26 juillet 2006

Le romantisme c'est trop d'la balle


Récemment je suis allée voir un film, comme rarement.
En désespoir de cause et à défaut d’un autre, j’ai opté pour « Dance with me », avec Antonio Banderas.
Pour résumer, c’est l’histoire vraie d’un certain Pierre Dulaine, professeur de danse de salon, qui a l’idée folle d’enseigner sa discipline à un groupe de lycéens difficiles de Manhattan.
C’est très cliché mais son idée a marché contre toute attente et fait des petits (non il n’as pas eu de bambins avec les étudiantes).
Oh, pas un grand film d’auteur ou qui restera dans les annales, non.
Ni même dans ma mémoire pour très longtemps sans doute.
Mais l’idée générale est que les choses que l’on pense parfois démodées ou d’un autre âge ne le sont pas tant que ça, surtout en ce qui concerne les rapports humains, et en l’occurrence la séduction.
On va m’accuser d’être vieille France ou has been, mais je pense que romantique (même si la définition a été détournée) est le mot qui convient.
Bref, nul besoin de préciser que j’ai beaucoup de mal avec les méthodes d’approche actuelles, même s’il persiste sans doute quelques rares exceptions.
Et je suppose qu’une majorité de femmes de tous âges abonde en mon sens, même si elles ne (se) l’avouent pas toujours.
La scène de la main de Julien Sorel décrite par Stendhal m’a plus bouleversée que n’importe quel baiser de cinéma, c’est ainsi.
Mais il paraît que ça n’est plus ça maintenant, le Romantisme, l’Art de séduire.
Alors évidemment, je ne pouvais résister à l’envie d’une petite analyse-traduction de texte d’un de nos grands auteurs « romantiques » contemporains, un dénommé M.Pokora, bien connu des moins de 18 ans et assez représentatif il me semble de cette nouvelle génération de grands séducteurs. Hum.
Ah oui, la chanson s’appelle Señorita, tout un programme…

J'étais tranquille en train de causer« Je discutais avec quelques amis de l’influence du réchauffement climatique sur la natalité des bébés phoques»
Quand cette pure beauté est passée(Ca se complique là) : « Lorsque cette magnifique jeune femme m’est apparue »
Sur elle j'ai bloqué
(Alors là tout faux) : « Son immense beauté m’a laissé sans voix »
Une vraie miss grande et métisse
« Une demoiselle voluptueuse, élancée et à la peau couleur de miel »
Le genre de fille livrée sans notice
(?) « Elle me semble inaccessible, serai-je à la hauteur ? »
Ne pas l'aborder me semble irréel
« Je ne m’imagine pas ne pas lui adresser quelques mots, un sourire »
Elle est si belle
(Ca c’est pas mal, on y touche pas)


Refrain :
Hey, j'aimerais que tu me regardes« Daignerez-vous poser votre regard océan sur mon humble personne ? »
Ho, you shoot my heart señorita
« Vous avez pourtant fait chavirer mon cœur »
Ha, j' partirai pas sans ton number
« Me feriez-vous l’immense faveur de me transmettre vos coordonnées postales afin que je vous fasse parvenir quelque poème inspiré de votre charme sans égal ? »
You got my eyes in the fire {x2}
(Même en anglais ça veut pas dire grand chose, et deux fois en plus)

Elle m'a snobé
« Elle n’a pas accepté cet amour infini que je lui offrais comme j’aurais offert mon âme »
Même pas un regard
«Ni même tourné ses yeux de velours vers ceux de son chevalier servant»
Je m'active avant qu'il soit trop tard
« Je dois rapidement trouver le moyen de la faire changer d’opinion à mon égard »
Je la rattrape par la main
(La voilà la fameuse main du jeune Sorel, en plus radical) « Je l’implore de rester à mes côtés »
Et confiant lui barre le chemin« Et la supplie genou à terre de bien vouloir me donner une chance »

(Refrain)

Faut qu'on s' revoie« Serait-il envisageable de nous revoir dans un proche avenir ? »
Je te lâcherai pas
(Ca, ca s’appelle du harcèlement monsieur) « Nuit et jour je penserai à vous jusqu’à ce jour béni où vous me direz oui »

(Refrain)

Personnellement ça n’est pas le genre de langage qui me fait rêver ou frissonner, tout comme le désormais traditionnel « t’es bonne » ou « j’te kiffe grave » de l’individu au jean démesurément large et à la casquette mal ajustée, assortis de vieilles baskets couleur trop-portées.
Quelques uns ont bien tenté de rassembler les 2 genres, style « tes yeux sont aussi beaux que les ailes d’un oiseau », mais sans grand succès.
A choisir j’opte pour le Banderas au charme fou en costume et sourire ravageur, d’une classe innée et d’un humour sans faille, qui rien qu’en tendant sa main vers vous et sans un mot vous donne envie de le suivre au bout du monde. Non je ne suis pas amoureuse.
M’accorderez-vous cette danse ? Tango argentin enflammé ou valse viennoise grisante ?
Nostalgique d’un temps où le respect et la courtoisie étaient monnaie courante…
Ouah comment elle assure trop pas elle !

20 juillet 2006

Internet mon amour

Mon amant est un PC. Mais ça vous le saviez déjà sans doute.
Il me permet de voyager sans bouger, d’être en contact permanent avec des gens que j’aime et qui sont loin, d’avoir une réponse immédiate à toutes mes questions les plus existentielles (mais qui chantait « ride on time ? » ou encore « comment vais-je accommoder ce rôti ? »).
En plus il ne rote pas, ne pète pas et s’en fout bien que je ne sois pas toujours au top de ma forme.
Certes il ne sort pas les poubelles et ne tond pas la pelouse mais ça ne saurait tarder.
Mais plus que tout il me permet de faire de belles rencontres, de celles qu’on ne ferait jamais dans la «vraie vie » et desquelles il serait vraiment dommage de passer à côté.
J’en ai fait plusieurs depuis la création de ce blog, et ces deux derniers jours j’ai eu la chance de passer du virtuel au réel avec trois d’entres elles (rencontres, hein, parce qu’il y avait un garçon dans le tas, oui oui MisterE) et de l’improbable au possible avec une autre (rencontre, toujours, c’est encore un môssieur).
Je vais vous parler de cette dernière pour commencer.

Il était une fois une jeune femme qui était transportée par la peinture de Dali comme d’autres par de la musique techno (non je ne danse pas devant les tableaux, c’était une image).
Cette jeune femme achète des lithos de Dali et en accroche plein ses murs, en rêvant de devenir un jour la Gala d’un artiste, et en regrettant de ne pas avoir pu connaître, respirer, approcher, regarder peindre ou créer le grand Salvador.
Il est des artistes qui savent toucher notre sensibilité en plein cœur, saisir l’indicible et caresser notre âme…
Lors de ma première incursion à la célèbre Imagerie d’Epinal, dans mes Vosges natales, j’ai immédiatement eu un gros coup de cœur pour les œuvres d’un certain Antonio Gacia, aux esquisses si merveilleusement familières, et ai fait au fil de mes visites l’acquisition de certaines de ses créations, soigneusement accrochées elles aussi aux murs de ma maison.
Dans mon avant dernier article, cette chaîne qui a tant fait parler d’elle, une question abordait mon dernier tableau accroché, et c’est fort logiquement que j’avais répondu par « Tsunami » du fameux Antonio.
Suite à cette note, il se trouve qu’il y a quelques jours j’ai eu la très agréable surprise de trouver dans ma boîte mail un message très gentil dudit Antonio, pas une blague, hein : le vrai.
Et, preuve que les miracles virtuels existent, nous avons échangé d’autres mails depuis, avec beaucoup de plaisir et de respect mutuel, et d’autres vont suivre encore.
Aujourd’hui il m’a envoyé une de ses dernières créations qui s’intitule "La femme", qui est tout simplement divine et que vous pouvez retrouver , avec bien d'autres.
Alors si vous me lisez, cher Antonio (oui, en plus il a bien aimé mon blog, si, si), merci de votre amitié et non, je ne suis pas une groupie (enfin presque).

Restons dans l’Art et découvrons notre invitée suivante : la pétillante Stefie, blogueuse luxembourgeoise d’origine lorraine (tiens donc !) et hilarante dessinatrice à ses heures.
Je l’ai accueillie en soirée étape barbecue & bed & breakfast & MacDo de ses vacances-tour de France et nous avons passé de bons moments ensemble, dont une soirée bien arrosée et deux ballades fastidieuses !
Une parce qu’il faisait nuit et qu’on a fait un certain nombre de kilomètres sans s’en rendre compte (elle suivait immédiatement la soirée alcoolisée) en papotant, l’autre parce qu’il faisait à peu près 50°C à l’ombre et que j’avais des talons dans une ville toute de pavés sertie.
S’ensuivit le repas au « nourriture rapide » sus-cité, où Stefie (ben si fallait bien que je le dise) a explosé 2 grandes boissons gazeuses au cola moitié par terre/moitié sur elle, alors que c’est à moi que ça arrive d’habitude ce genre de mésaventures (remarque que je n’ai pas parlé de ta chute de chaise sur la terrasse, y a des choses qui restent entre nous quand même).
Bref, j’ai découvert quelqu’un de drôle, sensible et attachante que j’aurai grand plaisir à revoir.
Rendez-vous début août pour son retour au bercail et la parution de ses dessins de voyage sur son blog…

Last but not least, comme on dit chez moi, je les mets ensemble parce qu’ils sont arrivés ensemble, au terme d’un périple que je qualifierais d’épique et qui leur a fait traverser les pires épreuves (pantalon qui colle au séant, ville fantôme sur viamichelin, mauvais guidage dû à mon sens de l’orientation légendaire, entre autres) pour arriver jusqu’à moi, desséchés et épuisés.
Eh oui, CarrieB se mérite, que voulez-vous (oh, ça va j’ai le droit de pas être modeste 2 secondes).
Bref, je veux parler bien entendu de ma Fée pas cabossée du tout et de l’indomptable MisterE (on dirait presque une annonce de cirque, dites donc : Mesdâââmes et Messssssssieûrs…).
N’empêche ils chevauchent des chevaux à deux roues qui font plein de bruit et qui mangent pas d’avoine…des motos ça s’appelle je crois, je m’en suis pas approchée, on sait jamais…
La jolie fée a un beau sourire et un grand cœur, mais là je ne vous apprends rien.
Pas de mauvaise surprise : elle ne triche pas et est fidèle à l’image que je m’en étais faite, fidèle à ce qu’elle exprime sur son blog, à ses sentiments, à ses amis…
Une femme qui se mérite (aussi) et que j’ai la chance de connaître (et c’est que le début).
Quant à MisterE, le vrai, le tatoué, le piercé, le bad boy, je pense qu’il préfère garder un certain mystère pour ses nombreuses fans, mais bon y a un truc qu’il faut que dise quand même (ben si, quoi, le lecteur attend du scoop !) :
MisterE…était beaucoup plus timide que ce que je m’imaginais, et il ne parle pas en langage texto, non, il sait faire des phrases compréhensibles avec sujet-verbe-complément et tout et tout !
Voilà, c’est dit, maintenant débrouillez vous avec ça et arrêtez de me harceler de questions !

Je dis merci à Internet, pour ces rencontres qui m’ont fait passer de très bons moments ces derniers jours et découvrir de belles personnalités, et pour celles à venir tout aussi prometteuses…

13 juillet 2006

De l'Espace et du Temps

S’il est un défaut que j’avoue facilement, c’est ma difficulté à me repérer dans l’espace/temps terrien, oui parce que sur ma planète…
Pour ce qui est de l’espace, les plus machos auront déjà pensé qu’il est universellement reconnu qu’une majorité de femmes n’ont pas d’aptitude au quadrillage des lieux et à la mémorisation géographique des objectifs.
Possible : une histoire de cerveau gauche plus développé.
Toujours est-il que je m’étais acheté une voiture d’une couleur inhabituelle (tangerine, ça vous en bouche un coin, hein ?) pour plusieurs raisons, dont celle non négligeable de pouvoir la retrouver facilement au milieu de centaines d’autres sur un parking.
Parce qu’il m’est arrivé plus souvent qu’à mon tour d’essayer vainement d’ouvrir les portières de voitures qui n’étaient pas la mienne, avec en apothéose la fois où l’une de ces voitures clones était déjà occupée.
Je m’en suis sortie avec le regard « sale voleuse » que j’ai déjà senti s’appesantir sur moi lorsque je bipe à l’entrée des boutiques.
Je m’égare un peu mais ça m’arrive relativement souvent à cause d’antivols « oubliés » sur du maquillage ou pire encore dans les coutures de mon sac à main !
Alors que j’entre dans ledit magasin, comment peut-on me soupçonner d’y avoir volé quelque chose ??!!
Enfin, passons.
Etourdie ? me direz-vous.
Oui, sans aucun doute, mais si mon sens de l’orientation existait, il n’en serait pas ainsi.
J’hésite à partir à l’aventure sans avoir préalablement préparé l’itinéraire, voire été en mission de repérage (bonjour l’aventure), surtout avant un rendez-vous.
A ce propos, une anecdote récente : je devais rencontrer un universitaire dans une université (ça paraît logique) que je ne situais pas du tout.
Heureuse d’avoir trouvé l’endroit et d’être à l’heure, je lui passe un coup de fil depuis le hall d’entrée pour savoir vers quel bureau me diriger.
Au fur et à mesure de ses explications, a priori simples, je me perdais dans les méandres du bâtiment.
Il a fini par me dire de ne plus bouger et envoyer des étudiants à ma rencontre, que je ne voyais pas venir.
Une somme de quiproquos et incompréhensions pour finir par se rendre compte que nous n’étions pas dans le même établissement. Hum.
Une heure de télé-guidage, demi-tours et arrachage de cheveux plus tard, j’arrivais la tête baissée et avec une crédibilité bien entamée…
Et si en plus l’espace se met à bouger, comme l’affirme E.Triolet (« le temps n’est que l’activité de l’espace »), les choses se compliquent avec la notion de temps.
Mettez moi sur une île déserte et laissez moi ne jamais avoir besoin de ce genre de repères.
J’en suis à un point où c’est l’obscurité qui m’indique le passage d’un jour à un autre.
Etourdie ascendant insomniaque, j’oublie souvent d’aller me coucher.
Je dois avoir un rythme biologique décalé par rapport au commun des mortels, qui me fait par exemple envisager de cuisiner un repas gastronomique à une heure avancée de la soirée et à laquelle l’idéal face à des enfants affamés serait d’ouvrir une boîte.
Je suis capable de faire une activité plusieurs longues heures d’affilée sans boire ni manger (appelez-moi Bouddha) jusque tard dans la nuit (ou tôt le matin). Vous aussi ?
Même quand il s’agit juste de préparer des décorations pour une fête d’anniversaire ou de faire du ménage ? (oui je sais, là c‘est maniaque en plus).
Les heures de rendez-vous à respecter m’angoissent (surtout au garage ou à la banque) et ne sont d’ailleurs que rarement respectées.
L’exemple le plus évident reste mes journées shopping, où je suis capable de passer plus d’une heure par magasin de peur de passer à côté de la perle rare ou à hésiter entre deux articles presque similaires.
Ou encore lorsque je joue avec mes enfants, et que plus rien d’autre n’existe.
Je hais le temps, donc je l’ignore.
Il me nargue, il m’appelle, il se moque.
Ce temps qui fait des ravages aux cœurs et aux corps, ce temps qui nous file entre les doigts et qui manque toujours, ce temps postulat cyclique et fictif…
"Le temps et l’espace sont infinis, et pourtant on n’en a jamais assez."
C. Thomson

10 juillet 2006

Enchaînée

Suite à la tradition « lundi c’est chaînes » présente chez jid, je me suis enfin décidée à rejoindre le mouvement en répondant à sa dernière chaîne.
Une grande première, mais surtout une façon légère et amusante de vous dévoiler d’autres aspects de ma, ô combien complexe, personnalité…

Mon juron préféré en voiture
« p***** mais quel c**, attends le prochain feu que je te fume au démarrage ! »
Je suis d’un naturel serein, poli et non violent, mais tout le monde a ses limites (même Zidane)

Mes chaussures favorites
La pièce la plus chère de ma garde-robe : une paire de bottines en vipère, avec plusieurs nuances de brun, et comme moulées sur mesure pour mes petits pieds.
Une paire que je ne me serais jamais payée si je n’avais pas gagné un bon d’achat dans ce magasin chic…

L’odeur qui m’émeut le plus
Celle des produits M*stela, qui sentent le bébé propre et arrivent à rendre nostalgique n’importe quelle maman

Ce que je fais quand je ne fais rien
Rien. Non en fait je ne sais pas car ça ne m’arrive jamais

Ce que je voudrais dire à mon père
« Malgré tout je t’aime », mais ça j’y arriverai jamais

Ce que j’écoute en boucle dans mon I-Pod
Je n’ai pas d’I-Pod, j’habite dans une contrée reculée, mais ça va du Roi Dagobert aux Black Eyed Peas, de Gwen Stefani à Placebo et d’Indochine à Depeche Mode entre autres.

Ma recette de grand-mère
Je n’ai pas eu la chance de connaître ma grand-mère («oooh, bichette», comme on dit ici avec la tête légèrement inclinée sur le côté), mais ma maman m’en a transmis quelques unes.
Et notamment celle des bananes écrasées arrosées de jus de pamplemousse pressé (et de beaucoup d’amour) en cas de baisse de tonus ou de moral.

La dernière fois que j’ai pleuré
Je ne pleure pas souvent, mais là il se trouve que c’était aujourd’hui, à la lecture d’un certain commentaire sur mon dernier article

Je me regarde dans la glace et je me dis
« Carrie, faut vraiment que tu fasses quelque chose là »

Mon dernier tableau accroché
J’adoooore les tableaux et la peinture, particulièrement celle de Dali, mais c’était une magnifique image d’Epinal signée Antonio Gacia et intitulée « Tsunami »

Mon luxe dans la vie
Travailler moins pour passer du temps avec mes enfants

Je pourrais y passer des heures
Surfer sur la blogosphère : je n’ai aucune notion de temps, j’en reparlerai sans doute prochainement

Au petit déj. je ne pourrais me passer de
Jus d’orange. Les tartines de Miamtella sont réservées aux WE et vacances !

La dernière fois que j’ai trop bu
Il y a 15 jours, mes voisins ont déménagé et on a voulu fêter leur nouvelle maison autour d’un barbecue. Je leur ai laissé une belle image de moi en terminant endormie aux toilettes.

Ce que je n’ai jamais osé faire
Je n’ai peur de (presque) rien, alors c’est difficile…Sortir de chez moi ? Parler à des gens ?
Ou pire, sauter à l’élastique ?

Je ne suis pas superstitieuse, mais
Je savais bien que je n’aurais pas dû inviter 13 gamins pour la fête d’anniversaire de ma fille

Mon coupe-faim idéal
J’aimerais le trouver, et de préférence avant que les dégâts soient irréversibles

Mon couple mythique
Je m’intéresse aux gens torturés, aux affaires d’état et aux destins tragiques, donc on va dire le couple Marylin/JFK

Pour un dîner idéal, je réunirais
Einstein, Freud, De Vinci d’un côté, et de l’autre Gad Elmaleh, un strip-teaser et un chef pâtissier.
Après l’effort (de compréhension), le réconfort (de tous les sens)

Mon vœu le plus cher
« La paix dans le monde »…ah non, ça c’est le discours que j’ai préparé pour la cérémonie de Miss France.
La santé pour ceux que j’aime, ça serait déjà pas mal.

A vous de suivre ou ne pas suivre sur vos blogs respectifs…

09 juillet 2006

Toi...

Tu as le cœur sur la main et donnerais tout ce que tu as pour remplacer des larmes par un sourire.
Tu es si sensible qu’un rien te tourmente et te contrarie, et tu pleures pour les pleurs des autres.
Tu as du charme et tu le sais, quand tu joues de tes longs cheveux châtains et de tes beaux yeux bleus.
Tu bouges ton corps avec grâce et rythme au son de la musique et plus rien d’autre n’existe.
Tu as la curiosité intelligente des grands esprits.
Tu es brillante, dans tous les sens du terme.
Tu dramatises la moindre atteinte de ta chair.
Tu as la maturité de celles à qui l’on en demande trop.
Tu cherches dans mon regard des réponses à tes questions, et les trouve la plupart du temps.
Tu as ce rire merveilleux que je n’ai pas ou plus, ce rire communicatif parfois interminable.
Tu débordes d’imagination et sais t’inventer des mondes où les papillons roses côtoient les étoiles scintillantes et les fleurs odorantes.
Tu chantes en permanence, chansons connues ou composées de toutes pièces : le silence te pèse.
Tu souris de ta bouche, de tes yeux et de ton âme.
Tu te pares de bijoux, de foulards et de paillettes à la moindre occasion.
Tu es un rayon de soleil et illumine les lieux de ta présence, et ma vie aussi.
Tu sais trouver les mots ou les grimaces qui me redonnent le sourire.
Tu sais me dire «je t’aime» quand j’en ai besoin ou quand je m’y attends le moins.
Tu en veux toujours plus mais n’insiste pas quand je freine tes ardeurs.
Tu es d’une patience d’ange, et d’un respect inaltérable.
Tu as peur de tout parce que je n’ai peur de rien.
Tu fuis la vulgarité et la violence sous toutes leurs formes.
Tu veux croire en la bonté de l’être humain.
Tu es toujours partante, même pour chambouler ta vie en deux temps trois mouvements.
Tu rebondis toujours, quels que soient les changements.
Tu es gourmande, de chocolat et de vie.
Tu désespères de ne pas te souvenir de tes rêves au matin.
Tu me rends fière aux larmes plus souvent qu’à ton tour.
Tu prends sous ton aile les plus petits et les laissés pour compte.
Tu t’émerveilles de tout, de la rosée du matin à la luciole du soir.
Tu te prétends malade quand je le suis.
Tu me parles de ce jour où tu auras ta jolie maison et toujours une place pour moi.
Tu me brises le cœur quand je dois me fâcher.
Tu es née sous les feux d’artifice de la fête nationale.
Tu veux que je t’explique tout, tout de suite et pas quand tu seras grande.
Parce que tu es grande.
Tu vas déjà avoir 5 ans.
Bon anniversaire ma chérie.

06 juillet 2006

Envoie "STUPIDE" au 8 loose loose

On aimerait tous, à un moment ou un autre de notre vie, avoir des réponses immédiates à nos questions.
La liberté offre des choix qui souvent nous torturent.
Parfois des choix capitaux, aux tournants de nos vies (rester ou partir ?), et parfois des choix de rien du tout (robe rouge ou tailleur noir ?).
Au 19ème siècle, Bernard Shaw constatait déjà que « liberté implique responsabilité : c’est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent, et Gide que « choisir c’est se priver du reste ».
En tout état de cause notre société de consommation accentue encore le phénomène en démultipliant les options avec une suroffre de produits et services disponibles, même sans avoir à bouger autre chose que ses petits doigts.
Comment choisir ?
Il est des personnes qui ont depuis longtemps flairé la niche (comme on dit en marketing) : gourous, voyants, tarologues et autres liseurs de bonne aventure dans la raie des fesses (si, si, ça existe).
Mais la palme de la décision sous-traitée revient incontestablement à ces sociétés qui exploitent les doutes et angoisses des ados boutonneux-appareils dentairés-titulaires de téléphones portables (cible visée, mais non exhaustive).
Aux tréfonds de la bêtise humaine, dans l’abîme de la stupidité et aux entrailles de la cupidité se trouvent les 81212 et consorts (en un seul mot).
Pour ceux qui auraient la chance d’habiter suffisamment loin pour avoir échappé à leurs publicités radiophoniques ou télévisuelles formatées, petit rappel : une voix niaise le plus souvent féminine incite l’auditeur/téléspectateur psychologiquement fragile à envoyer un mot-clé par SMS (texto surtaxé) pour recevoir en retour immédiat la réponse dont il a besoin ou envie.
Réponse « vue » dans le futur (ou même le passé) par un ordinateur drôlement fort pour deviner ça tout seul ( quoi qu’avec de l’aide ça resterait tout de même exceptionnel).
Au sacrifice de quelques minutes et de plusieurs poignées d’euros invisibles (puisque pris sur le forfait prépayé), il est désormais possible de planifier sa vie entière grâce à ces « prédictions ».
Pour commencer, envoyons JADIS, pour savoir qui nous étions dans une vie antérieure : rien de tel que connaître ses racines pour bien démarrer dans la vie.
Sauf quand on vous annonce que vous avez été Judas, puis une prostituée assassinée par Jack l’Eventreur, avant d’avoir été un flic véreux descendu par la mafia.
Allez, passons l’éponge et envoyons SOLO pour connaître le jour exact de la rencontre avec la chaussure de notre pied.
Pas intérêt à attraper une gastro ce jour là ou à se trouver sur Uranus (sans mauvais jeu de mots) sous peine de rater le coche.
Une fois la personne trouvée, envoyons FIEVRE pour connaître le pourcentage de compatibilité amoureuse de nos prénoms.
Parce qu’autant vous dire d‘entrée de jeu que les David et les Sonia ça colle pas, tout comme les Christelle et les Jean-François, les Laetitia et les Serge…(toute ressemblance avec des personnes réelles étant bien entendu volontaire).
D’où l’utilité de demander le prénom tout de suite, histoire de ne pas perdre de temps.
Une fois passée cette étape, envoyons RICHE, histoire de savoir si nous pourrons nous les payer, ce grand mariage et ce voyage de noces aux Seychelles.
Si la réponse est « oui », autant prendre un crédit à la consommation illimité dès maintenant : 20% d’intérêts, mais comme c’est juste en attendant le gros lot…
Passons aux choses sérieuses, une fois mariés se pose le problème de la descendance : envoyons donc ENFANTS pour en connaître le nombre et calculer ainsi la surface utile de la future maison.
Sauf que quand la réponse est 4 et qu’on a 63 ans et qu’on est vieille fille ça paraît un peu compromis, a priori.
De même que si la réponse est 1 et qu’on en déjà 2, on peut s’interroger sur le sort du 2ème…
Pour le choix de la tapisserie des chambres d’enfants, envoyons SEXE pour savoir s’il s’agira d’une fille, d’un garçon ou d’un chien.
Dans la foulée tapons PRENOM pour éviter cette tâche et commencer paisiblement à broder les bavoirs.
En cas de divorce (ça reste une éventualité, mais tout est prévu), envoyons immédiatement SUIVANT pour avoir le prénom de la prochaine rencontre-coeur-qui-bat.
Et recommencer le processus.
Une fois cette vie bien remplie, en ultime planification, n’oublions pas d’envoyer TREPAS pour obtenir la date du certificat de décès et choisir la découpe du cercueil et le tissu du capiton.
Comment ça, c’est demain ?
Je vous laisse, j’ai des papiers à faire en urgence là.