regarde en face ce nombril longtemps relégué au dernier plan, point physique et symbolique de rencontre entre mon ascendance et ma descendance, ce cadeau de la vie que j’ai rendu en double.&lt;br /&gt;L’œuvre est finalisée, et tous les mots rassemblés au prix de cette lutte intérieure figurent sur ces pages alignées sur la table.&lt;br /&gt;Je les regarde de long en large, et je pleure.&lt;br /&gt;Je pleure ces flots de larmes trop longtemps contenus, je pleure devant cette vie construite de bric et de broc, sans queue ni tête, ce chemin compliqué qui me ressemble tant.&lt;br /&gt;Je pleure de soulagement, d’apaisement, et de joie aussi.&lt;br /&gt;Celle d’être toujours restée moi-même, d’avoir su relever la tête et me battre, d’avoir trouvé le courage d’avancer dans ma quête de sérénité sans y laisser ma fierté et sans trop blesser au passage.&lt;br /&gt;Je pleure de ces larmes qui créent les océans, de celles pleines d’espoir et d’envies de continuer ma route en me connaissant mieux et en affinant mes choix au crible de mes aspirations les plus profondes.&lt;br /&gt;Je respire, je vis, je souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« L’écriture est un exercice spirituel. Elle aide à devenir libre. »&lt;br /&gt;Jean Rouaud&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115922094980143636?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115922094980143636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115922094980143636' title='32 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115922094980143636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115922094980143636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/09/j-moins-pas-beaucoup-lheure-des-bilans.html' title='J moins pas beaucoup : l&apos;heure des bilans'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>32</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115836119877797613</id><published>2006-09-16T00:54:00.000+02:00</published><updated>2006-09-16T01:05:05.766+02:00</updated><title type='text'>Aux origines du commencement</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/GSH/GSH130/GS020013.jpg"&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 185px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/GSH/GSH130/GS020013.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;J’traînais pas les pieds ni les guiboles, j’ai toujours aimé l’école.&lt;br /&gt;Je m’y suis accrochée tant que j’ai pu, c’était une belle histoire d’amour, que les hasards de la vie m’ont fait interrompre brutalement, et trop prématurément : une relation au goût amer d’inachevé, que chaque rentrée des classes me remémore douloureusement.&lt;br /&gt;La veille de ce jour béni où j’allais mettre mes vêtements tous neufs et mes chaussures juste sorties de la boîte, je ne tenais pas en place et dormais rarement.&lt;br /&gt;Tout était prêt, livres d’occasion, cahiers immaculés, stylo plume affûté et agenda soigneusement customisé maison.&lt;br /&gt;Ca embaumait le cuir, celui des chaussures neuves et celui du cartable ciré.&lt;br /&gt;L’automne vosgien était déjà là, la pluie aussi, et les vacances à la mer paraissaient bien lointaines. « Un temps de rentrée », comme on dit chez nous.&lt;br /&gt;Les deux mois de congés partagés avec les gamins du voisinage s’étaient éternisés, et l’envie de voir ou revoir d’autres visages, d’apprendre de nouvelles choses, n’en était que plus forte.&lt;br /&gt;Ma soif de connaissances était intarissable, et j’en arrivais à apprendre tout et n’importe quoi, juste pour l’apaiser un peu : les mots étranges du dictionnaire, les capitales des pays d’Afrique…&lt;br /&gt;La reprise c’était le début de nouvelles aventures, de nouvelles amitiés, découvertes, matières.&lt;br /&gt;J’étais de nature assez dissipée, la boute-en-train de la classe, mais paradoxalement l’une des plus studieuses, au grand désespoir de certains.&lt;br /&gt;Lorsque par bonheur je tombais sur un professeur, un instituteur, passionné par son métier, le plaisir n’en était que plus grand et je savais m'assagir.&lt;br /&gt;Comment convaincre, enseigner et transmettre quand on n’est pas persuadé soi-même de ses dires ?&lt;br /&gt;Ce ne fut pas le cas de cet instituteur de cours moyen, qui distillait l’humour dans chacun de ses cours, ni celui de ce petit bout de femme qui m’a fait découvrir en 6ème la langue de Shakespeare par des chansons de Simon and Garfunkel.&lt;br /&gt;Pas le cas non plus de ce professeur de français et cet autre de philosophie à l’époque du lycée.&lt;br /&gt;Mon désir d’écriture déjà latent s’est vu pousser des ailes, et mes lectures se sont ouvertes à de nouveaux horizons.&lt;br /&gt;Je buvais littéralement leurs paroles, m’abreuvais de leur savoir sans en laisser filer la moindre goutte.&lt;br /&gt;J’étais la première devant la porte, même si je n’intervenais que rarement dans leurs cours.&lt;br /&gt;Juste pour être sûre d’être en bonne place pour assister au spectacle&lt;br /&gt;Ils n’avaient pas de notes, pas de pense-bête, juste leur cœur et l’étincelle dans leurs yeux.&lt;br /&gt;En un quart de seconde ils savaient transporter l’auditoire, même le plus récalcitrant, dans leur monde fait de lettres, d’histoires d’amour et de mort, de mythes et de réalités tragiques.&lt;br /&gt;Regardant tour à tour dans le vide, scrutant la salle ou prenant soudainement à partie un élève, ils interprétaient le rôle de leur vie dans chacun de leurs récits.&lt;br /&gt;Ils prônaient l’ouverture d’esprit, la curiosité sous toutes ses formes, et surtout l’expression.&lt;br /&gt;Expression des sentiments, des avis, des doutes, des certitudes, des idées, par la parole ou par l’écrit…aux origines du commencement de mon envie d’écrire, de textes griffonnés sur tout et rien, de poèmes, plus tard de ce blog, et après ?&lt;br /&gt;J'traîne pas les pieds mais des casseroles, j’admire toujours l’école. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115836119877797613?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115836119877797613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115836119877797613' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115836119877797613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115836119877797613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/09/aux-origines-du-commencement.html' title='Aux origines du commencement'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115792693433142185</id><published>2006-09-11T00:15:00.000+02:00</published><updated>2006-09-11T00:22:14.360+02:00</updated><title type='text'>Epreuve de confort</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/DSN/DSN104/11183.jpg"&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 185px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/DSN/DSN104/11183.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;Comme je vous l’ai laissé entendre récemment, depuis quelque temps il se passe des phénomènes étranges, inexpliqués, dans ma maison et autour de moi.&lt;br /&gt;Les objets ont-ils une âme ? Pire, des états d’âme ?&lt;br /&gt;Les appareils ménagers, moyens de communication et consorts électriques ou électroniques ne veulent plus assumer leurs serviles fonctions.&lt;br /&gt;Ils ont entamé une grève des tâches ménagères, une rebellion organisée qui fait qu’ils m’abandonnent les uns après les autres à mon triste sort.&lt;br /&gt;Comme pour me montrer qu’eux non plus ne veulent pas être des victimes, qu’ils méritent un certain respect que je n’ai pas toujours eu à leur égard, qu’ils tiennent une place non négligeable dans ma vie sans jamais rien avoir ni espérer en retour.&lt;br /&gt;Une manière en quelque sorte de dénoncer notre aliénation à tout ce confort que nous jugeons indispensable.&lt;br /&gt;Il y a l’antenne d’intérieur, posée sur ma télé à 5 chaînes, qu’il faut axer judicieusement pour avoir une image nette : elle doit être maniée avec le tact et la délicatesse d’un ingénieur à la NASA, sachant que chaque chaîne dispose de ses propres coordonnées GPS.&lt;br /&gt;C’est la télécommande, dont le rôle est à la base d’éviter les déplacements, qui est donc odieusement délaissée du fait de cette manipulation systématique et demande elle aussi une inclinaison particulière .&lt;br /&gt;C’est le téléphone fixe, qui ne s’est jamais vraiment remis de l’installation de la ligne gratuite par l’ADSL et refuse depuis de m’avertir des appels qui le concernent : il ne sonne plus, ne dit plus mot.&lt;br /&gt;C’est le chauffe-eau qui n’en fait qu’à sa tête, ou à sa sonde, distribue l’eau froide ou bouillante à foison sous la douche mais jamais à température intermédiaire supportable plus de quelques secondes.&lt;br /&gt;C’est le réfrigérateur qui a décidé depuis cet été de ne fonctionner qu’à vide : plus on le remplit et moins il fait de froid, d’où la nécessité de ne plus faire de courses, ne plus manger, ou alors enchaîner les deux très vite dans la foulée.&lt;br /&gt;C’est l’aspirateur qui n’en a plus que le nom, et qui, devenu anorexique, n’est plus qu’un objet encombrant très bruyant incapable d’avaler le moindre morceau de pain pourtant jeté à sa bouche.&lt;br /&gt;C’est la lampe solaire extérieure qui n’allume qu’une faible et timide diode à la nuit tombée, malgré la présence massive de l’astre jaune.&lt;br /&gt;C’est la messagerie Internet, qui refuse de s’ouvrir sans une explication pendant des heures, ou supprime entièrement les romans que j’écris à mes proches au moment de leur envoi.&lt;br /&gt;Elle m’impose toutes les 5 minutes de réactualiser ma page sous peine de tout voir disparaître, ce qui arrive fatalement au moment où je tourne la tête, téléphone ou console un de mes enfants.&lt;br /&gt;Oui donc, je suis obligée d’appuyer sur un bouton à intervalle fixes.&lt;br /&gt;C’est la voiture, dont j’ouvre les portes à distance, et qui les referme si je tarde un peu trop à arriver, même (surtout) les bras emplis de courses.&lt;br /&gt;Cette même voiture qui allume les phares ou met en marche les essuie-glaces sans me demander mon avis.&lt;br /&gt;C’est enfin mon téléphone portable, vestige d’un temps révolu où il ne servait qu’à appeler ou se faire appeler.&lt;br /&gt;Il dispose néanmoins d’une avancée technologique avant-gardiste pour son époque : la messagerie à commande vocale.&lt;br /&gt;Malheureusement la reconnaissance vocale reste très approximative, puisque la sonnette de ma porte peut-être interprétée comme un « supprimer », au même titre qu’un éternuement comme un « oui » lors de la demande de confirmation de suppression du message.&lt;br /&gt;La dame à la voix monocorde a pourtant paradoxalement du mal à comprendre si je n’articule pas correctement mes instructions, mais les bruits de mon entourage la font démarrer au quart de tour et avorter l’écoute de mes messages importants (ils le sont toujours).&lt;br /&gt;Bref, c’est un grand n’importe quoi qui m’entoure et que j’ai essayé de justifier par une histoire de champ électromagnétique à défaut d’autre explication plausible.&lt;br /&gt;Mais alors une question se pose, et pas des moindres, LA question qui vous brûle les lèvres, cette incohérence qui saute aux yeux et interpelle au niveau du vécu :&lt;br /&gt;Pourquoi mon épilateur fonctionne-t-il ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115792693433142185?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115792693433142185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115792693433142185' title='35 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115792693433142185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115792693433142185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/09/epreuve-de-confort.html' title='Epreuve de confort'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>35</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115746216159242066</id><published>2006-09-05T14:53:00.000+02:00</published><updated>2006-09-06T11:08:03.203+02:00</updated><title type='text'>La malédiction du lotissement A (suite et fin)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/IGS/IGS645/IS173-060.jpg"&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 175px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/IGS/IGS645/IS173-060.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;Rapport d’enquête effectué par moi-même au cours de cette semaine :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Enigme à résoudre : &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Disparition inexpliquée des voisins&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Moyens mis en œuvre : &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- Expéditions nocturnes dans les maisons vides concernées (en pull taille 12 ans, caleçon long moulant noir vestige des années 80 et lampe frontale, pas besoin de bonnet vous savez bien…)&lt;br /&gt;- Projection de Luminol (faut regarder Les Experts, hein) sur les murs et les sols à la recherche de traces de sang&lt;br /&gt;- Recueil d’indices (vieilles croquettes de chien, serpillières, morceaux de pain rassis…)&lt;br /&gt;- Mise sur écoute du téléphone du propriétaire (d’ailleurs j’ai appris de ces trucs! mais ça n’a rien à voir alors je ne me disperse pas)&lt;br /&gt;- Surveillance du périmètre 24h/24 à l’aide de jumelles et autres caméras judicieusement placées (comment ça la douche c’est pas un endroit judicieux ?)&lt;br /&gt;- Installation de détecteurs de mouvements ultramodernes à base de conserves vides et divers animaux en résine qui coassent ou sifflotent au frissonnement d’une luciole&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Conclusions hâtives mais bien réelles : &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- Le couple de retraités a emménagé dans un petit appartement de centre ville, plus approprié (la petite dame en avait peut-être assez de devoir tondre 500 m² de terrain toutes les semaines)&lt;br /&gt;- La gentille coiffeuse est partie s’installer avec sa fille dans sa Bretagne natale (c’est clair que niveau climat y a pas photo, la pluie et la grisaille devaient lui manquer)&lt;br /&gt;- La jeune fille au pitbull s’est installée chez un jeune homme au pitbull (et ils eurent beaucoup d’enfants et/ou de pitbulls)&lt;br /&gt;- G. et S. ne m’ont jamais vraiment quittée, ils ont juste pris leurs quartiers dans une maison toute neuve à quelques kilomètres de là, et puis il y a eu les vacances de chacun (mais ce WE c’est barbecue Playmobil)&lt;br /&gt;- La famille nombreuse s’est un peu dispersée, les grands enfants ayant pris leur envol (sauf le fils, coincé dans une cage au poste de police) et le noyau dur ayant repris la maison des grands-parents (quoi que la mère a visiblement oublié le père dans sa check-list de déménagement)&lt;br /&gt;- La voisine nouvellement installée et disparue règle a priori un divorce difficile, mais je l’ai aperçue de retour ce matin, donc c’est plutôt bon signe, même si elle ne m’en a pas fait (de signe)&lt;br /&gt;- La maison dévastée a été réhabilitée et accueille depuis peu de nouveaux charmants locataires, dont le petit A a déjà conquis ma fille (mais je lui ai fait signer un papier comme quoi il s’engageait à vivre ici au moins 6 mois)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles ne sont pas happy my ends ?&lt;br /&gt;Alors oui, vous me direz, pas de serial killeuse, pas de trash, pas de real TV (c’est juste pour vous montrer que je parle anglais), mais n'est-ce pas mieux comme ça finalement ?&lt;br /&gt;La vérité a éclaté sans faire de victimes (ni même de taches), et je parie que vous êtes rassurés pour moi, et du fait que je ne disparaîtrai pas de sitôt (en tous cas mes proches et ma famille, soit 90% de mon lectorat).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste toutefois quelques questions sans réponses, et d’autres phénomènes inexpliqués, notamment dans ma maison, qui ne me font pas totalement exclure la théorie d’un champ électromagnétique puissant, mais ça c’est une autre histoire que je vous conterai dans le prochain épisode… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115746216159242066?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115746216159242066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115746216159242066' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115746216159242066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115746216159242066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/09/la-maldiction-du-lotissement-suite-et.html' title='La malédiction du lotissement A (suite et fin)'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115724179480176690</id><published>2006-09-03T01:42:00.000+02:00</published><updated>2006-09-03T02:09:14.830+02:00</updated><title type='text'>La malédiction du lotissement A</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/UNU/UNU101/108-00084.jpg"&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 235px; CURSOR: hand; HEIGHT: 152px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/UNU/UNU101/108-00084.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Depuis quelques mois, c’est l’hécatombe.&lt;br /&gt;Le lotissement A. de la petite ville de S. dans la D., en F., euh, on peut dire France quand même sinon on ne va plus rien y comprendre, mon lotissement donc est le théâtre d’une étrange malédiction.&lt;br /&gt;Cette épidémie ne semble toucher pour le moment que les locataires d’un seul et même propriétaire, qui se trouve être aussi le mien.&lt;br /&gt;Elle a atteint à ce jour tous les autres et j’en suis à l’heure actuelle l’unique survivante avec ma famille, alors je l’écris avant qu’il ne soit trop tard et qu’elle ne m’atteigne moi aussi.&lt;br /&gt;Ils disparaissent tous les uns après les autres d’une manière mystérieuse, du jour au lendemain.&lt;br /&gt;Ca a commencé avec ce couple de retraités de la 2ème maison à droite.&lt;br /&gt;Un jour je n’ai plus vu le monsieur en fauteuil roulant qui se tenait toujours dans l’entrebâillement de la porte d’entrée, ni entendu le vrombissement du moteur de la petite voiture de la boule d’énergie qu’est sa femme, s’occupant tour à tour de la pelouse, du barbecue, des petits enfants…&lt;br /&gt;Quelque temps après ce fut au tour de cette coiffeuse mère célibataire qui portait des stries de souffrances sous les yeux mais qui m’accordait toujours un sourire lorsque je la croisais.&lt;br /&gt;Elle a vite été remplacée par une jeune femme sans vie, au regard vide, accompagnée de son pitbull.&lt;br /&gt;Serveuse, elle n’était pas souvent là mais sa voiture et son chien, si.&lt;br /&gt;La voiture a été démolie un soir sur un parking non loin de là et son compagnon à 4 pattes, las, à commencé à fuguer et à détruire ce qu’il restait de la propriété non entretenue depuis plusieurs mois : trou béant dans le grillage recouvert d’une vieille couette, montagnes de courrier jamais ramassé filant chez les voisins au moindre coup de vent, et herbes hautes comme un homme, entre autres.&lt;br /&gt;Jusqu’à ce jour où ni elle ni son pauvre ami à poils n’ont donné signe de vie.&lt;br /&gt;Puis ce sont ces voisins avec qui nous nous entendions si bien, G. et S., qui nous ont quittés un jour de juin où nous n’étions pas là, emportant avec eux le lapin Elvis et leur fils M, un des meilleurs amis de ma fille.&lt;br /&gt;Dans la foulée s’éclipsa aussi cette famille de la maison voisine : les parents, les 4 enfants, la belle-fille, le petit-fils d’adoption, les deux pitbulls le caniche et les chats que je ne comptais plus.&lt;br /&gt;Une femme a remplacé G. et S., visiblement seule avec ses enfants.&lt;br /&gt;Je dis « visiblement », parce qu’elle a emménagé il y a 2 mois et a disparu au bout de quelques jours seulement, laissant la maison à son triste sort d’abandon et les chiens (caniche et boxer) refaire la décoration extérieure et accessoirement venir trouver refuge dans mon terrain, où l’herbe est forcément plus verte.&lt;br /&gt;Que se passe-t-il ? Mystère…&lt;br /&gt;Je mène ma petite enquête, et ai déjà élaboré quelques théories : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Nos barbecues à répétition, les cris stridents des enfants et ceux de ténor de leur maman désespérée ont eu raison de leurs sens&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Les zirtons, habitants d’une planète lointaine, ont jeté leur dévolu sur mon quartier comme espace d’expérimentations en tous genres&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Le propriétaire a viré tout le monde pour augmenter le standing de ses clients et n’en prendre que des beaux et gentils comme nous, la « famille témoin » playmobil-Truman Show&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Le lotissement a été construit sur un cimetière indien dégageant des ondes négatives seulement perceptibles par les animaux et insupportables pour eux, et comme je n’en ai pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité éclatera ici-même dans le prochain épisode…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115724179480176690?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115724179480176690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115724179480176690' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115724179480176690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115724179480176690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/09/la-maldiction-du-lotissement.html' title='La malédiction du lotissement A'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115687415760875450</id><published>2006-08-29T19:41:00.000+02:00</published><updated>2006-08-29T20:09:53.240+02:00</updated><title type='text'>Plaisir solitaire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/BDX/BDX112/bxp26579.jpg"&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 185px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/BDX/BDX112/bxp26579.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;Je l’ai eu à Noël.&lt;br /&gt;Drôle d’idée pour un cadeau, mais après tout pourquoi pas ?&lt;br /&gt;Ca se fait d’en avoir de nos jours, nous sommes des femmes libérées et il faut vivre avec son temps.&lt;br /&gt;Maintenant qu’on peut le faire toutes seules à la maison tranquillement, pourquoi s’en priver ?&lt;br /&gt;Ca faisait longtemps que j’en voulais un, mais je n’avais jamais osé franchir le pas, et puis le choix était si vaste que j’aurais eu du mal à décider si je l’avais acheté moi-même.&lt;br /&gt;Des petits, des plus larges, des spécialisés, des blancs ou de couleur, des avec lubrifiant, j’en passe et des meilleurs…&lt;br /&gt;J’écoutais mes amies me parler du leur et ça me faisait réellement envie, surtout quand je voyais le résultat et le sourire qu’elles affichaient.&lt;br /&gt;Le prix était aussi déterminant parce que pour en avoir un avec un maximum de fonctions il fallait mettre la main au portefeuille et je culpabilisais un peu de dépenser une telle somme pour cet objet intime plus que superflu.&lt;br /&gt;D’autant qu’il ne peut profiter qu’à moi, ce n’est pas le genre de choses qu’on prête, même à sa meilleure amie !&lt;br /&gt;J’en voulais un pas trop bruyant, histoire que le bruit des vibrations ne réveille pas mes enfants : En effet, pas d’autre alternative que de l’utiliser pendant leur sieste, je me voyais mal faire ça devant eux !&lt;br /&gt;La taille avait aussi toute son importance, puisqu’il fallait que je puisse l’emmener partout, en vacances tant qu’en week-end, mais qu’il soit tout de même suffisamment gros pour faire un travail de qualité.&lt;br /&gt;Il fallait aussi qu’il ne me fasse pas mal, fait difficile à juger avant d’essayer, et comme nous sommes toutes faites différemment je pouvais mal compter sur les impressions de mes amies pour me faire une idée personnelle.&lt;br /&gt;Et puis je suis allée voir sur Internet, comparer les modèles et le rapport qualité/prix, quand j’ai eu le coup de cœur pour le mien.&lt;br /&gt;Ce qui a fait la différence ce sont les différents accessoires qui le rendent vraiment unique et qui s’adaptent à mes envies; il y avait même un embout supplémentaire pour une amie !!!&lt;br /&gt;C’est celui-ci qu’il me fallait, et pas un autre.&lt;br /&gt;Depuis que je l’ai, je ne le regrette pas et ne pourrais plus m’en passer : on s’habitue vite à ces petits plus qui nous rendent la vie plus agréable.&lt;br /&gt;J’essaie de ne pas en abuser, deux à quatre fois par mois en moyenne suffisent pour me satisfaire.&lt;br /&gt;En tous cas, je conseille à toutes d’investir, c’est le bonheur un épilateur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Merci au coup de pouce d’inspiration de &lt;a href="http://yojik.canalblog.com/"&gt;Yojik&lt;/a&gt; et de son post intitulé « Deux appareils à vibration pour l’hygiène corporelle » !&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115687415760875450?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115687415760875450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115687415760875450' title='28 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115687415760875450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115687415760875450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/08/plaisir-solitaire.html' title='Plaisir solitaire'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>28</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115641952542838599</id><published>2006-08-24T13:30:00.000+02:00</published><updated>2006-08-24T13:38:45.466+02:00</updated><title type='text'>7ème ciel, nouveau trou et chevauchée fantastique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/ISP/ISP103/isp0800169.jpg"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 195px; CURSOR: hand; HEIGHT: 146px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/ISP/ISP103/isp0800169.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;Programme de vacances alléchant, n’est-il pas ?&lt;br /&gt;Pour ce qui est du ciel, hormis ma vie très privée que je ne vous raconterai pas ici, c’est un inconnu qui m’y a fait grimper de manière tout à fait originale il y a quelques jours.&lt;br /&gt;Il était brun, il était beau, il sentait bon le sable chaud…mon moniteur.&lt;br /&gt;Son accent du soleil ne gâchait rien au personnage et force est de constater qu’il était d’un charme qui n’avait d’égal que sa gentillesse : je ne pouvais rêver meilleur partenaire pour cette nouvelle expérience.&lt;br /&gt;Même que s’ils mettaient sa photo en accroche sur des affiches, l’ULM (ben oui, vous pensiez à quoi ?) deviendrait vite le sport le plus branché du public féminin, je ne vous dis que ça (pour celles qui veulent les coordonnées du club, on peut voir ça en coulisses).&lt;br /&gt;Bref, je m’égare, encore une belle sensation de liberté, avec pour point fort le décollage, et l’illusion de confort par rapport au parapente d’être à moitié dans le vide, à moitié carlinguée.&lt;br /&gt;Le bruit du moteur nous obligeait à hurler pour communiquer mais j’étais si intimidée (par le beau jeune homme autant que par le vieux doute de la chute possible) que je n’arrivais à dire, pardon crier, que des banalités du style : «Ah, il est drôlement grand cet étang» (pas la mer, mais l’étang de Thau), tandis que lui, très professionnel, me racontait avec passion son littoral et m’expliquait le fonctionnement de l’engin.&lt;br /&gt;J’ai pris des tas de photos, nous avons survolé les terres, les étangs, les campings, puis la mer, de loin la plus jolie vue, pendant 45 minutes d’extase au lieu des 30 prévues : quand on aime on ne compte pas !&lt;br /&gt;Aucun lien avec mon nouveau trou, je vous rassure.&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne le savent pas encore, je ne suis pas une grande adepte du piercing.&lt;br /&gt;Non que ça ne me plaise pas chez les autres, bien au contraire, mais je ne l’envisageais pas outre mesure sur mon corps à moi, déjà orné de deux tatouages vieux d’une dizaine d’années.&lt;br /&gt;Et puis il y avait cette petite boutique sur le port, qui proposait la pose de strass dentaires.&lt;br /&gt;Rien à voir, me direz-vous, mais vous vous trompez.&lt;br /&gt;J’y suis entrée pour aller me renseigner sur cette fameuse pose de brillant indolore et en suis ressortie avec un piercing dans le nez…&lt;br /&gt;Allez comprendre ce qui m’est passé par l’esprit entre les deux démarches !&lt;br /&gt;Toujours est-il que je me retrouve avec cette énorme prothèse sur le nez, au terme d’un perçage en arrière boutique que je qualifierais d'artisanal, et dont je pourrais comparer les sensations à celles d’une bonne droite dans le nez d’un pas-gentil-qui-cogne.&lt;br /&gt;Ou d’un coup de sabot d’un cheval contrarié (Carrie maître ès-transitions).&lt;br /&gt;Et contrarié, visiblement il l’était, mon cheval, avant que l’on ne parte en balade pour une petite heure dans la garrigue.&lt;br /&gt;Sollicités à l’extrême, toute la journée et toute la semaine, les chevaux de ce ranch, le soir venu, tentent de vaines rebellions.&lt;br /&gt;Après l’avoir rassuré sur mes intentions tout à fait honnêtes, je l’enfourchais pour une chevauchée entre mûriers et figuiers sauvages.&lt;br /&gt;Tandis que les autres montures allaient au pas, la mienne ne voyait que par le trot, alors soit.&lt;br /&gt;Comme je demandais à l’accompagnateur (très mignon lui aussi, à croire qu’ils sélectionnent sur le physique pour les vacances) comment épargner un tant soit peu mon arrière-train de la frénésie de mon cheval, il s’est approché de moi et, sur le ton de la confidence, m’a dit ceci :&lt;br /&gt;«Quand tu montes un cheval, c’est comme quand tu fais l’amour : ton bassin doit suivre parfaitement le mouvement de ton partenaire pour que ce soit plus agréable».&lt;br /&gt;C’est à ce moment là que je lui ai demandé le sexe de mon partenaire du moment : tant qu’à faire comme si, autant que ce soit avec un spécimen masculin, chacune son truc.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;«Oui oui, c’est un mâle, il s’appelle Panaché» : ça ne s’invente pas, étant donné mon faible pour la limonade… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115641952542838599?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115641952542838599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115641952542838599' title='23 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115641952542838599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115641952542838599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/08/7me-ciel-nouveau-trou-et-chevauche.html' title='7ème ciel, nouveau trou et chevauchée fantastique'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>23</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115619324738461705</id><published>2006-08-21T21:42:00.000+02:00</published><updated>2006-08-21T22:47:27.436+02:00</updated><title type='text'>Premier baiser</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/IGS/IGS021/IS450-066.jpg"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 170px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/IGS/IGS021/IS450-066.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;L’été et les vacances sont une période propice aux premières fois, c’est bien connu.&lt;br /&gt;L’esprit est détendu, l’école est finie, les journées s’allongent et les ados se voient offrir un semblant de liberté (j’en ai parlé aussi &lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/2006/04/camping-des-flots-bleus.html"&gt;là&lt;/a&gt;), et même parfois quelques soirées entières sans leurs parents.&lt;br /&gt;J’observe donc autour de moi, à la plage, sur le port ou au bal du camping, les premiers émois des garçons acnéiques et des filles hystériques.&lt;br /&gt;Ces petits regards en coin, envoi du copain/de la copine en repérage (ça ne se démode pas), premiers pas maladroits, puis échange de numéros de portable et de SMS plus directs.&lt;br /&gt;Jusqu’au moment crucial où l’un des deux se jette à l’eau au risque du fameux râteau pour tenter LE baiser.&lt;br /&gt;Au détour d’une vague, derrière un muret ou enlacés sur ce qui ressemble encore à un slow, ce sera LE premier baiser de toute une vie, qui sera suivi de bien d’autres encore, tous différents, tous particuliers.&lt;br /&gt;Malgré l’apparente décontraction des djeun’s à ce sujet (oui je sais, je suis pas si vieille mais bon, je m’entraîne), je me suis laissée dire pour y être passée que cette première incartade dans la vie intime d’autrui avait une importance non négligeable.&lt;br /&gt;LE premier baiser, MON premier baiser ?&lt;br /&gt;Pour ne pas avoir été spécialement informée de ce qu’il fallait faire et du risque d’avoir des enfants suite à cette communion buccale ou non, j’appréhendais pas mal ce moment.&lt;br /&gt;Je l’avais imaginé pourtant, avec un garçon pour lequel j’aurais des sentiments et réciproquement : au terme d’une balade main dans la main nous nous quitterions jusqu’au lendemain sur ce baiser doux et tendre, chaud et léger, comme une promesse de nos bouches entremêlées de saisir quelque chose de l’autre rien que pour soi.&lt;br /&gt;Il en a été tout autrement dans les faits.&lt;br /&gt;J’avais 12 ans ½ (à cet âge ça compte), c’était un jour de premières fois : première journée chez celle qui restera ma meilleure amie d’adolescence, premier tampon pour aller à la piscine, et première « vraie » rencontre.&lt;br /&gt;A la ville, j’étais une jeune fille studieuse, trop grande pour son âge, pas à la mode (ou à la mienne), assez maladroite (tout ça n’a pas beaucoup changé depuis !), portant des lunettes et de longs cheveux la plupart du temps sagement nattés.&lt;br /&gt;A la piscine le vilain grand canard devenait cygne, jeune fille aux formes prometteuses, aux yeux bleus et à la chevelure de sirène.&lt;br /&gt;Petit aparté : mes cheveux n’ont jamais été coupés d’un centimètre jusque l’âge de 15 ans, d’où leur longueur impressionnante et d’où ma décision de porter une coupe courte à l’âge adulte.&lt;br /&gt;Bref, mon amie et moi nagions en discutant, ou plutôt l’inverse, tradition féminine s’il en est, la piscine n’étant souvent qu’un endroit de plus où l’on cause, et les longueurs n’étant envisageables que si l’on vient seule, en désespoir de cause.&lt;br /&gt;Un groupe de garçons s’amusait à frimer non loin de là, avec force concours de plongeons acrobatiques et simulations de combats aquatiques.&lt;br /&gt;L’un d’entre eux me regardait d’une manière insistante, et finit par venir me voir, pendant qu’un de ses acolytes faisait de même avec mon amie.&lt;br /&gt;Elle avait un an de plus que moi (elle a toujours d’ailleurs) et avait déjà embrassé un garçon, elle.&lt;br /&gt;Mon prétendant et moi avons fait quelque peu connaissance.&lt;br /&gt;Il s’appelait Thierry, avait 17 ans et travaillait déjà. Même qu’il avait une super mobylette.&lt;br /&gt;Nous avons joué au chat et à la souris, et de petites allusions en judicieux compliments, je pensais que nous passerions à l’acte en partant de la piscine, devant si possible (ben oui, avec des témoins c’est mieux pour la première fois).&lt;br /&gt;Je m’en suis donc retournée aux vestiaires, prendre une douche puis chercher mes affaires.&lt;br /&gt;Lorsque je suis entrée dans une cabine pour me changer (j’étais très pudique, quoi «ça a bien changé alors» ?), quelqu’un a retenu la porte et s’est glissé dedans en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.&lt;br /&gt;Et c’est là, dans cette cabine, que j’ai découvert le baiser mouillé à rallonge et quelques caresses égarées.&lt;br /&gt;Cette histoire a été sans suite, puisqu’il découvrit mon apparence au quotidien, mon jeune âge, et moi sa mauvaise réputation, ses fréquentations douteuses et son casier judiciaire.&lt;br /&gt;Ce baiser fut suivi de bien d’autres, tous différents, tous particuliers, mais je m’en souviens comme si c’était hier.&lt;br /&gt;Qu'en est-il du vôtre? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115619324738461705?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115619324738461705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115619324738461705' title='30 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115619324738461705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115619324738461705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/08/premier-baiser.html' title='Premier baiser'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>30</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115603360531853794</id><published>2006-08-20T02:20:00.000+02:00</published><updated>2006-08-20T10:05:31.303+02:00</updated><title type='text'>Monologue de la maman X</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/PDS/PDS101/200140503-001.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 175px; CURSOR: hand; HEIGHT: 186px" height="336" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/PDS/PDS101/200140503-001.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Bon, 15h30, la sieste des enfants est finie.&lt;br /&gt;C’est parti pour la plage !&lt;br /&gt;Enfin, c’est parti : avant il faut quand même préparer deux-trois petites choses…&lt;br /&gt;Par quoi on commence ?&lt;br /&gt;Les maillots de bain, oui, évidemment : il faut les enfiler avant d’y aller, comme ça c’est fait.&lt;br /&gt;Ah, mais avant de mettre les maillots, un passage aux toilettes pour ne pas avoir à faire face au « mamaaaaan, j’ai fait PIPI DANS L’EAUUUU » de l’autre jour.&lt;br /&gt;Ensuite, un short et un T-Shirt par dessus la couche de bain pour le petit, une robe pour la grande, quelque chose qui va vite à enlever.&lt;br /&gt;Les casquettes, les lunettes de soleil et les sandales, indispensables.&lt;br /&gt;Ne pas oublier un slip et une couche de rechange pour le retour.&lt;br /&gt;Ca y est, vestimentairement, c’est bon.&lt;br /&gt;Deux grandes serviettes pour poser sur le sable, et deux autres pour l’essuyage, ça devrait aller.&lt;br /&gt;Sauf que ça prend plein de place.&lt;br /&gt;Qu’est-ce que je vais en faire ?&lt;br /&gt;Un grand sac plastique, comme ça même mouillées je pourrai les ranger après, bonne idée.&lt;br /&gt;Ah, et le parasol, encombrant mais pas superflu à condition qu’il n’y ait pas trop de vent, son ennemi juré.&lt;br /&gt;Un coup d’œil dehors…non, une légère brise, ça marche.&lt;br /&gt;Un sac isotherme, dans lequel je vais mettre un paquet de mouchoirs (ça sert toujours), des lingettes (idem), la crème solaire que j’appliquerai sur place, des compotes à boire et des brioches pour le goûter, et une grosse bouteille d’eau parce que s’hydrater souvent c’est important.&lt;br /&gt;Un peu de monnaie au cas où l’envie d’un beignet me prenne irrésistiblement, l’appareil photo pour immortaliser les plus beaux moments, et un peu de lecture au cas où.&lt;br /&gt;Il y a aussi les grandes épuisettes pour aller pêcher dans les rochers, qu’on va mettre avec le parasol dans une main.&lt;br /&gt;Oh mon Dieu, j’allais oublier les jouets de plage !&lt;br /&gt;Alors, seaux, pelles, râteaux, emporte-pièces, et tout ce qui me tombe sous la main en double, même si je sais que fatalement ils se battront pour avoir la pelle verte, alors que la rouge est très jolie aussi.&lt;br /&gt;Bon, 16h30, on n’est toujours pas partis et c’est l’heure du goûter.&lt;br /&gt;On retourne aux toilettes parce qu’entre temps on a bu quand même, et je donnerai le goûter en route pour gagner du temps.&lt;br /&gt;Après tout, la plage n’est qu’à 300 mètres à pied.&lt;br /&gt;La poussette est chargée, les bras aussi, on peut sortir du camping.&lt;br /&gt;17 heures : Arrivée à la plage en comptant un arrêt pour jeter un œil à une boutique de jeux de plage et un autre pour l’achat de viennoiseries complémentaires au goûter.&lt;br /&gt;Installation du campement et tentative de gestion de l’empressement des enfants à aller se baigner, habillés ou non.&lt;br /&gt;Tartinage de crème solaire bleue sur la moindre parcelle visible de leur peau et diverses recommandations d’usage.&lt;br /&gt;Une baignade, un château de sable et…il est déjà 18h30 !&lt;br /&gt;Allez, on remballe tout parce qu’après il faudra encore rincer et étendre tout ça, donner les douches et préparer le repas.&lt;br /&gt;Ah, les vacances… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115603360531853794?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115603360531853794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115603360531853794' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115603360531853794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115603360531853794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/08/monologue-de-la-maman-x.html' title='Monologue de la maman X'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115532773817312411</id><published>2006-08-11T21:37:00.000+02:00</published><updated>2006-08-11T22:22:18.203+02:00</updated><title type='text'>Leçon n°4 (et dernière) = Retour aux sources ou douche froide ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/comp/BLD/BLD008/ca_41_6.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 157px; CURSOR: hand; HEIGHT: 207px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/BLD/BLD008/ca_41_6.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;« La nostalgie c’est une belle somme d’idéalisations qui part en miettes lorsqu’on veut s’y attarder »&lt;br /&gt;CarrieB&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Cette semaine était sensée être celle du retour aux sources.&lt;br /&gt;Aux sources de quoi ?&lt;br /&gt;De ma vie, mon enfance, ma famille, ma région, mes amis…&lt;br /&gt;Commençons par les amis, si on enlève ceux qui étaient partis en vacances ou indisponibles, la liste est radicalement restreinte !&lt;br /&gt;Disposant d’un peu plus de temps que lors de mes visites éclair habituelles, j’en profite pour rendre visite à une camarade de collège croisée il y a quelques années en boîte de nuit et avec qui nous échangeons de temps en temps par mail des nouvelles des petits derniers.&lt;br /&gt;Rencontre assez insipide, et la discussion ne tournant qu’autour d’elle, de ses problèmes de déprime, d’amis qui ont lâché le navire, de fosse septique bouchée (si, si !), de fils ingérable et de deuxième grossesse accidentelle.&lt;br /&gt;Après 15 ans ça n’est pas forcément ce à quoi on peut s’attendre !&lt;br /&gt;Elle me donne aussi des nouvelles de gens dont je ne me rappelle plus, avec force « mais si, la blonde avec l’appareil dentaire en 6ème6 ! », « tu sais, le brun boutonneux qu’on charriait en classe de neige en 5ème2 ! ».&lt;br /&gt;C’est une grande habituée et accro des sites de recherche de camarades de classe, méthode testée et non approuvée par moi (cf. &lt;a href="http://aboutthirty.blogspot.com/2006/02/rv-dans-10-anscom.html"&gt;cet ancien post&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;Son fils manque à plusieurs reprises de tuer mes enfants, utilisant aussi bien la technique de l’étranglement à mains nues que celle, plus radicale, de la poignée de pics à barbecue.&lt;br /&gt;Après avoir désarmé de justesse le petit monstre je suggère gentiment à sa maman de nous offrir un petit verre d’eau et lui demande si je peu m’asseoir puisque visiblement j’étais sensée l’écouter sans intervenir, debout et la gorge sèche.&lt;br /&gt;Je l’écoute patiemment avec un oeil sur les enfants et sens qu’elle a du mal à me laisser repartir quand le moment vient, maintenant qu’elle a quelqu’un qui veut bien l’écouter.&lt;br /&gt;Et peu importe que je ne lui ai absolument pas parlé de ce que moi j’étais devenue.&lt;br /&gt;J’en avais gardé une meilleure image dans le passé finalement.&lt;br /&gt;Heureusement que ma meilleure amie ne m’a pas laissé tomber, elle !&lt;br /&gt;Pour ce qui est de la famille, j’aurais dû savoir qu’un retour chez papa-maman seule, sans pare-feu, et de surcroît avec les enfants, était une idée stupide.&lt;br /&gt;Déjà à l’époque ça ne marchait pas, alors avec l’expérience de l’indépendance et la distance…&lt;br /&gt;Je ne rentrerai pas dans les détails pour des raisons évidentes de lecture de blog par des proches, mais il en est ressorti que de l’idéalisation naît inévitablement la déception.&lt;br /&gt;En ce qui concerne ma région, enfin, plus précisément mon département, j’en ai redécouvert les plus désagréables côtés tout au long de la semaine.&lt;br /&gt;J’avais oublié qu’au mois d’août il pouvait faire entre 10 et 15 °C la journée, pleuvoir des cordes pendant de longues heures, et le tout largement assaisonné de vent et de brouillard.&lt;br /&gt;Quid des tenues légères emportées dans la valise, des baignades au bord des lacs, des sorties au parc ou des promenades à cheval ?&lt;br /&gt;Au placard.&lt;br /&gt;« Pourtant la semaine dernière, je t’assure… »&lt;br /&gt;A la place, musées, balançoire lors des rares éclaircies (= plus de pluie, mais toujours froid) et magasins, parce qu’à l’abri des intempéries et pour acheter la tenue du jour, ce qui consiste à rhabiller mes enfants pour l’hiver, puisque c’est bien à cette saison que ressemble cette première semaine d’août ici!&lt;br /&gt;Tous les éléments se sont réunis, ou plutôt se sont déchaînés contre moi en quelques jours.&lt;br /&gt;A croire que le destin a voulu me faire comprendre que ce n’est pas en regardant en arrière que je construirai mon avenir et celui des miens !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115532773817312411?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115532773817312411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115532773817312411' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115532773817312411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115532773817312411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/08/leon-n4-et-dernire-retour-aux-sources.html' title='Leçon n°4 (et dernière) = Retour aux sources ou douche froide ?'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115523962588777869</id><published>2006-08-10T21:31:00.000+02:00</published><updated>2006-08-10T21:57:21.163+02:00</updated><title type='text'>Leçon n°3 = Savoir penser à soi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.com/comp/IGS/IGS705/IS436-051.jpg"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 186px; CURSOR: hand; HEIGHT: 140px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.com/comp/IGS/IGS705/IS436-051.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Ce n’est pas parce qu’on est mère de famille qu’on doit se laisser aller, toute "femme moderne" vous le dira.&lt;br /&gt;Nous restons femmes avant tout et ça nous fait plaisir qu’on nous le fasse remarquer de temps à autre.&lt;br /&gt;Bien sûr, il y a le coiffeur, les moments qu’on s’accorde jalousement dans la salle de bain, un gommage par ci, un lait hydratant par là, mais le temps est compté et les occasions sont rares.&lt;br /&gt;Ce jour-là, sortie événement entre filles : après-midi thermalisme (je rappelle à toutes fins utiles que la thalasso ne concerne que l’eau de mer et que le thermalisme utilise l’eau minérale issue de sources).&lt;br /&gt;Nous commençons par une escale gustative à la fontaine multi-sources froides ou chaudes, aux propriétés variées.&lt;br /&gt;Je bois un peu de tout, histoire d’être sûre d’être en bonne santé.&lt;br /&gt;Ensuite à l’entrée du centre on nous annonce qu’il n’y aura pas de soins possibles parce que nous n'avons pas réservé et qu'ils sont overbookés, ah ben ça commence bien.&lt;br /&gt;Nous devrons donc nous contenter du minimum, largement suffisant avouons-le pour une bonne après-midi de détente.&lt;br /&gt;Tout d’abord séance fou-rire à l’essayage de bonnet de bain, obligatoire pour certaines activités : accessoire kitschissime s’il en est, à l’instar du caleçon long ou du cache-oreilles moumoute, il arrive à rendre laids et ridicules les plus beaux spécimens féminins (et à plus forte raison, les spécimens plus communs, en l’occurrence nous).&lt;br /&gt;On en aurait presque oublié que j’ai toujours mon sac à main, bien que fin prête en maillot de bain-bonnet-peignoir-claquettes.&lt;br /&gt;Une fois réparé ce petit oubli, descente dans les sous-sols de l’édifice romain, avec passage interminable dans un long couloir chauffé naturellement à plus de 40°C, direction les étuves et leurs 70°C.&lt;br /&gt;Les douches froides pré et post transpiration, dans une petite pièce ronde, sont plongées dans l’obscurité, il faut y aller à tâtons (détail important pour la suite).&lt;br /&gt;S’ensuit une halte dans la salle des céramiques chaudes, avant une autre bien méritée en salle de repos, cette salle au frais et aux transats alignés qui trouve toute son utilité, étant données la chaleur et l’humidité ambiantes.&lt;br /&gt;Mais pas trop longtemps quand même, quand on n’a pas l’habitude de se détendre on s’ennuie vite.&lt;br /&gt;La salle des trombes d’eau nous attend, et avec elle un nouveau fou-rire.&lt;br /&gt;Des jets d’eau à forte pression jaillissent de toutes parts, et visiblement mon voisin de droite à dû se laisser surprendre : son, comment dirais-je, appendice, pend comme une âme en peine à l’extérieur de son slip de bain.&lt;br /&gt;Peut-être alerté par nos rires d’une discrétion douteuse, il entreprend au bout d‘un long moment un rassemblement de son service 3 pièces au milieu du maillot, mais en vain : c’est désormais une des pièces latérales qui se fait la malle.&lt;br /&gt;Nous migrons vers le jacuzzi en gloussant et en croisant les doigts pour que le monsieur en question n’ait pas la même idée, et poussons un soupir de soulagement en les voyant sortir de la salle, lui et son testicule en quête de liberté.&lt;br /&gt;Plus tard je retourne à l’étuve romaine seule, pendant que mes amies vont s’extasier devant les moulures du plafond d’une autre salle de repos.&lt;br /&gt;Je commence par la salle de douche, où je me crois seule et où j’aperçois au bout du compte, soulagée de n’avoir pas trop tâté et pris la première douche, qu’il y a un homme qui se rince tout près de moi, dans le plus simple appareil.&lt;br /&gt;Même dans le noir, il y a des coupes de profil qui ne trompent pas.&lt;br /&gt;Je ne m’attarde donc pas et retourne dans l’étuve, où le monsieur en question ne tarde pas à me rejoindre, avec une serviette de bain autour de la taille au lieu du traditionnel maillot de bain assis sur serviette.&lt;br /&gt;C’est quand il commence à se frotter les jambes en les relevant et les écartant que je décide de rejoindre prématurément mes amies.&lt;br /&gt;L’une d’entre elles (la plus zen, évidemment) a même réussi à s’endormir, alors pour les autres, ni une ni deux, échauffement à la salle de fitness en attendant le cours d’aquagym et le réveil de la belle au frais dormant.&lt;br /&gt;Pas de tenue de sport à l’horizon, donc c’est en maillot de bain que nous faisons chauffer (ou griller, mais pas par l’effort) les machines de musculation, sous le regard intéressé, amusé ou choqué, c’est selon, des passants de la ville que seuls quelques mètres et une vitre séparent de nous (température extérieure : 15°C).&lt;br /&gt;Cerise sur le gâteau, le cours d’aquagym, un peu beaucoup perturbé par nos soins, est une pure merveille de rires et le moniteur lui même en est tout déconcentré, même s’il est plus dur de faire les malignes au bout de quelques exercices, et qu’avouons le, ça le change un peu des sexagénaires qu’il a l’habitude d’entraîner.&lt;br /&gt;Une douche, un détour par la boutique et il est déjà temps de partir.&lt;br /&gt;Le temps passe encore plus vite quand on ne fait rien ou qu’on se fait plaisir tout simplement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;En parlant de plaisir, il se trouve que le hasard, qui fait parfois bien les choses, a mis sur notre chemin le meilleur chocolatier de la ville…après le réconfort, le réconfort!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115523962588777869?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115523962588777869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115523962588777869' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115523962588777869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115523962588777869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/08/leon-n3-savoir-penser-soi.html' title='Leçon n°3 = Savoir penser à soi'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115513632914655315</id><published>2006-08-09T15:27:00.000+02:00</published><updated>2006-08-09T17:21:24.190+02:00</updated><title type='text'>Leçon n°2 = L’amitié est la similitude des âmes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www3.photoservice.com/phsv4_volume/volume115/61736_4860816/m_20265857_0.jpg"&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 195px" height="336" alt="" src="http://www3.photoservice.com/phsv4_volume/volume115/61736_4860816/m_20265857_0.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;&lt;em&gt;Le texte qui va suivre a été remis à ma meilleure amie pour ses 30 ans, que nous avons fêtés lors de mon séjour.&lt;br /&gt;J’ai eu envie de le publier sur mon blog parce qu’elle fait partie de ma vie, et que j’ai la chance de l’avoir à mes côtés, malgré l’éloignement.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes connues dans des circonstances improbables, improvisées sportives passives, toi par cet amour naissant et moi par cette mission chère à mon cœur.&lt;br /&gt;Nous avons appris à nous connaître progressivement, comme ces amours au long cours qui se construisent avec le temps.&lt;br /&gt;Nous nous sommes trouvé, si différentes et pourtant si proches, une poignée de points communs sans importance.&lt;br /&gt;Nous avons passé de longues heures à parler, à nous confier, loin de tous, sur les sentiers de cette forêt.&lt;br /&gt;Nous ne nous sommes jamais jugées, jamais fâchées.&lt;br /&gt;Nous avons traversé les épreuves ensemble, l’une soutenant l’autre comme une béquille salvatrice.&lt;br /&gt;Nous sommes sincères l’une envers l’autre, sans arrière-pensée ni faux-semblant.&lt;br /&gt;Tu es l’unique rescapée de mes changements de route successifs.&lt;br /&gt;Tu as toujours cru en moi, comme je croirai toujours en toi, et m’a donné la force de devenir meilleure.&lt;br /&gt;Tes larmes ont coulé comme les miennes, même si nous n’avons pas pleuré ensemble.&lt;br /&gt;Tu souris à la vie même quand elle ne te sourit pas, une belle leçon d’optimisme.&lt;br /&gt;Tu portes en toi des failles et des souffrances que tes fous-rires donnent l’illusion d’occulter, une belle leçon de courage.&lt;br /&gt;Tu as le charme et la beauté de celles qui aiment profondément les gens et qui leurs vouent leur vie, sans doute un peu trop, et assurément à tes dépends.&lt;br /&gt;Tu es une mère et une épouse aimante, j’ai eu la chance d’en témoigner devant les plus hautes instances.&lt;br /&gt;Alors si, comme le prétend Alcuin, « L’amitié est la similitude des âmes », je suis heureuse d’être ton amie pour que mon âme prenne de la graine de la tienne…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore bon anniversaire ma Stef. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115513632914655315?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115513632914655315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115513632914655315' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115513632914655315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115513632914655315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/08/leon-n2-lamiti-est-la-similitude-des.html' title='Leçon n°2 = L’amitié est la similitude des âmes'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115499087077229900</id><published>2006-08-08T00:26:00.000+02:00</published><updated>2006-08-08T09:51:42.756+02:00</updated><title type='text'>Une semaine de retour aux sources : leçon n°1 = Ne pas avoir de regrets</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.com/comp/IGS/IGS690/IS984-035.jpg"&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 186px; CURSOR: hand; HEIGHT: 219px" height="336" alt="" src="http://www.fotosearch.com/comp/IGS/IGS690/IS984-035.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;En ce premier jour de vacances, la nuit m’a semblé bien étrange.&lt;br /&gt;Seule dans mon lit, dans ma chambre d’enfant, puis d’adolescente, j’observe autour de moi et rien n’a changé.&lt;br /&gt;Même tapisserie vieux rose, mêmes cadres aux murs, bureau et son contenu intacts, parquet ciré, armoire pleine de vêtements, ampoule toujours grillée de l’applique à droite du lit.&lt;br /&gt;Je pourrais me dire que ma sœur va surgir de la chambre voisine et que nous allons discuter à la lueur d’une lampe torche, puis inévitablement finir par nous chamailler.&lt;br /&gt;Je pourrais me dire que quand le réveil va sonner au matin je voudrai faire vite pour ne pas rater le bus qui m’emmène vers mes cours.&lt;br /&gt;Je pourrais me dire que maman va m’appeler depuis la pièce du dessous, à intervalles réguliers, jusqu’à ce que je daigne ouvrir un œil.&lt;br /&gt;Je pourrais me dire que je n’ai fait que rêver ces dix dernières années de ma vie, depuis que j’ai quitté le domicile familial.&lt;br /&gt;Je pourrais me dire que mes erreurs et mes coups durs n’ont jamais existé, que ce n’était qu’un simple cauchemar et que l’avenir qui m’attend évitera ces écueils.&lt;br /&gt;Je pourrais me dire que je ne m’imagine pas tout ce que la vie va me réserver, les changements, les départs, les renouveaux.&lt;br /&gt;Je pourrais me dire que j’ai encore l’innocence et la fraîcheur qui me permettront de croquer la vie à pleines dents et d’en tirer le meilleur.&lt;br /&gt;Je pourrais me dire tout ça.&lt;br /&gt;Mais à y regarder plus attentivement, mon lit de bois rustique est un peu plus loin dans la pièce et a été remplacé par un modèle des années 60, avec placage acajou vernis effet miroir.&lt;br /&gt;Sur le côté de l’armoire pend un long sac de plastique blanc contenant une robe de mariée aussi inutile que l’union qui l’a vue portée, témoin d’une erreur lointaine, depuis légitimée par un précieux bout de papier.&lt;br /&gt;Sous le bureau, des albums aux pages incomplètes, aux photos découpées dans un accès de rage ou de déception, aux protagonistes dont parfois je ne me rappelle plus le nom.&lt;br /&gt;Un mur entier est couvert de cartons remplis, reliques des déménagements successifs et d’une famille qui s’est agrandie.&lt;br /&gt;J’entends dans la chambre opposée des éclats de rire échangés et un appel récurrent : « Maman, maman ! ».&lt;br /&gt;C’est bien moi qu’on appelle, moi qui, malgré un chemin de vie des plus cahotiques, ai la chance d’être la personne la plus importante à cette heure-ci aux yeux de ces deux petits êtres.&lt;br /&gt;Alors comment me dire que la vie est cruelle et n’en garder que des regrets ?&lt;br /&gt;Elle m’a fait le plus beau cadeau qui soit, comme un pied de nez aux difficultés, &lt;strong&gt;et dans ma chambre d’enfant, devenue grande, je souris&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;a&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115499087077229900?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115499087077229900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115499087077229900' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115499087077229900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115499087077229900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/08/une-semaine-de-retour-aux-sources-leon.html' title='Une semaine de retour aux sources : leçon n°1 = Ne pas avoir de regrets'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115394771096880318</id><published>2006-07-26T22:46:00.000+02:00</published><updated>2006-07-28T01:03:02.666+02:00</updated><title type='text'>Le romantisme c'est trop d'la balle</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.cinemovies.fr/images/data/films/Pfilm84971656501197.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 209px; CURSOR: hand; HEIGHT: 191px" height="336" alt="" src="http://www.cinemovies.fr/images/data/films/Pfilm84971656501197.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Récemment je suis allée voir un film, comme rarement.&lt;br /&gt;En désespoir de cause et à défaut d’un autre, j’ai opté pour « Dance with me », avec Antonio Banderas.&lt;br /&gt;Pour résumer, c’est l’histoire vraie d’un certain Pierre Dulaine, professeur de danse de salon, qui a l’idée folle d’enseigner sa discipline à un groupe de lycéens difficiles de Manhattan.&lt;br /&gt;C’est très cliché mais son idée a marché contre toute attente et fait des petits (non il n’as pas eu de bambins avec les étudiantes).&lt;br /&gt;Oh, pas un grand film d’auteur ou qui restera dans les annales, non.&lt;br /&gt;Ni même dans ma mémoire pour très longtemps sans doute.&lt;br /&gt;Mais l’idée générale est que les choses que l’on pense parfois démodées ou d’un autre âge ne le sont pas tant que ça, surtout en ce qui concerne les rapports humains, et en l’occurrence la séduction.&lt;br /&gt;On va m’accuser d’être vieille France ou has been, mais je pense que romantique (même si la définition a été détournée) est le mot qui convient.&lt;br /&gt;Bref, nul besoin de préciser que j’ai beaucoup de mal avec les méthodes d’approche actuelles, même s’il persiste sans doute quelques rares exceptions.&lt;br /&gt;Et je suppose qu’une majorité de femmes de tous âges abonde en mon sens, même si elles ne (se) l’avouent pas toujours.&lt;br /&gt;La scène de la main de Julien Sorel décrite par Stendhal m’a plus bouleversée que n’importe quel baiser de cinéma, c’est ainsi.&lt;br /&gt;Mais il paraît que ça n’est plus ça maintenant, le Romantisme, l’Art de séduire.&lt;br /&gt;Alors évidemment, je ne pouvais résister à l’envie d’une petite analyse-traduction de texte d’un de nos grands auteurs « romantiques » contemporains, un dénommé M.Pokora, bien connu des moins de 18 ans et assez représentatif il me semble de cette nouvelle génération de grands séducteurs. Hum.&lt;br /&gt;Ah oui, la chanson s’appelle Señorita, tout un programme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'étais tranquille en train de causer&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;« Je discutais avec quelques amis de l’influence du réchauffement climatique sur la natalité des bébés phoques»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;Quand cette pure beauté est passée&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;(Ca se complique là) : « Lorsque cette magnifique jeune femme m’est apparue »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;Sur elle j'ai bloqué&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(Alors là tout faux) : « Son immense beauté m’a laissé sans voix »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;Une vraie miss grande et métisse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Une demoiselle voluptueuse, élancée et à la peau couleur de miel »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le genre de fille livrée sans notice&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(?) « Elle me semble inaccessible, serai-je à la hauteur ? »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;Ne pas l'aborder me semble irréel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Je ne m’imagine pas ne pas lui adresser quelques mots, un sourire »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;Elle est si belle&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;(Ca c’est pas mal, on y touche pas)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Refrain :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hey, j'aimerais que tu me regardes&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;« Daignerez-vous poser votre regard océan sur mon humble personne ? »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ho, you shoot my heart señorita&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Vous avez pourtant fait chavirer mon cœur »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ha, j' partirai pas sans ton number&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Me feriez-vous l’immense faveur de me transmettre vos coordonnées postales afin que je vous fasse parvenir quelque poème inspiré de votre charme sans égal ? »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;You got my eyes in the fire {x2}&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;(Même en anglais ça veut pas dire grand chose, et deux fois en plus)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle m'a snobé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Elle n’a pas accepté cet amour infini que je lui offrais comme j’aurais offert mon âme »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Même pas un regard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«Ni même tourné ses yeux de velours vers ceux de son chevalier servant»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Je m'active avant qu'il soit trop tard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Je dois rapidement trouver le moyen de la faire changer d’opinion à mon égard »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Je la rattrape par la main&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(La voilà la fameuse main du jeune Sorel, en plus radical) « Je l’implore de rester à mes côtés »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Et confiant lui barre le chemin&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;« Et la supplie genou à terre de bien vouloir me donner une chance »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;(Refrain)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Faut qu'on s' revoie&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;« Serait-il envisageable de nous revoir dans un proche avenir ? »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Je te lâcherai pas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(Ca, ca s’appelle du harcèlement monsieur) « Nuit et jour je penserai à vous jusqu’à ce jour béni où vous me direz oui »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;(Refrain)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement ça n’est pas le genre de langage qui me fait rêver ou frissonner, tout comme le désormais traditionnel « t’es bonne » ou « j’te kiffe grave » de l’individu au jean démesurément large et à la casquette mal ajustée, assortis de vieilles baskets couleur trop-portées.&lt;br /&gt;Quelques uns ont bien tenté de rassembler les 2 genres, style « tes yeux sont aussi beaux que les ailes d’un oiseau », mais sans grand succès.&lt;br /&gt;A choisir j’opte pour le Banderas au charme fou en costume et sourire ravageur, d’une classe innée et d’un humour sans faille, qui rien qu’en tendant sa main vers vous et sans un mot vous donne envie de le suivre au bout du monde. Non je ne suis pas amoureuse.&lt;br /&gt;M’accorderez-vous cette danse ? Tango argentin enflammé ou valse viennoise grisante ?&lt;br /&gt;Nostalgique d’un temps où le respect et la courtoisie étaient monnaie courante…&lt;br /&gt;Ouah comment elle assure trop pas elle !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21757465-115394771096880318?l=aboutthirty.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aboutthirty.blogspot.com/feeds/115394771096880318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21757465&amp;postID=115394771096880318' title='48 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115394771096880318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21757465/posts/default/115394771096880318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aboutthirty.blogspot.com/2006/07/le-romantisme-cest-trop-dla-balle.html' title='Le romantisme c&apos;est trop d&apos;la balle'/><author><name>CarrieB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13744828940676009212</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SsmeQT7DK_I/AAAAAAAAAJE/T4s0f_PATbc/S220/msn0909.jpg'/></author><thr:total>48</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-115335258239056584</id><published>2006-07-20T01:33:00.000+02:00</published><updated>2006-07-27T23:46:41.816+02:00</updated><title type='text'>Internet mon amour</title><content type='html'>&lt;a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IGS/IGS348/IS240-017.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 167px; CURSOR: hand; HEIGHT: 191px" height="336" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/IGS/IGS348/IS240-017.jpg" width="242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Mon amant est un PC. Mais ça vous le saviez déjà sans doute.&lt;br /&gt;Il me permet de voyager sans bouger, d’être en contact permanent avec des gens que j’aime et qui sont loin, d’avoir une réponse immédiate à toutes mes questions les plus existentielles (mais qui chantait « ride on time ? » ou encore « comment vais-je accommoder ce rôti ? »).&lt;br /&gt;En plus il ne rote pas, ne pète pas et s’en fout bien que je ne sois pas toujours au top de ma forme.&lt;br /&gt;Certes il ne sort pas les poubelles et ne tond pas la pelouse mais ça ne saurait tarder.&lt;br /&gt;Ma
